lundi 1 juin 2015

Myriam Ségal : Le contrôle abusif d’Hydro-Québec

28 mai 2015 – Source : FM 93 – émission Bouchard en parle

Myriam Ségal discute avec Sylvain Bouchard du contrôle abusif d’Hydro-Québec

Émission : Bouchard en parle

Titre : MYRIAM SÉGAL : Le Juge Pidgeon veut améliorer le système de justice – PKP « harcelé » ! – Le contrôle abusif d’Hydro-Québec

Intervenants : Myriam Ségal et Sylvain Bouchard

> Écouter l’émission en ligne sur le site du FM 93 (trouvez la séquence de l’émission sur Hydro : 4:30)

Vérificatrice Générale : Aberrations d’Hydro-Québec!

28 mai 2015 – Source : FM 93, émission Bouchard en parle

Sylvain Bouchard discute avec Jean Lapierre à propos d’Hydro-Québec et du rapport de la vérificatrice Générale.

Émission : Bouchard en parle

Titre : JEAN LAPIERRE : Le Cimetière de Guy Laliberté – Couillard rencontre le Pape durant… 45 secondes ! – Vérificatrice Générale : Aberrations d’Hydro-Québec ! – Réplique de Marcel Aubut

Intervenants : Jean Lapierre et Sylvain Bouchard

> Écouter l’émission en ligne sur le site du FM 93 (voir le segment sur Hydro à 4:55)

Hydro a vendu une turbine de 79 million$ pour 75 000$

9 mai 2015 – Source : FM 98.5, émission Montréal Maintenant, avec Paul Houde

Émission : Montréal Maintenant

Titre : Chronique de Paul Journet: bilan de la semaine de Coderre | Retour sur la turbine d’Hydro

Intervenants : Paul Houde

> Écouter l’émission en ligne sur le site du FM 98.5 (voir segment sur Hydro à 6:30)

Gentilly-2: Hydro refile une turbine faite sur mesure de 79 M$ à un ferrailleur pour 75 000$

27 mai 2015 – Source : FM 98.5, émission Dutrizac l’après-midi

Benoît Dutrizac s’entretien avec la vérificatrice générale du Québec Guylaine Leclerc.

Émission : Dutrizac, l’après-midi

Titre : Gentilly-2: Hydro refile une turbine faite sur mesure de 79 M$ à un ferrailleur pour 75 000 $ ! La VG est avec nous.

Détails : Guylaine Leclerc, VG du QC.

Intervenants : Benoît Dutrizac

> Écouter l’émission en ligne sur le site du FM 98.5

Des primes généreuses pour les cadres d’Hydro-Québec

31 mai 2015 – Source : Journal de Montréal

Le PDG pourrait encaisser jusqu’à 140 000 $ en primes de rendement

Alors que les clients résidentiels d’Hydro-Québec subissent depuis avril une augmentation de 2,9 % des tarifs d’électricité, les cadres et hauts dirigeants de la société d’État se sont partagé la rondelette somme de 22,8 M$ en primes, a appris Le Journal.

Le retour des primes de rendement aux gestionnaires des grandes sociétés d’État a visiblement été payant pour les dirigeants d’Hydro-Québec. En effet, un tableau obtenu via une demande d’accès à l’information révèle que 1635 cadres de la société se sont partagé pas moins de 17,9 M$ en primes, alors que 133 cadres de direction et hauts dirigeants ont pigé dans une enveloppe de 4,9 M$. Au final, 1768 personnes ont pu se prévaloir de la mesure.

Hydro-Québec, qui s’est fait taper sur les doigts la semaine dernière par la vérificatrice générale pour avoir liquidé une turbine neuve de 79 M$ au coût de 75 000 $, a refusé de ventiler ces données.

Il a toutefois été possible d’apprendre que le président-directeur général de la société peut aller chercher jusqu’à 30 % en primes de rendement. Le salaire de ce dernier étant de 469 188 $ en date du 31 décembre 2014, selon le rapport annuel, il est permis de croire que la tête de l’organisation empochera une «rémunération incitative» de plus de… 140 000 $.

Jusqu’à 30 %

Les 1635 cadres d’Hydro-Québec pourront quant à eux obtenir une prime allant jusqu’à 15 % des revenus, selon le rendement. Ce nombre peut monter à 20 % pour les 133 cadres de direction et hauts dirigeants, 30 % dans certains de ces derniers cas.

«Il est important de souligner que la rémunération incitative est une pratique de rémunération largement répandue dans les sociétés à vocation commerciale. Elle contribue à mobiliser les cadres sur des objectifs précis. Sans atteinte des objectifs, il n’y a pas de versement», précise le porte-parole de l’organisation, Serge Abergel.

Quatre sociétés

Rappelons que les primes de rendement versées aux gestionnaires des sociétés d’État avaient été éliminées en 2010 par l’ex-ministre des Finances Raymond Bachand, dans sa quête de l’équilibre des finances publiques. En avril dernier, le gouvernement Couillard ramenait ces rémunérations supplémentaires, rétroactivement à 2014, avec le projet de loi 28, adopté sous le bâillon.

En plus d’Hydro-Québec, trois autres sociétés sont visées par cette mesure, soit Loto Québec, la Société des alcools du Québec et Investissement Québec. Pour y avoir accès, ces sociétés doivent atteindre ou dépasser des cibles de revenu net établies.

Dans le cas d’Hydro-Québec, cette «rémunération incitative» est versée au personnel-cadre pour «l’atteinte des objectifs de 2014», peut-on lire dans le document obtenu par Le Journal. Ces allocations devenaient possibles si la société atteignait ou excédait un résultat net de 3,05 milliards de dollars. Or, Hydro-Québec a annoncé des profits records de 3,38 milliards de dollars pour 2014.

«C’est en hausse de 438 M$ comparativement à 2013. Ce résultat est attribuable au solide rendement de l’entreprise sur tous ses marchés, conjugué à une saine gestion des charges d’exploitation. Les marchés hors Québec ont contribué à hauteur de 814 M$ au résultat, une progression de plus de 30 % par rapport à 2013», a tenu à préciser M. Abergel.
Généreuses primes

1635 cadres : 17,9 M$
133 hauts dirigeants : 4,9 M$

Total

1768 cadres récompensés : 22, 8 M$

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À tout le monde, à personne

31 mai 2015 – Source : Journal de Montréal

Hydro-Québec a pris une turbine qu’elle avait achetée 79 millions et l’a revendue 75 000 $.

Aucun individu sensé ne ferait ça. On magasinerait, tenterait de trouver la meilleure offre possible, celle qui nous fait perdre le moins d’argent.

Mais la société d’État, elle, n’a pas hésité une seconde.

«Tu me donnes 75 000 $? O.K., prends-la, je te la donne…»

Qu’importe si le Québec a perdu 78 925 000 $ dans cette transaction.
Subventionnés par l’État, nos comiques préfèrent se moquer des chroniqueurs qui dénoncent le gaspillage

Au moins, Hydro n’a plus la turbine sur les bras. Elle pourra passer à un autre dossier – comme l’achat d’énergie éolienne alors que nous nageons en plein surplus.

Votre argent au travail

Pourquoi Hydro a agi de la sorte?

Parce que les 79 millions de dollars dépensés originalement étaient de l’argent public. Et que l’argent public appartient à tout le monde, donc à personne.

Ce sont des chiffres alignés sur du papier. Des signes abstraits, qui n’ont aucune valeur et ne veulent rien dire.

«L’argent public n’existe pas, c’est l’argent des contribuables, répétait Margaret Thatcher. L’État n’a aucune autre source d’argent que l’argent que les gens gagnent eux-mêmes.»

Elle disait aussi: «Le problème, avec le socialisme, c’est que tôt ou tard, vous êtes à court de l’argent des autres…»

L’ancien président français Georges Pompidou en avait sorti une autre, encore plus croustillante, qui devrait être affichée à l’entrée de tous les organismes publics du Québec…

«Comment se ruiner? Par le jeu? C’est le plus rapide. Par les femmes? C’est le plus agréable. Par les technocrates? C’est le plus sûr.»

Coluche, lui, était plus vulgaire: «S’il y avait un impôt sur la connerie, l’État s’autofinancerait…»

Ce ne sont pas nos humoristes qui sortiraient des phrases de ce genre. Subventionnés par l’État, nos comiques préfèrent se moquer des chroniqueurs qui dénoncent le gaspillage.

La dette? Bof, ça n’existe pas, un épouvantail brandi par la méchante droite.

Ce n’est qu’un début, continuons de dépenser, camarades…

Brûler le verger

«En finançant les dépenses publiques actuelles par la dette, nous sommes, en fait, en train de couper les pommiers pour en faire du bois de chauffage, réduisant ainsi le rendement du verger pour toujours», disait l’économiste américain James McGill Buchanan.

C’est ce qu’a fait Hydro en bradant la turbine de Gentilly-2. Elle a pris 79 millions de dollars d’argent public et l’a jeté dans le feu.

Tout ça en haussant les épaules, bien sûr.

Et hop! Des millions investis en pure perte dans des projets informatiques qui ne vont nulle part. Et hop! Les régimes de retraite en or.

Et pendant ce temps, il n’y a plus de cours d’économie à l’école. Les jeunes grandissent dans une ignorance totale des rouages les plus élémentaires de notre système économique.

Comme m’a lancé la présidente de l’ASSÉ, à LCN:

«La dette du Québec s’élève à combien? Euh…»

Analphabète économique et fière de l’être.

De toute façon, les chiffres, hein… On peut leur faire dire n’importe quoi, alors.

Bof

La vérificatrice générale passe les chiffres au crible et hurle. L’État s’excuse et jure qu’on ne l’y prendra plus.

Puis le cirque recommence.

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Le grand méchant loup électromagnétique

31 mai 2015 – Source : La Presse

(Québec) «Il y a quelques [mois], nous avons reçu une lettre d’Hydro-Québec, qui nous informait que notre secteur allait bientôt recevoir les compteurs «intelligents». Au cours des deux ou trois dernières années, il s’est écrit beaucoup de choses sur l’innocuité et la fiabilité de ces nouveaux appareils de lecture à distance. Certains citoyens n’y voient aucun problème. D’autres, au contraire, se plaignent, à tort ou à raison, de divers problèmes de santé. Pourriez-vous faire le point?» demande Pierre Mercier, de Québec.

Ça tombe bien, puisque Laurent Aubé, lui aussi de Québec, nous envoie essentiellement la même question: «Je prends l’initiative de faire appel à vos intéressantes rubriques scientifiques pour me rassurer de la sécurité des antennes de téléphones cellulaires, installées sur le toit de notre résidence de six étages. Ces rayons sont-ils absorbés par les murs de ciment, de sorte qu’à l’inverse du carré de la distance, nous serions mieux protégés au rez-de-chaussée qu’au sixième étage?»

Il s’agit là d’une question à laquelle nous avons déjà répondu dans cette rubrique, mais, l’actualité étant ce qu’elle est, ces histoires ressurgissent périodiquement sur les radars médiatiques et continuent de semer (bien inutilement) l’inquiétude. Alors, revenons-y, puisqu’il le faut…

Les radiofréquences ou les micro-ondes grâce auxquelles les cellulaires et les compteurs intelligents communiquent sont des «ondes électromagnétiques», c’est-à-dire de l’énergie électrique et magnétique qui se propage dans l’espace un peu comme une vague à la surface de l’eau. Et il n’y a rien là, en soi, de bien exotique: la lumière que nos yeux perçoivent et les infrarouges que le corps humain irradie en permanence à cause de sa température sont d’autres exemples d’ondes électromagnétiques.

Certaines de ces ondes, disons-le, sont connues pour avoir un effet cancérogène – nommément les ultraviolets, les rayonsX et les rayons gamma (émis par la radioactivité). Ces trois types de rayonnement, en effet, transportent une énergie particulièrement intense, à tel point qu’ils sont capables d’arracher des électrons aux atomes et de briser les liens chimiques qui tiennent ensemble les atomes d’une molécule. Dans une cellule, cela peut endommager directement l’ADN, ou bien produire des radicaux libres qui vont réagir chimiquement avec le matériel génétique – ce qui, à terme, peut dérégler une cellule saine et la transformer en cellule cancéreuse.

Pas assez d’énergie

Cela dit, cependant, les ondes émises par les cellulaires, leurs tours et les compteurs d’Hydro-Québec ne contiennent pas assez d’énergie pour cela – elles sont grosso modo un million de fois moins énergétiques. Or, il est généralement admis qu’il faut une forme ou une autre de dommage à l’ADN pour qu’une tumeur apparaisse, et les cellulaires/tours n’en causent manifestement pas.

Maintenant, on peut toujours imaginer qu’il y a d’autres manières par lesquelles les ondes électromagnétiques pourraient causer le cancer. Et, pour tout dire, il est vrai que, d’une part, on ne sait pas tout, et que, d’autre part, il existe des facteurs hors de l’ADN qui peuvent favoriser l’apparition de cancers – en encourageant la croissance des tumeurs, par exemple.

Mais voilà, on a fait des tonnes d’études sur cette question depuis 30 ans et on n’a toujours rien trouvé qui ressemble à une preuve d’un lien entre les radiofréquences et le cancer. Il y a bien eu l’étude Interphone, qui a fait beaucoup de bruit en 2010 parce que c’était la plus grande jamais entreprise. En comparant l’usage du cellulaire chez un groupe de gens ayant un cancer du cerveau et un autre de sujets sains (5000 personnes au total), cette étude a trouvé: 1) que, dans l’ensemble, il n’y avait aucun lien entre le cancer du cerveau et l’utilisation du cellulaire, mais que 2) les 10 % qui parlaient le plus longtemps sur leur téléphone portable semblaient avoir un risque 1,4 fois plus grand de développer un gliome – une forme de cancer du cerveau. Quelques mois plus tard, d’ailleurs, l’Agence internationale de recherche sur le cancer (à l’origine d’Interphone) avait classé les radiofréquences comme «possiblement cancérogènes».

Les activistes qui s’opposent au déploiement des compteurs intelligents font grand cas de cette catégorisation. Or elle ne signifie rien de plus que dans l’état actuel des connaissances, il demeure possible qu’un risque existe, mais que le niveau de preuve est faible. En outre, l’étude Interphone a été critiquée pour des biais probables qui ont pu en fausser les résultats, et une analyse plus fine a trouvé par la suite que les endroits dans le cerveau où les gliomes avaient été décelés n’étaient (statistiquement) pas ceux qui étaient les plus exposés aux radiofréquences.

Aucune preuve

En outre, de manière générale «les études sur des cellules, des animaux et des humains n’ont jusqu’à présent fourni aucune preuve montrant que l’énergie des radiofréquences peut causer le cancer», lit-on sur la page Web (très complète et éclairante, d’ailleurs) que consacre l’Institut américain sur le cancer à cette question. Mentionnons aussi que malgré l’augmentation fulgurante de l’usage du cellulaire et du nombre de tours depuis le début des années 90, des études menées aux États-Unis et en Scandinavie n’ont trouvé aucune hausse des cancers du cerveau dans ces pays.

Enfin, bien qu’un certain nombre de gens attribuent aux radiofréquences toutes sortes de symptômes (habituellement très génériques), il faut aussi savoir que des études menées en laboratoire, où des «électrosensibles» étaient exposés à des ondes électromagnétiques, n’ont pas réussi à déclencher leurs symptômes. Cela ne veut pas dire que leurs souffrances ne sont pas réelles, mais il est très douteux qu’elles soient causées par des cellulaires, des tours ou des compteurs.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site de La Presse