samedi 23 mai 2015

Encore des profits records pour Hydro-Québec

23 mai 2015 – Source : La Presse

Par : Hélène Baril

Rares sont les entreprises qui minimisent leur performance financière, mais Hydro-Québec est de celles-là. La société d’État a fait part hier d’un profit de 1,78 milliard de dollars pour les mois de janvier, février et mars 2015, résultat qu’elle a qualifié de stable comparativement à l’an dernier.

En fait, il s’agit d’une hausse de 2,2% par rapport au profit du premier trimestre de l’an dernier, qui était lui-même en hausse de 30% comparativement à l’année précédente.

Grâce à un deuxième hiver glacial de suite, Hydro-Québec a donc engrangé un profit record à son premier trimestre, de loin le plus rentable de son exercice financier.

L’hiver a été encore plus froid que celui de l’an dernier, a expliqué Lise Croteau, vice-présidente, comptabilité et contrôle. Mme Croteau est aussi présidente-directrice générale par intérim depuis que Thierry Vandal a quitté l’entreprise le 1er mai dernier.

Hydro a vendu 1,4 milliard de kilowattheures de plus que l’hiver dernier. Ces ventes au Québec ont rapporté 263 millions de plus que l’an dernier, tandis que les exportations ont rapporté 16 millions de moins.

Hydro a exporté un peu plus d’électricité qu’au premier trimestre de 2014, mais à un prix un peu plus bas que l’an dernier, a précisé Mme Croteau.

En période de grand froid, le réseau ne fournit pas à la demande et Hydro-Québec doit s’approvisionner au prix courant. Ces approvisionnements ont coûté moins cher que l’an dernier, alors que le vortex polaire avait fait flamber les prix de l’énergie dans le nordest du continent.

Hydro a exporté un peu plus d’électricité qu’au premier trimestre de 2014, mais à un prix un peu plus bas que l’an dernier.

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Hydro-Québec : un État dans l’État?

23 mai 2015 – Source : Journal de Montréal

Par : Richard Martineau

On aime beaucoup les commissions d’enquête publiques, au Québec.

Commission Charbonneau sur la gestion des contrats publics, Commission Bastarache sur la nomination des juges, Commission Johnson sur le viaduc de la Concorde, Commission Lesage sur le dépassement des coûts à la Gaspésia, Commission Séguin sur le déséquilibre fiscal…

Chaque problème, sa commission.

DES PROFITS ASTRONOMIQUES

En 1995, on a mis sur pied une Commission d’enquête sur la politique d’achat par Hydro-Québec d’électricité auprès de producteurs privés, la Commission Doyon.

Hydro-Québec est le fier à bras que l’État envoie pour récupérer son argent

Dans son rapport remis le 31 mars 1997, le juge François Doyon, qui présidait la Commission, critiquait «le manque de transparence dans la gestion de la société d’État» (page 593).

Pourquoi ne pas refaire l’exercice, en élargissant le mandat de la Commission afin d’englober l’ensemble des opérations d’Hydro-Québec?

Plus ça va, plus on est en droit de se poser des questions sur la façon dont cette société d’État est gérée.

C’est peut-être une fausse impression, mais on a parfois le sentiment qu’Hydro-Québec est un État dans l’État.

Regardez ce qu’a dévoilé mon collègue Michel Morin: HydroQuébec a profité de l’hiver qui était particulièrement froid pour nous vendre son électricité à un prix record, soit près de 15 fois son prix coûtant de production!

Il en coûte 2 cents pour produire un kilowattheure, mais on nous l’a vendu à 28,4 cents!

Alors que l’Ontario Power Generation nous vendait son électricité à 15,7 cents le kilowattheure, presque deux fois moins chère…

UNE MACHINE À FAIRE DE L’ARGENT

Dans la loi constitutive d’Hydro-Québec, on dit que la mission première de la société d’État est «de fournir l’énergie aux citoyens de la province aux taux les plus bas compatibles avec une saine administration financière…»

Voilà pourquoi on a créé HydroQuébec.

Or, depuis quelques années, la mission de la société d’État a changé. Ce n’est plus nous offrir de l’électricité au moindre coût possible, mais remplir au maximum les coffres de l’État.

Hydro-Québec est rendue comme la SAQ ou Loto-Québec: c’est une machine à faire de l’argent.

Le hic, c’est que le vin et les billets de loterie ne sont pas des produits essentiels. On peut vivre sans acheter de l’alcool ou des gratteux, mais on n’a pas le choix de se chauffer — surtout quand il fait -20 dehors ! Hydro-Québec le sait. Et, si on se fie aux nouvelles qui font les manchettes depuis quelques années, elle en profite au maximum.

Elle est prête à tout pour venir chercher de l’argent dans nos poches.

C’est la nouvelle mission que l’État lui a confiée, et comme Terminator, Hydro-Québec ne reculera devant aucun obstacle pour pouvoir la mener à terme.

C’est une machine, sans scrupule ni remords.

LE SHYLOCK ET LE FIER-À-BRAS

Cela dit, on n’a peut-être pas le choix…

Après tout, il en faut, de l’argent, pour payer tous les programmes sociaux qu’on se donne!

On ne peut pas à la fois crier contre les hausses d’impôts et de tarifs, et déchirer notre chemise dès que le gouvernement coupe dans les dépenses! C’est un ou l’autre. Plus on dépense, plus on creuse la dette, et plus le gouvernement aura besoin de fiers-à-bras comme Hydro-Québec pour renflouer ses coffres…

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Hydro-Québec : 5 degré Celsius qui valent des millions

23 mai 2015 – Source : Journal Le Devoir

Par : François Desjardins

Le chiffre d’affaires et le bénéfice d’Hydro-Québec au premier trimestre de 2015 se sont avérés semblables à l’an dernier, mais le froid cinglant a contribué à faire en sorte que la clientèle québécoise a dépensé 7 % de plus pour répondre à ses besoins en électricité.

La société d’État a enregistré des revenus de 3,989 milliards au cours des trois premiers mois de l’année, en hausse de 263 millions par rapport à l’an dernier. En incluant les ventes hors Québec, le chiffre d’affaires global atteint 4,6 milliards, en baisse de 16 millions.

Le bénéfice net, qui aidera en fin d’année à calculer le dividende versé au gouvernement, a atteint 1,778 milliard, en hausse de 38 millions, en raison du temps froid mais aussi de « l’exécution judicieuse des programmes de vente » et de la « bonne performance des équipements de production et de transport ».

Les documents de présentation d’Hydro-Québec signalent que, dans la hausse de 263 millions des ventes en sol québécois, le froid du début de 2015 en a représenté 125 millions à cause d’une augmentation des ventes estimée à 1,4 TWH par rapport à 2014.

Cependant, les revenus provenant des « autres produits » ont diminué, car « les coûts d’approvisionnement en électricité postpatrimoniale engagés au cours de l’hiver ont été moins élevés que l’an dernier ». Le mot « postpatrimonial »fait référence à l’électricité produite par des compagnies privées.

En conférence téléphonique, la p.-d.g. par intérim, Lise Croteau, a dit que l’hiver glacial avait mené, globalement, à une augmentation des ventes d’électricité de 4,3 TWh par rapport à un « hiver normal » qui serait plus chaud de cinq degrés. Un porte-parole a indiqué par courriel que cela représente une augmentation d’environ 8 %.

Mme Croteau était jusqu’ici directrice des finances, mais elle assure la présidence intérimaire en raison du départ de Thierry Vandal, qui a piloté la société pendant 10 ans après en avoir passé huit dans des échelons supérieurs. Le conseil d’administration d’Hydro-Québec, présidé par Michael Penner, est à la recherche d’une personne pour succéder à M. Vandal.

Ventes hors Québec

Au chapitre des ventes hors Québec, les prix de vente se sont avérés plus faibles que l’an dernier. Hydro-Québec a écoulé de l’électricité au prix moyen de 7,4 ¢ du KWh, contre 7,9 ¢ l’an dernier. Cependant, ses exportations sont passées de 8 TWh à 8,4 TWh.

La société d’État a publié en février un bénéfice net de 3,4 milliards pour 2014, cela générant un dividende record de 2,5 milliards au gouvernement.

Hydro-Québec a reçu en mars l’autorisation d’augmenter ses tarifs de 2,9 %, la Régie de l’énergie lui refusant les 3,9 % demandés par la société d’État. La décision, qui a déçu les groupes de défense des consommateurs, a été motivée en partie par les achats obligatoires qu’Hydro-Québec doit faire auprès des producteurs privés d’énergie éolienne.

Cette hausse, qui porte le total des augmentations à plus de 30 % depuis 2004, a été mise en oeuvre le 1er avril, après la fin du premier trimestre. Quant au tarif des grands clients, il a augmenté de 2,5 %. Lors d’une conférence de presse au mois de février, M. Vandal a dit que l’évolution des tarifs jusqu’ici a été « raisonnable ».

Ces achats auprès des producteurs privés sont le résultat d’une politique gouvernementale adoptée dans les années 2000 par le gouvernement Charest, qui voyait là une façon de stimuler le développement économique des régions.

Au cours des prochains mois, la Régie de l’énergie aura à se prononcer sur une autre demande de la société d’État que celle-ci a déposée le 6 mai dernier. Hydro-Québec aimerait, à compter de 2018, s’approvisionner auprès de la centrale thermique de Bécancour lors des périodes de pointe.

La centrale, qui appartient à TransCanada Énergie, est fermée depuis 2008. En guise de dédommagement, Hydro-Québec a versé 150 millions par année depuis ce temps, une somme qu’elle souhaiterait plus petite. Un porte-parole a affirmé à La Presse canadienne il y a deux semaines qu’elle pourrait payer moins cher en achetant de l’électricité auprès de la centrale plutôt que sur les marchés.

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Maurais Live – Hydro-Québec : Un État dans un État

22 mai 2015 – Source : CHOI 98.1

On s’entretient avec Stéphane Savard, auteur du livre « Hydro-Québec et l’État québécois », qui nous raconte un peu l’évolution de la société d’État. M. Savard nous parle aussi de leur relation avec les Autochtones et des ententes secrètes signées par Hydro-Québec.

> Écouter l’émission en ligne sur le site de CHOI 98.1 (10:56)

Des profits de 1,8 milliard $ pour Hydro-Québec

22 mai 2015 – Source : Argent/Canöe

Hydro-Québec maintient ses profits à 1,8 G$ au premier trimestre de 2015, mais les tarifs payés pour l’achat d’électricité lors des grands froids ont reculé de presque la moitié.

En publiant ses résultats financiers, la société d’État confirme qu’elle a fait autant d’argent que lors de la même période en 2014, en partie parce que les exportations nettes ont progressé. Les revenus ont pour leur part diminué de moins de 1% pour se chiffrer à 4,6 G$.

La demande hors Québec a été importante et Hydro en a profité.

«Nous avons vendu 0,4 térawatt/heure de plus que l’an dernier alors que la température était cinq degrés sous les normales, précise Lise Croteau, PDG par intérim d’Hydro-Québec. L’hiver était plus froid cette année, mais à des mois différents. Cette année, c’est février qui a été plus froid [contre janvier en 2014].»

Quant aux prix, ils ont sensiblement diminué, ajoute-t-elle. «Nos prix étaient à 7,4 cents le kWh, alors que l’an passé, nous étions à 7,9 cents.»

Moins cher par grand froid

Les prix payés pour les achats d’électricité à court terme, notamment lors des températures les plus froides, se sont largement améliorés.

Hydro a payé 11 cents le kilowatt/heure en moyenne, contre environ 20 cents/kWh un an plus tôt. Il s’agit d’une chute de 45% que la direction explique par des conditions de transport d’énergie plus favorables. En dollars, le monopole d’État a déboursé 151 M$ de moins.

Comment expliquer la différence ?

«À la fine pointe de l’hiver 2014, la congestion du transport de gaz naturel en Nouvelle-Angleterre avait fait monter les prix énormément, explique Lise Croteau. Ce phénomène n’a pas eu la même amplitude.»

Il y a une dizaine de jours, Argent révélait qu’Hydro a payé plus de 15 cents le kWh à sa propre filiale de production pour de l’électricité achetée dans le cadre de dispenses réglementaires, un tarif qui bondissait à près de 20 cents en période de pointe.

Par ailleurs, la vente d’électricité au Québec a représenté 87% des revenus pendant le premier trimestre, contre environ 13% sur les marchés hors de la province.

La filiale Production a empoché près de 1,13 G$ de profits tandis que la division Distribution a déclaré un gain de 527 M$.

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Les profits trimestriels d’Hydro frisent les 2 milliards

22 mai 2015 – Source : La Presse

L’hiver glacial et le prix plus élevé de l’électricité ont contribué à remplir les coffres d’Hydro-Québec au premier trimestre. Le profit net des mois de janvier, février et mars s’élève à 1,78 milliard. Il s’agit d’une hausse de 38 millions comparativement au même trimestre l’année dernière, qui était déjà un record.

Hydro attribue sa performance au froid, mais aussi au bon fonctionnement de ses équipements et à «l’exécution judicieuse des programmes de ventes». Le premier trimestre est toujours de loin le trimestre le plus rentable de l’exercice financier d’Hydro-Québec.

Les exportations ont contribué à l’augmentation des profits du trimestre, explique la société d’État dans un communiqué.

Les revenus ont été de 4,6 milliards, dont presque 4 milliards proviennent des ventes d’électricité au Québec. Les ventes au Québec ont rapporté 263 millions de plus que l’an dernier, en raison des températures plus froides que la normale qui ont sévi au Québec pour la deuxième année de suite.

Les revenus d’exportations ont été de 625 millions, soit 16 millions de moins qu’au premier trimestre de 2014.

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Encore une autre histoire pour nous faire rager contre Hydro-Québec!

22 mai 2015 – Source : FM 98.5, émission Dutrizac, l’après-midi

Émission : Dutrizac, l’après-midi

Titre : Encore une autre histoire pour nous faire rager contre Hydro-Québec!

Détails : Marc-Olivier Moisan-Plante, économiste pour l’Union des consommateurs.

Intervenants : Benoît Dutrizac

Durée : 5:25

> Écouter l’émissions en ligne sur le site du FM 98.5