22 mars 2016 – Source : Richard Olivier, reporter à TVA
TVA Nouvelles s’intéresse aux enfants électrohypersensible
« Bonjour,
Nous sommes à la recherche d’enfants électrosensibles incapables de fonctionner normalement à l’école. Nous avons déjà interviewé le docteur Louis Jacques du CHUM Notre-Dame qui confirme que des enfants puissent souffrir de l’électromagnétisme tout comme leurs parents. Nous pouvons très bien tourner l’entrevue pour préserver l’anonymat de l’enfant si c’est votre souhait (nous en avons l’habitude). Si vous gardez votre enfant à la maison ou si une école a fait des accommodements pour lui faciliter la vie, nous aimerions vous entendre.
Cordialement
Richard Olivier
Reporter
1600, boul. de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2L 4P2 cel. 514
245-5766
514 526-9251 poste 3779 |
richard.olivier@tva.ca »
vendredi 25 mars 2016
Ondes toxiques ou effet nocebo? Quand «Les Francs-tireurs» se tirent dans le pied
19 mars 2016 – Source : Journal Huffington Post Québec
Le 9 mars dernier, l’émission Les Francs-tireurs de Télé-Québec diffusait un reportage sur l’hypersensibilité électromagnétique. Malheureusement, ce reportage a perpétué des mythes qui ne font qu’accroître la souffrance du nombre croissant d’enfants et d’adultes souffrant de cette condition (lire ce rapport du comité permanent de la Santé de la Chambre des communes) ; on y trouvait également des failles journalistiques importantes.
Experts peu crédibles
En effet, les seuls «experts» interviewés par l’animateur Richard Martineau étaient deux sceptiques qui n’ont jamais signé d’étude sur les effets biologiques des champs électromagnétiques (CEM) dans une revue scientifique révisée par des pairs. Ceux-ci n’étaient certes pas qualifiés pour se prononcer sur la nocivité possible des radiofréquences (RF) dans la gamme des micro-ondes émises par les appareils sans fil.
D’abord, l’ingénieur Thomas Gervais, qui enseigne à l’école Polytechnique, a notamment prétendu que les seuls effets nocifs possibles des micro-ondes sont thermiques (échauffement des tissus). M. Gervais passe pour un expert indépendant. Or, la Brigade électro-urbaine de la Polytechnique, qu’il a mise sur pied dans le but de démontrer l’innocuité des RF dans l’environnement actuel, est financée par la Fondation Trottier, établie par Lorne Trottier, fondateur de la compagnie d’imagerie numérique Matrox.
M. Trottier est aussi webmestre du site Web emfandhealth.com qui prétend démystifier les CEM en se basant sur des preuves scientifiques. La mission de ce site est plutôt militante, car il y discrédite les études identifiant les effets biologiques non thermiques des CEM.
Ce site est rédigé en collaboration avec nul autre que le Dr Michel Plante, responsable de la Santé et de la sécurité du public chez Hydro-Québec, ainsi que des chimistes de McGill financés à coups de millions par la Fondation Trottier. Pour la neutralité et la crédibilité, on repassera.
Le second expert, le Dr Serge Marchand, chercheur sur les mécanismes de la douleur au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), affirmait avec assurance que les réactions aux CEM sont psychosomatiques et causées par une phobie des ondes.
Effets non thermiques des radiofréquences
Pourtant, près de 23 000 études scientifiques ont été publiées sur les effets biologiques des CEM depuis six décennies. Portant pour la très vaste majorité sur leurs effets non thermiques, ces études sont répertoriées sur emf-portal.de.
Bien que non concluantes (hors de tout doute raisonnable), les plus probantes ont incité le Centre international de recherches sur le cancer à classer de «peut-être» cancérogènes les champs magnétiques domestiques (60 Hz), en 2001, et les radiofréquences en 2011.
Dès les années 1950, des cliniques médicales furent ouvertes dans plusieurs villes soviétiques et d’Europe de l’Est pour étudier et traiter les milliers de travailleurs atteints de cette mystérieuse condition, alors baptisée «maladie des ondes radio» ou «maladie des micro-ondes». Environ 15 % des travailleurs exposés à des micro-ondes développaient des symptômes et 2 % devaient quitter leur emploi (Sadchikova 1960, Lkimkova-Deutschova 1973), selon l’historique présenté sur le site cellphonetaskforce.org.
En 1969, la vaste littérature médicale soviétique et est-européenne sur les effets biologiques des RF fut résumée par Christopher H. Dodge de la division des biosciences de l’Observatoire naval américain. Son rapport confirmait le lien entre les RF et les symptômes dont se plaignent aujourd’hui le nombre croissant de personnes atteintes d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM), aussi appelée électrohypersensibilité (EHS) ou syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM). Selon le rapport Dodge, l’exposition chronique à de faibles doses de RF peut nuire principalement aux systèmes neurologique, dermatologique, cardiaque, endocrinien et sanguin.
Ces symptômes disparaissent dans les environnements sans champs électromagnétiques, ont reconnu en 2000 les pays européens nordiques – dont la Suède et le Danemark – en classant l’EHS comme maladie professionnelle. «La preuve est irréfutable», a confirmé en 2015 le Tribunal de l’incapacité de Toulouse, premier tribunal français à reconnaître l’EHS comme un handicap donnant droit à une indemnité.
Patients et médecins mal informés
Comme l’expliquait dans une lettre envoyée à M. Martineau l’ergothérapeute montréalaise Lucie Montpetit : «La plupart des gens qui en souffrent ne savent même pas que ce sont les micro-ondes qui les rendent malades. Beaucoup se retrouvent avec un diagnostic de dépression, d’insomnie ou de trouble de l’adaptation mais ils ne répondent pas aux traitements classiques permettant de les traiter. Lorsqu’ils viennent me consulter, je passe en revue avec eux la liste des agents stressants potentiels. Souvent, ils dorment juste au-dessus d’une pièce où se trouvent plusieurs compteurs de nouvelle génération d’Hydro-Québec ou avec leur routeur Wi-Fi allumé et souvent présent dans leur chambre, en plus d’un téléphone cellulaire allumé sur leur table de chevet ou sous leur oreiller. Certains sont exposés à des champs magnétiques causés par des erreurs de filage électrique non mis à la terre. Or, plusieurs retrouvent un sommeil réparateur lorsqu’on éloigne ou élimine ces appareils de leur environnement et après avoir réglé les erreurs de filage.»
Bien que très peu d’études indépendantes sur le sujet aient été financées en Occident, le lien entre l’exposition aux CEM et les symptômes d’EHS est de plus en plus clair. Au moins deux études (Rea et al, 1991, McCarthy et al, 2011) de provocation à double insu (des sujets comme des chercheurs) ont confirmé que les symptômes dépendent de l’exposition aux ondes. L’un des électrohypersensibles participant au reportage des Francs-Tireurs, José Lévesque, qui éprouve des symptômes objectifs impossibles à provoquer par une réaction phobique, a d’ailleurs proposé au Département de santé publique d’effectuer sur lui les tests de réactions à l’aveugle, ce qui fut refusé.
Méthode de diagnostic
Récemment, une étude dirigée par l’oncologue parisien Dominique Belpomme a proposé une méthode pour diagnostiquer ce syndrome. Ses 727 sujets atteints d’EHS affichaient tous des biomarqueurs de souffrance cérébrale observables grâce à de simples prises de sang et d’urine et à un scan du cerveau. Bien que les symptômes et biomarqueurs soient non spécifiques à une seule maladie et varient d’un individu à l’autre, les chercheurs ont remarqué des recoupements importants. Par exemple, 72 % des électrohypersensibles affichaient des taux élevés d’histamine et de protéines indiquant un stress oxydatif ainsi que l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique, filtre très sélectif qui protège le cerveau des agents pathogènes présents dans le sang. L’une de ces protéines, la 100B, est un marqueur de dysfonction ou dommage cérébral chez les personnes atteintes de maladie neurodégénérative comme l’Alzheimer. Chez les gens en santé, les niveaux de S100B reviennent à la normale dans les deux heures suivant l’usage d’un téléphone cellulaire.
De plus, tous les patients présentaient une réduction de la circulation sanguine dans la zone dite capsulothalamique du cerveau, ce qui explique plusieurs de leurs symptômes. En effet, cette réduction du flux sanguin suggère l’inflammation du système limbique (centre des émotions et de la mémoire) et du thalamus (vigilance, sommeil, organes sensoriels). Le Dr Belpomme et plusieurs autres chercheurs et politiciens ont récemment demandé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi qu’au ministère français de la Santé de reconnaître l’EHS comme une maladie à part entière.
L’effet nocebo : des tomates phobiques ?
Selon le Dr Serge Marchand, les symptômes attribués à l’exposition aux CEM seraient en fait causés par l’effet nocebo, soit une crainte de la nocivité des ondes. C’est du moins ce qu’a conclu le psychologue britannique James Rubin dont les études sont toutefois financées par l’industrie des télécommunications sans fil. Ceci sur la base d’études de provocation dans le cadre desquelles des gens qui se disaient EHS n’ont pu détecter une exposition aux micro-ondes.
Des études bidon, selon le docteur en radiobiologie russe Igor Belyaev, auteur de plus de 70 études sur les effets non thermiques des CEM. Ces études de provocation ont été conçues pour échouer, dit Belyaev, en faisant fi des nombreuses variables physiques et biologiques liées à l’apparition de symptômes d’EHS : fréquences multiples, largeur de bande, modulation, polarisation, dose, durée et cohérence du temps d’exposition et de non exposition, environnement électromagnétique alternatif et statique, densité des cellules, génétique, sexe, âge, différences individuelles et autres particularités physiologiques des sujets, présence de métaux lourds dans l’organisme et consommation de puissants antioxydants et de capteurs de radicaux libres, comme les suppléments de mélatonine et le gingko biloba. Membre du groupe de travail sur les CEM de l’OMS, professeur agrégé de génétique à l’université de Stockholm (Suède) et à l’université de Saint-Petersbourg (Russie), Belyaev fut colauréat du prix du meilleur article publié de 2005 à 2009 par la revue scientifique Bioelectromagnetics. Parue en mai 2006, son étude a démontré que les micro-ondes émises par un cellulaire pouvaient modifier dans le cerveau de rats des protéines essentielles à la lutte au cancer et autres maladies.
La théorie de l’effet nocebo sur les symptômes d’EHS perd toute crédibilité quand on sait que les micro-ondes nuisent à la vie animale et végétale. En 2008, le biologiste français Gérard Ledoigt a perdu ses fonds de recherche et son laboratoire après avoir signé une étude parue en 2006 dans la revue de botanique Physiologia Plantarum. Son crime : avoir modifié l’expression génétique de plants de tomates ! Ceci en les exposant pendant dix minutes à des ondes radio de 900 mégahertz (900 millions d’oscillations par seconde, bande de fréquence des compteurs intelligents). La densité de puissance n’était que de 5 volts par mètre, soit 12 fois moindre que celle tolérée par l’OMS pour prévenir l’échauffement des tissus humains. «La plante réagissait comme si elle était pincée ou brûlée, traumatisée, alors qu’on ne la touchait pas», m’a expliqué en entrevue Gérard Ledoigt, qui enseigne à l’université Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand. «Ça nous a étonnés car la fréquence était stable, sans harmoniques ni modulation» qui rendent les ondes des téléphones portables plus nocives.
Il est dommage que Richard Martineau n’ait pas choisi d’interviewer le physicien Paul Héroux, professeur de médecine du travail à l’université McGill. Ce chercheur estime avoir découvert comment de très faibles doses de CEM favoriseraient le développement du cancer et du diabète et induiraient des changements biologiques importants, notamment la formation de radicaux libres et une altération du métabolisme du calcium.
Un minimum de crédibilité journalistique exige que l’on interviewe des spécialistes représentant les deux avis divergents. Quant aux personnes électrohypersensibles présentes à l’émission, il apparaît qu’elles ont été piégées par leur besoin d’exprimer une souffrance d’autant plus intense qu’elle est vécue dans le déni, le cynisme et le rejet. Le grand responsable en est d’abord le ministère de la Santé et des Services sociaux, qui s’emploie à discréditer ces malades et les prive de tous services, d’où les suicides déjà constatés. Or, les hôpitaux du Québec tirent des revenus substantiels de la présence sur leurs toits de plus de 300 antennes de télécommunication…
Remerciements à Hélène Vadeboncoeur et à Jacinthe Ouellet pour leur collaboration
> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal Huffington Post Québec
Le 9 mars dernier, l’émission Les Francs-tireurs de Télé-Québec diffusait un reportage sur l’hypersensibilité électromagnétique. Malheureusement, ce reportage a perpétué des mythes qui ne font qu’accroître la souffrance du nombre croissant d’enfants et d’adultes souffrant de cette condition (lire ce rapport du comité permanent de la Santé de la Chambre des communes) ; on y trouvait également des failles journalistiques importantes.
Experts peu crédibles
En effet, les seuls «experts» interviewés par l’animateur Richard Martineau étaient deux sceptiques qui n’ont jamais signé d’étude sur les effets biologiques des champs électromagnétiques (CEM) dans une revue scientifique révisée par des pairs. Ceux-ci n’étaient certes pas qualifiés pour se prononcer sur la nocivité possible des radiofréquences (RF) dans la gamme des micro-ondes émises par les appareils sans fil.
D’abord, l’ingénieur Thomas Gervais, qui enseigne à l’école Polytechnique, a notamment prétendu que les seuls effets nocifs possibles des micro-ondes sont thermiques (échauffement des tissus). M. Gervais passe pour un expert indépendant. Or, la Brigade électro-urbaine de la Polytechnique, qu’il a mise sur pied dans le but de démontrer l’innocuité des RF dans l’environnement actuel, est financée par la Fondation Trottier, établie par Lorne Trottier, fondateur de la compagnie d’imagerie numérique Matrox.
M. Trottier est aussi webmestre du site Web emfandhealth.com qui prétend démystifier les CEM en se basant sur des preuves scientifiques. La mission de ce site est plutôt militante, car il y discrédite les études identifiant les effets biologiques non thermiques des CEM.
Ce site est rédigé en collaboration avec nul autre que le Dr Michel Plante, responsable de la Santé et de la sécurité du public chez Hydro-Québec, ainsi que des chimistes de McGill financés à coups de millions par la Fondation Trottier. Pour la neutralité et la crédibilité, on repassera.
Le second expert, le Dr Serge Marchand, chercheur sur les mécanismes de la douleur au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), affirmait avec assurance que les réactions aux CEM sont psychosomatiques et causées par une phobie des ondes.
Effets non thermiques des radiofréquences
Pourtant, près de 23 000 études scientifiques ont été publiées sur les effets biologiques des CEM depuis six décennies. Portant pour la très vaste majorité sur leurs effets non thermiques, ces études sont répertoriées sur emf-portal.de.
Bien que non concluantes (hors de tout doute raisonnable), les plus probantes ont incité le Centre international de recherches sur le cancer à classer de «peut-être» cancérogènes les champs magnétiques domestiques (60 Hz), en 2001, et les radiofréquences en 2011.
Dès les années 1950, des cliniques médicales furent ouvertes dans plusieurs villes soviétiques et d’Europe de l’Est pour étudier et traiter les milliers de travailleurs atteints de cette mystérieuse condition, alors baptisée «maladie des ondes radio» ou «maladie des micro-ondes». Environ 15 % des travailleurs exposés à des micro-ondes développaient des symptômes et 2 % devaient quitter leur emploi (Sadchikova 1960, Lkimkova-Deutschova 1973), selon l’historique présenté sur le site cellphonetaskforce.org.
En 1969, la vaste littérature médicale soviétique et est-européenne sur les effets biologiques des RF fut résumée par Christopher H. Dodge de la division des biosciences de l’Observatoire naval américain. Son rapport confirmait le lien entre les RF et les symptômes dont se plaignent aujourd’hui le nombre croissant de personnes atteintes d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM), aussi appelée électrohypersensibilité (EHS) ou syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM). Selon le rapport Dodge, l’exposition chronique à de faibles doses de RF peut nuire principalement aux systèmes neurologique, dermatologique, cardiaque, endocrinien et sanguin.
Ces symptômes disparaissent dans les environnements sans champs électromagnétiques, ont reconnu en 2000 les pays européens nordiques – dont la Suède et le Danemark – en classant l’EHS comme maladie professionnelle. «La preuve est irréfutable», a confirmé en 2015 le Tribunal de l’incapacité de Toulouse, premier tribunal français à reconnaître l’EHS comme un handicap donnant droit à une indemnité.
Patients et médecins mal informés
Comme l’expliquait dans une lettre envoyée à M. Martineau l’ergothérapeute montréalaise Lucie Montpetit : «La plupart des gens qui en souffrent ne savent même pas que ce sont les micro-ondes qui les rendent malades. Beaucoup se retrouvent avec un diagnostic de dépression, d’insomnie ou de trouble de l’adaptation mais ils ne répondent pas aux traitements classiques permettant de les traiter. Lorsqu’ils viennent me consulter, je passe en revue avec eux la liste des agents stressants potentiels. Souvent, ils dorment juste au-dessus d’une pièce où se trouvent plusieurs compteurs de nouvelle génération d’Hydro-Québec ou avec leur routeur Wi-Fi allumé et souvent présent dans leur chambre, en plus d’un téléphone cellulaire allumé sur leur table de chevet ou sous leur oreiller. Certains sont exposés à des champs magnétiques causés par des erreurs de filage électrique non mis à la terre. Or, plusieurs retrouvent un sommeil réparateur lorsqu’on éloigne ou élimine ces appareils de leur environnement et après avoir réglé les erreurs de filage.»
Bien que très peu d’études indépendantes sur le sujet aient été financées en Occident, le lien entre l’exposition aux CEM et les symptômes d’EHS est de plus en plus clair. Au moins deux études (Rea et al, 1991, McCarthy et al, 2011) de provocation à double insu (des sujets comme des chercheurs) ont confirmé que les symptômes dépendent de l’exposition aux ondes. L’un des électrohypersensibles participant au reportage des Francs-Tireurs, José Lévesque, qui éprouve des symptômes objectifs impossibles à provoquer par une réaction phobique, a d’ailleurs proposé au Département de santé publique d’effectuer sur lui les tests de réactions à l’aveugle, ce qui fut refusé.
Méthode de diagnostic
Récemment, une étude dirigée par l’oncologue parisien Dominique Belpomme a proposé une méthode pour diagnostiquer ce syndrome. Ses 727 sujets atteints d’EHS affichaient tous des biomarqueurs de souffrance cérébrale observables grâce à de simples prises de sang et d’urine et à un scan du cerveau. Bien que les symptômes et biomarqueurs soient non spécifiques à une seule maladie et varient d’un individu à l’autre, les chercheurs ont remarqué des recoupements importants. Par exemple, 72 % des électrohypersensibles affichaient des taux élevés d’histamine et de protéines indiquant un stress oxydatif ainsi que l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique, filtre très sélectif qui protège le cerveau des agents pathogènes présents dans le sang. L’une de ces protéines, la 100B, est un marqueur de dysfonction ou dommage cérébral chez les personnes atteintes de maladie neurodégénérative comme l’Alzheimer. Chez les gens en santé, les niveaux de S100B reviennent à la normale dans les deux heures suivant l’usage d’un téléphone cellulaire.
De plus, tous les patients présentaient une réduction de la circulation sanguine dans la zone dite capsulothalamique du cerveau, ce qui explique plusieurs de leurs symptômes. En effet, cette réduction du flux sanguin suggère l’inflammation du système limbique (centre des émotions et de la mémoire) et du thalamus (vigilance, sommeil, organes sensoriels). Le Dr Belpomme et plusieurs autres chercheurs et politiciens ont récemment demandé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi qu’au ministère français de la Santé de reconnaître l’EHS comme une maladie à part entière.
L’effet nocebo : des tomates phobiques ?
Selon le Dr Serge Marchand, les symptômes attribués à l’exposition aux CEM seraient en fait causés par l’effet nocebo, soit une crainte de la nocivité des ondes. C’est du moins ce qu’a conclu le psychologue britannique James Rubin dont les études sont toutefois financées par l’industrie des télécommunications sans fil. Ceci sur la base d’études de provocation dans le cadre desquelles des gens qui se disaient EHS n’ont pu détecter une exposition aux micro-ondes.
Des études bidon, selon le docteur en radiobiologie russe Igor Belyaev, auteur de plus de 70 études sur les effets non thermiques des CEM. Ces études de provocation ont été conçues pour échouer, dit Belyaev, en faisant fi des nombreuses variables physiques et biologiques liées à l’apparition de symptômes d’EHS : fréquences multiples, largeur de bande, modulation, polarisation, dose, durée et cohérence du temps d’exposition et de non exposition, environnement électromagnétique alternatif et statique, densité des cellules, génétique, sexe, âge, différences individuelles et autres particularités physiologiques des sujets, présence de métaux lourds dans l’organisme et consommation de puissants antioxydants et de capteurs de radicaux libres, comme les suppléments de mélatonine et le gingko biloba. Membre du groupe de travail sur les CEM de l’OMS, professeur agrégé de génétique à l’université de Stockholm (Suède) et à l’université de Saint-Petersbourg (Russie), Belyaev fut colauréat du prix du meilleur article publié de 2005 à 2009 par la revue scientifique Bioelectromagnetics. Parue en mai 2006, son étude a démontré que les micro-ondes émises par un cellulaire pouvaient modifier dans le cerveau de rats des protéines essentielles à la lutte au cancer et autres maladies.
La théorie de l’effet nocebo sur les symptômes d’EHS perd toute crédibilité quand on sait que les micro-ondes nuisent à la vie animale et végétale. En 2008, le biologiste français Gérard Ledoigt a perdu ses fonds de recherche et son laboratoire après avoir signé une étude parue en 2006 dans la revue de botanique Physiologia Plantarum. Son crime : avoir modifié l’expression génétique de plants de tomates ! Ceci en les exposant pendant dix minutes à des ondes radio de 900 mégahertz (900 millions d’oscillations par seconde, bande de fréquence des compteurs intelligents). La densité de puissance n’était que de 5 volts par mètre, soit 12 fois moindre que celle tolérée par l’OMS pour prévenir l’échauffement des tissus humains. «La plante réagissait comme si elle était pincée ou brûlée, traumatisée, alors qu’on ne la touchait pas», m’a expliqué en entrevue Gérard Ledoigt, qui enseigne à l’université Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand. «Ça nous a étonnés car la fréquence était stable, sans harmoniques ni modulation» qui rendent les ondes des téléphones portables plus nocives.
Il est dommage que Richard Martineau n’ait pas choisi d’interviewer le physicien Paul Héroux, professeur de médecine du travail à l’université McGill. Ce chercheur estime avoir découvert comment de très faibles doses de CEM favoriseraient le développement du cancer et du diabète et induiraient des changements biologiques importants, notamment la formation de radicaux libres et une altération du métabolisme du calcium.
Un minimum de crédibilité journalistique exige que l’on interviewe des spécialistes représentant les deux avis divergents. Quant aux personnes électrohypersensibles présentes à l’émission, il apparaît qu’elles ont été piégées par leur besoin d’exprimer une souffrance d’autant plus intense qu’elle est vécue dans le déni, le cynisme et le rejet. Le grand responsable en est d’abord le ministère de la Santé et des Services sociaux, qui s’emploie à discréditer ces malades et les prive de tous services, d’où les suicides déjà constatés. Or, les hôpitaux du Québec tirent des revenus substantiels de la présence sur leurs toits de plus de 300 antennes de télécommunication…
Remerciements à Hélène Vadeboncoeur et à Jacinthe Ouellet pour leur collaboration
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Compteurs intelligents : Beauce Refuse n’a pas atteint son objectif
22 mars 2016 – Source : Journal L’Éclaireur-Progrès
Opposé au déploiement des compteurs intelligents, le regroupement Beauce Refuse n’aura pas réussi à convaincre le public de tenir tête à Hydro-Québec dans ce dossier.
Fondé en janvier 2015, Beauce Refuse s’inquiétait particulièrement de l’exposition des consommateurs aux radiofréquences produites par les compteurs de troisième génération et même ceux de la deuxième génération.
Comme d’autres regroupements similaires au Québec, Beauce Refuse voulait le maintien des compteurs électromécaniques (à roulette) et invitait les gens à barricader leur compteur électromécanique pour qu’il ne soit jamais remplacé par un compteur intelligent.
L’organisme a toutefois cessé ses activités l’automne dernier à cause d’un manque de fonds et d’implication bénévole. Le site web du groupe (beaucerefuse.com) a été désactivé.
«Je tenais ça à bout de bras en plus de payer toutes les dépenses. Par contre, c’était important d’informer la population sur la désinformation d’Hydro-Québec. Je ne suis pas amer de ce qui est arrivé. J’estime qu’on a livré la marchandise», de dire Jacques Doyon, responsable du comité.
Suivi personnel
La plus importante activité de Beauce Refuse avait été la tenue d’une soirée d’information en mars 2015 à laquelle ont assisté plus de 300 personnes au Cégep Beauce-Appalaches. D’autres assemblées à plus petite échelle ont aussi eu lieu un peu partout en Beauce.
«On ne fera plus d’activités étant donné que l’organisme a disparu. Je vais quand même continuer à suivre ce dossier. Marie-Michelle Poisson (Fondatrice de Villeray Refuse) parle de créer une fondation pour les victimes de l’électrosensibilité», mentionne M. Doyon.
Publicité – Lire la suite de l’article ci-dessous
Respectant ses convictions, il a demandé l’installation d’un compteur non communicant par Hydro-Québec pour remplacer son compteur de deuxième génération.
«Si j’avais su que ce compteur-là émettait aussi des radiofréquences comme ceux de la troisième génération, j’aurais barricadé mon premier compteur à roulette», mentionne ce dernier.
À défaut de s’impliquer pour contester les compteurs intelligents, Jacques Doyon donnera du temps auprès de la Coalition Citoyenne Beauce-Etchemin qui s’oppose à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste.
> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal L’Éclaireur-Progrès
Opposé au déploiement des compteurs intelligents, le regroupement Beauce Refuse n’aura pas réussi à convaincre le public de tenir tête à Hydro-Québec dans ce dossier.
Fondé en janvier 2015, Beauce Refuse s’inquiétait particulièrement de l’exposition des consommateurs aux radiofréquences produites par les compteurs de troisième génération et même ceux de la deuxième génération.
Comme d’autres regroupements similaires au Québec, Beauce Refuse voulait le maintien des compteurs électromécaniques (à roulette) et invitait les gens à barricader leur compteur électromécanique pour qu’il ne soit jamais remplacé par un compteur intelligent.
L’organisme a toutefois cessé ses activités l’automne dernier à cause d’un manque de fonds et d’implication bénévole. Le site web du groupe (beaucerefuse.com) a été désactivé.
«Je tenais ça à bout de bras en plus de payer toutes les dépenses. Par contre, c’était important d’informer la population sur la désinformation d’Hydro-Québec. Je ne suis pas amer de ce qui est arrivé. J’estime qu’on a livré la marchandise», de dire Jacques Doyon, responsable du comité.
Suivi personnel
La plus importante activité de Beauce Refuse avait été la tenue d’une soirée d’information en mars 2015 à laquelle ont assisté plus de 300 personnes au Cégep Beauce-Appalaches. D’autres assemblées à plus petite échelle ont aussi eu lieu un peu partout en Beauce.
«On ne fera plus d’activités étant donné que l’organisme a disparu. Je vais quand même continuer à suivre ce dossier. Marie-Michelle Poisson (Fondatrice de Villeray Refuse) parle de créer une fondation pour les victimes de l’électrosensibilité», mentionne M. Doyon.
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Respectant ses convictions, il a demandé l’installation d’un compteur non communicant par Hydro-Québec pour remplacer son compteur de deuxième génération.
«Si j’avais su que ce compteur-là émettait aussi des radiofréquences comme ceux de la troisième génération, j’aurais barricadé mon premier compteur à roulette», mentionne ce dernier.
À défaut de s’impliquer pour contester les compteurs intelligents, Jacques Doyon donnera du temps auprès de la Coalition Citoyenne Beauce-Etchemin qui s’oppose à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste.
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L’installation est presque terminée en Beauce
22 mars 2016 – Source : Journal l’Éclaireur-Progrès
Hydro-Québec aura conclu l’installation de ses compteurs intelligents de troisième génération en Beauce d’ici la fin de l’année.
À la mi-mars, 94 % des 62 320 compteurs en Beauce avaient été remplacés par des compteurs de troisième génération.
Ceux-ci prennent la place des compteurs de première génération de modèle électromécanique (à roulette), ainsi que ceux de deuxième génération qui sont numériques et utilisent des radiofréquences.
«Les compteurs qui restent à remplacer touchent essentiellement des bâtiments commerciaux. Le déploiement complet était prévu pour plus tard, car les compteurs commerciaux doivent enregistrer des mesures beaucoup plus grandes et prennent plus de temps à installer», explique Nathalie Vachon, attachée de presse pour Hydro-Québec.
Option de retrait
Autrefois, la lecture des données était effectuée par un technicien à côté du compteur (première génération) ou à partir de la rue (deuxième génération).
Sur les compteurs de troisième génération, la consommation d’énergie est enregistrée et transmise jusqu’à un routeur. Les données sont acheminées vers le système de gestion de mesurage faisant le lien avec le système de facturation d’Hydro-Québec.
Les consommateurs réfractaires à ces changements avaient accès à une option de retrait. Ces derniers pouvaient demander l’installation d’un compteur non communicant n’émettant aucune radiofréquence. Des frais mensuels de 5 $ s’ajoutaient à la facture.
«Je n’ai pas le pourcentage pour la Beauce, mais ce n’est que 2 % des clients qui ont choisi cette option pour l’ensemble du Québec. Tous nos compteurs sont installés par des employés dûment formés par Hydro-Québec», rappelle Nathalie Vachon.
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Elle apporte une nuance sur les incendies qui auraient été causés par des compteurs de troisième génération. Selon Mme Vachon, ces incendies ont pris naissance à cause d’une défectuosité dans l’embase qui soutient le compteur, un objet dont l’entretien est la responsabilité du consommateur.
En novembre 2013, la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) rappelait d’ailleurs aux consommateurs l’importance de faire vérifier l’embase électrique sur une base périodique.
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Hydro-Québec aura conclu l’installation de ses compteurs intelligents de troisième génération en Beauce d’ici la fin de l’année.
À la mi-mars, 94 % des 62 320 compteurs en Beauce avaient été remplacés par des compteurs de troisième génération.
Ceux-ci prennent la place des compteurs de première génération de modèle électromécanique (à roulette), ainsi que ceux de deuxième génération qui sont numériques et utilisent des radiofréquences.
«Les compteurs qui restent à remplacer touchent essentiellement des bâtiments commerciaux. Le déploiement complet était prévu pour plus tard, car les compteurs commerciaux doivent enregistrer des mesures beaucoup plus grandes et prennent plus de temps à installer», explique Nathalie Vachon, attachée de presse pour Hydro-Québec.
Option de retrait
Autrefois, la lecture des données était effectuée par un technicien à côté du compteur (première génération) ou à partir de la rue (deuxième génération).
Sur les compteurs de troisième génération, la consommation d’énergie est enregistrée et transmise jusqu’à un routeur. Les données sont acheminées vers le système de gestion de mesurage faisant le lien avec le système de facturation d’Hydro-Québec.
Les consommateurs réfractaires à ces changements avaient accès à une option de retrait. Ces derniers pouvaient demander l’installation d’un compteur non communicant n’émettant aucune radiofréquence. Des frais mensuels de 5 $ s’ajoutaient à la facture.
«Je n’ai pas le pourcentage pour la Beauce, mais ce n’est que 2 % des clients qui ont choisi cette option pour l’ensemble du Québec. Tous nos compteurs sont installés par des employés dûment formés par Hydro-Québec», rappelle Nathalie Vachon.
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Elle apporte une nuance sur les incendies qui auraient été causés par des compteurs de troisième génération. Selon Mme Vachon, ces incendies ont pris naissance à cause d’une défectuosité dans l’embase qui soutient le compteur, un objet dont l’entretien est la responsabilité du consommateur.
En novembre 2013, la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) rappelait d’ailleurs aux consommateurs l’importance de faire vérifier l’embase électrique sur une base périodique.
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De plus en plus de refus du compteur communicant d’Hydro-Québec
21 mars 2016 – Source : FM 98.5
Le nombre de Québécois qui se méfient des compteurs intelligents d’Hydro-Québec continue d’augmenter en flèche.
Selon les plus récentes données déposées par Hydro-Québec devant la Régie de l’Énergie, quelque 12 270 clients de la société d’État se sont prévalus de leur option de retrait pendant le quatrième trimestre de 2015.
Cela fait passer le total des sceptiques à 74 500, soit une hausse de 20 % par rapport au précédent total enregistré au 30 septembre 2015 ( 62 285 ).
Tous ces gens ont demandé qu’on leur installe un compteur de nouvelle génération non communicant plutôt que le compteur qui peut être lu à distance par Hydro-Québec.
Ils représentent globalement environ 2 % des clients chez qui un compteur a été remplacé.
Les plaintes au sujet des compteurs intelligents ont aussi augmenté de 7 % au quatrième trimestre. Le reproche le plus fréquent demeure la crainte d’interférence des ondes d’émission avec d’autres appareils électroniques.
Le projet de remplacement des compteurs électromécaniques devait coûter 1 milliard $, mais Hydro-Québec prévoit finalement réaliser une économie de 36 M$ d’ici au déploiement complet, en 2017.
Un total de 726 postes seront abolis, la plupart liés à l’abandon de routes de relève.
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Le nombre de Québécois qui se méfient des compteurs intelligents d’Hydro-Québec continue d’augmenter en flèche.
Selon les plus récentes données déposées par Hydro-Québec devant la Régie de l’Énergie, quelque 12 270 clients de la société d’État se sont prévalus de leur option de retrait pendant le quatrième trimestre de 2015.
Cela fait passer le total des sceptiques à 74 500, soit une hausse de 20 % par rapport au précédent total enregistré au 30 septembre 2015 ( 62 285 ).
Tous ces gens ont demandé qu’on leur installe un compteur de nouvelle génération non communicant plutôt que le compteur qui peut être lu à distance par Hydro-Québec.
Ils représentent globalement environ 2 % des clients chez qui un compteur a été remplacé.
Les plaintes au sujet des compteurs intelligents ont aussi augmenté de 7 % au quatrième trimestre. Le reproche le plus fréquent demeure la crainte d’interférence des ondes d’émission avec d’autres appareils électroniques.
Le projet de remplacement des compteurs électromécaniques devait coûter 1 milliard $, mais Hydro-Québec prévoit finalement réaliser une économie de 36 M$ d’ici au déploiement complet, en 2017.
Un total de 726 postes seront abolis, la plupart liés à l’abandon de routes de relève.
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Electrosensibles : la guerre des ondes
22 mars 2016 – Source : Monde Édition – Le courrier du parlement
Il n’y a pas qu’ici que le combat a lieu, c’est le cas un peu partout ailleurs, entre autres récemment en France :
En février, Laurence Abeille et Michelle Rivasi d’EELV ont organisé à l’Assemblée nationale un colloque pour la reconnaissance de l’électrosensibilité. Véritable maladie ou simple phobie des ondes, ses partisans plaident pour que soit reconnu le statut d’handicapé aux personnes affligées de ce mal contemporain.
« Eteignez vos portables, nous sommes électrosensibles ! ”. À cette annonce qui ouvre le rassemblement, tous reprennent en cadence le mantra répété à longueur de temps par toute personne souffrante d’électrohypersensibilité (EHS), chacune ajoutant son expérience personnelle à ce cri du cœur collectif. “Même en mode avion” ou encore “non, pas seulement en veille” résonne de temps à autre à l’égard des éventuels distraits. Très bien, mais quid du Wi-Fi diffusé dans toute l’Assemblée nationale ? “Malheureusement, nous n’avons pas pu le couper ”, déplore Laurence Abeille. Soupir de désespoir, voire de souffrance chez certains qui s’enroulent dans d’épaisses couvertures, sans se résoudre à quitter la salle pour autant. Après avoir réussi à traverser le déluge électromagnétique que représente Paris, ce ne sont pas quelques routeurs qui auront raison des résistants.
Tous électrosensibles
Qu’est-ce que signifie être électrosensible ? Le seul énoncé de cette question suffit à faire diverger les avis. Pour le cancérologue Dominique Belpomme, nous le sommes tous, c’est-à-dire que notre corps réagit aux ondes électromagnétiques. Des vibrations que nous ne percevons pas, émises en quantité par le Wi-Fi, smartphones, objets connectés et autres antennes-relais, mais qui sont la cause de tous les problèmes. Les médecins expliquent que tenir un smartphone contre son oreille pendant une certaine durée peut augmenter la température corporelle du visage d’un degré, ce qui est une réaction physiologique aux ondes. Les choses se compliquent chez les électro-hypersensibles (ou EHS) car leur seuil de tolérance à ces ondes diminue drastiquement. Il peut s’ensuivre des effets né- fastes, qui vont de simples maux de tête à toute une gamme de troubles musculaires, voire cognitifs. Ce n’est pas tout : il semblerait que les champs électromagnétiques puissent être liés aux cancers et à la maladie d’Alzheimer. Les électrosensibles estiment même que cette menace invisible atteindra de plus en plus de personnes, et créera à terme une véritable pandémie mondiale. Pour l’eurodéputée Michelle Rivasi, il s’agit d’un “scandale sanitaire similaire à celui de l’amiante ou du tabac ”.
Un manque de preuves
Au travers de cette conférence, les scientifiques expliquent ce phénomène qu’ils refusent d’assimiler à une simple cause psychologique. Les juristes défendent le droit d’être considéré comme handicapé tandis que les politiques critiquent la sourde oreille que leur opposent les pouvoirs publics. L’ensemble des discours constitue une journée consacrée à la défense de ceux considérés comme “des réfugiés environnementaux” par Étienne Cendrier, cofondateur de l’association Robin des toits qui milite pour une diminution de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques. En effet, ces derniers sont souvent obligés de s’exiler loin des zones urbaines, qui en sont saturées. Néanmoins, les preuves tangibles manquent encore. L’OMS s’était penchée sur la question une première fois en 2005, puis en 2014. Si elle reconnaît les EHS, elle n’y voit pas forcément une maladie provoquée directement par les ondes. Ce serait plutôt un effet nocebo, c’est-à-dire que les personnes atteintes se jugent malades à cause des ondes, sans pour autant que ce lien soit véritablement établi. Cause psychologique ou physiologique, le débat n’est pas clos. En août 2015, le Tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse a reconnu le handicap à 80 % subi par un malade atteint d’EHS. D’autre part, un rapport sur cette question, réalisé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de la santé et du travail, doit être publié à la fin de l’année. En conclusion de ce colloque, un appel pour une reconnaissance de l’EHS comme maladie, signé par 50 professionnels de la santé, a été envoyé à la ministre de la Santé Marisol Touraine.
> Lire la nouvelle en ligne sur le site de Monde Édition – Le courrier du parlement
Il n’y a pas qu’ici que le combat a lieu, c’est le cas un peu partout ailleurs, entre autres récemment en France :
En février, Laurence Abeille et Michelle Rivasi d’EELV ont organisé à l’Assemblée nationale un colloque pour la reconnaissance de l’électrosensibilité. Véritable maladie ou simple phobie des ondes, ses partisans plaident pour que soit reconnu le statut d’handicapé aux personnes affligées de ce mal contemporain.
« Eteignez vos portables, nous sommes électrosensibles ! ”. À cette annonce qui ouvre le rassemblement, tous reprennent en cadence le mantra répété à longueur de temps par toute personne souffrante d’électrohypersensibilité (EHS), chacune ajoutant son expérience personnelle à ce cri du cœur collectif. “Même en mode avion” ou encore “non, pas seulement en veille” résonne de temps à autre à l’égard des éventuels distraits. Très bien, mais quid du Wi-Fi diffusé dans toute l’Assemblée nationale ? “Malheureusement, nous n’avons pas pu le couper ”, déplore Laurence Abeille. Soupir de désespoir, voire de souffrance chez certains qui s’enroulent dans d’épaisses couvertures, sans se résoudre à quitter la salle pour autant. Après avoir réussi à traverser le déluge électromagnétique que représente Paris, ce ne sont pas quelques routeurs qui auront raison des résistants.
Tous électrosensibles
Qu’est-ce que signifie être électrosensible ? Le seul énoncé de cette question suffit à faire diverger les avis. Pour le cancérologue Dominique Belpomme, nous le sommes tous, c’est-à-dire que notre corps réagit aux ondes électromagnétiques. Des vibrations que nous ne percevons pas, émises en quantité par le Wi-Fi, smartphones, objets connectés et autres antennes-relais, mais qui sont la cause de tous les problèmes. Les médecins expliquent que tenir un smartphone contre son oreille pendant une certaine durée peut augmenter la température corporelle du visage d’un degré, ce qui est une réaction physiologique aux ondes. Les choses se compliquent chez les électro-hypersensibles (ou EHS) car leur seuil de tolérance à ces ondes diminue drastiquement. Il peut s’ensuivre des effets né- fastes, qui vont de simples maux de tête à toute une gamme de troubles musculaires, voire cognitifs. Ce n’est pas tout : il semblerait que les champs électromagnétiques puissent être liés aux cancers et à la maladie d’Alzheimer. Les électrosensibles estiment même que cette menace invisible atteindra de plus en plus de personnes, et créera à terme une véritable pandémie mondiale. Pour l’eurodéputée Michelle Rivasi, il s’agit d’un “scandale sanitaire similaire à celui de l’amiante ou du tabac ”.
Un manque de preuves
Au travers de cette conférence, les scientifiques expliquent ce phénomène qu’ils refusent d’assimiler à une simple cause psychologique. Les juristes défendent le droit d’être considéré comme handicapé tandis que les politiques critiquent la sourde oreille que leur opposent les pouvoirs publics. L’ensemble des discours constitue une journée consacrée à la défense de ceux considérés comme “des réfugiés environnementaux” par Étienne Cendrier, cofondateur de l’association Robin des toits qui milite pour une diminution de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques. En effet, ces derniers sont souvent obligés de s’exiler loin des zones urbaines, qui en sont saturées. Néanmoins, les preuves tangibles manquent encore. L’OMS s’était penchée sur la question une première fois en 2005, puis en 2014. Si elle reconnaît les EHS, elle n’y voit pas forcément une maladie provoquée directement par les ondes. Ce serait plutôt un effet nocebo, c’est-à-dire que les personnes atteintes se jugent malades à cause des ondes, sans pour autant que ce lien soit véritablement établi. Cause psychologique ou physiologique, le débat n’est pas clos. En août 2015, le Tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse a reconnu le handicap à 80 % subi par un malade atteint d’EHS. D’autre part, un rapport sur cette question, réalisé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de la santé et du travail, doit être publié à la fin de l’année. En conclusion de ce colloque, un appel pour une reconnaissance de l’EHS comme maladie, signé par 50 professionnels de la santé, a été envoyé à la ministre de la Santé Marisol Touraine.
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L’électro-hypersensibilité : un fléau sourd mais ravageur
21 mars 2016 – Source : TNTV News
SANTE – Les ondes électromagnétiques nous tuent à petit feu. Le professeur Belpomme, cancérologue spécialisé dans la sensibilité électromagnétique, est actuellement en Polynésie. Il appelle les usagers de téléphones et d’internet à la vigilance: téléphoner plus de 20 minutes par jour peut entraîner des troubles graves et irréversibles, voire, une intolérance aux champs électromagnétiques.
L’électro-hyper sensibilité: une pathologie qui touche de plus en plus de personnes, même en Polynésie.
Selon l’OMS 10% des cas sont considérés comme graves.
Invité par l’association Heitaratara, qui lutte contre les effets des ondes électro magnétiques: le professeur Belpomme, cancérologue, appelle à la prudence.
« Les méfaits sur la sante? Il y a deux types de pathologies actuellement. L’électro-hypersensibilité, qui peut éventuellement conduire, s’il n’y a pas de traitement, et surtout de sevrage électromagnétique, à des affections dégénératives du système nerveux. Notamment, vers la maladie d’Alzheimer. Ceci n’est pas encore totalement prouvé, mais nous avons des arguments indirects pour dire que comme les extrêmement basses fréquences et basses fréquences, les radiofréquences et hyperfréquences telles que celles qu’on utilise avec les téléphones portables et la wifi, peuvent également conduire à des états proches de la maladie d’Alzheimer. » explique le spécialiste.
« Le deuxième risque, c’est le cancer. Si on utilise un téléphone portable plus d’1 heure par jour, le risque est cinq fois plus important de faire une tumeur cérébrale si l’on a moins de 20 ans. Ceci est démontré dans une étude prospective européenne. C’est dire qu’il faut absolument lutter contre l’utilisation abusive des téléphones portables ou des téléphones sur socle, notamment chez les adolescents. »
Dominique Belpomme profite aussi de son passage sur le fenua pour faire le point sur les conséquences des essais nucléaires avec les associations de défense des victimes. Il compte examiner l’évolution de certains cancers.
Les symptômes? Maux de tête, troubles de la sensibilité, troubles cognitifs ( perte de mémoire immédiate, et troubles de l’attention et de la concentration), insomnies, fatigue chronique et tendance dépressive.
Selon le professeur Belpomme : on peut traiter mais pas faire régresser la maladie. On supprime les téléphones portables, la wifi, les ordinateurs, ainsi que toute source électromagnétique. Les électrosensibles ne peuvent pas habiter près des antennes relais.
Une partie d’entre eux est contraintes de se désocialiser en partie. Certains perdent leur travail, leur compagnon, les conséquences de cette sensibilité aux champs magnétiques peuvent être dévastatrices, et ne sont pas suffisamment prises en compte.
Le cancérologue prévient : « Avant tout, c’est l’abus de l’utilisation du téléphone portable, et du téléphone sur socle, qui posent problème. Ce qu’il faut, c’est rappeler qu’on ne doit pas utiliser un téléphone portable plus de 20 minutes par jour, avec des séquences de 6 minutes. »
> Écouter le reportage du Dr. Dominique Belpomme :
http://www.tntv.pf/embed/10703/2/?embed=false&share=true&playlist=true&subscribe=true&fromWm=1&
> Lire la nouvelle en ligne sur le site de TNTV News
SANTE – Les ondes électromagnétiques nous tuent à petit feu. Le professeur Belpomme, cancérologue spécialisé dans la sensibilité électromagnétique, est actuellement en Polynésie. Il appelle les usagers de téléphones et d’internet à la vigilance: téléphoner plus de 20 minutes par jour peut entraîner des troubles graves et irréversibles, voire, une intolérance aux champs électromagnétiques.
L’électro-hyper sensibilité: une pathologie qui touche de plus en plus de personnes, même en Polynésie.
Selon l’OMS 10% des cas sont considérés comme graves.
Invité par l’association Heitaratara, qui lutte contre les effets des ondes électro magnétiques: le professeur Belpomme, cancérologue, appelle à la prudence.
« Les méfaits sur la sante? Il y a deux types de pathologies actuellement. L’électro-hypersensibilité, qui peut éventuellement conduire, s’il n’y a pas de traitement, et surtout de sevrage électromagnétique, à des affections dégénératives du système nerveux. Notamment, vers la maladie d’Alzheimer. Ceci n’est pas encore totalement prouvé, mais nous avons des arguments indirects pour dire que comme les extrêmement basses fréquences et basses fréquences, les radiofréquences et hyperfréquences telles que celles qu’on utilise avec les téléphones portables et la wifi, peuvent également conduire à des états proches de la maladie d’Alzheimer. » explique le spécialiste.
« Le deuxième risque, c’est le cancer. Si on utilise un téléphone portable plus d’1 heure par jour, le risque est cinq fois plus important de faire une tumeur cérébrale si l’on a moins de 20 ans. Ceci est démontré dans une étude prospective européenne. C’est dire qu’il faut absolument lutter contre l’utilisation abusive des téléphones portables ou des téléphones sur socle, notamment chez les adolescents. »
Dominique Belpomme profite aussi de son passage sur le fenua pour faire le point sur les conséquences des essais nucléaires avec les associations de défense des victimes. Il compte examiner l’évolution de certains cancers.
Les symptômes? Maux de tête, troubles de la sensibilité, troubles cognitifs ( perte de mémoire immédiate, et troubles de l’attention et de la concentration), insomnies, fatigue chronique et tendance dépressive.
Selon le professeur Belpomme : on peut traiter mais pas faire régresser la maladie. On supprime les téléphones portables, la wifi, les ordinateurs, ainsi que toute source électromagnétique. Les électrosensibles ne peuvent pas habiter près des antennes relais.
Une partie d’entre eux est contraintes de se désocialiser en partie. Certains perdent leur travail, leur compagnon, les conséquences de cette sensibilité aux champs magnétiques peuvent être dévastatrices, et ne sont pas suffisamment prises en compte.
Le cancérologue prévient : « Avant tout, c’est l’abus de l’utilisation du téléphone portable, et du téléphone sur socle, qui posent problème. Ce qu’il faut, c’est rappeler qu’on ne doit pas utiliser un téléphone portable plus de 20 minutes par jour, avec des séquences de 6 minutes. »
> Écouter le reportage du Dr. Dominique Belpomme :
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