lundi 31 août 2015

Les électrosensibles veulent se faire entendre

29 août 2015 – Source : Journal Le Parisien

Ils veulent sortir de l’anonymat. Une centaine de victimes des ondes électromagnétiques se sont réunies ce samedi à Auffargis (Yvelines), à l’appel de l’association nationale Priartem – Les électrosensibles de France qui défend leur cause.

C’est en pleine forêt, à mi-chemin d’Auffargis et Cernay-la-ville, que le rassemblement, s’est tenu. «Le lieu a été choisi pour sa faible exposition aux ondes, ce que nos militants ont eux-mêmes vérifié. Même s’ils se déplacent difficilement dans les transports, je me félicite qu’ils se soient mobilisés car nous voulons nous faire entendre», insiste Janine Le Calvez, présidente de Priartem, qui se félicite d’une première victoire : la justice, pour la première fois en France, a reconnu cette semaine l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes. Mais cette dernière n’est pas reconnue officiellement comme maladie

Marie, originaire des Molières (Essonne), est affectée par ce syndrome. «Tout a commencé en 2010 lorsque j’ai ressenti des douleurs très fortes dans les oreilles en téléphonant. J’ai eu beaucoup de mal à me faire diagnostiquer et j’ai énormément souffert», témoigne cette retraitée de l’Education nationale.

Enfin traitée, Marie va un peu mieux aujourd’hui mais a supprimé le wifi à domicile, ne se sert que très ponctuellement d’un ordinateur et coupe l’électricité la nuit dans sa chambre, même en cas de grand froid.

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On passe pour des allumés: la vie impossible des électrosensibles

29 août 2015 – Source : Journal La Libre

Marie-France ressent un « coup de poignard dans la tête » à proximité d’un portable. Séverine ne quitte plus ses vêtements cousus de métal. La 4G? Une « catastrophe » pour Olivier. Electrohypersensibles, tous se sont réunis samedi en forêt de Rambouillet pour discuter.

« J’ai l’impression que je suis une extraterrestre », lâche une femme. Brouhaha d’assentiment autour de la longue table de bois. Tour à tour, ces dizaines de personnes souffrant d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, réunies à l’initiative du Collectif des Electrosensibles de France et de l’association Priartem, évoquent leur syndrome.

Nausées, épuisement, violents maux de tête sont le lot quotidien de nombre d’entre eux. « Hémorragies des yeux, anales, du nez », complète Antoinette, dans cette clairière en bord de route départementale, à 40 kilomètres de Paris. Comme « un coup de soleil en permanence », confie Sophie. Séverine: « un oursin dans mes poumons ».

A la source de leurs maux, décrivent-ils, antennes-relais, portables, wifi, ordinateurs, téléphones sans fil, la 4G, « redoutable » de l’avis de tous, voire simplement le courant électrique. Ou même, pour certains, « une couronne dentaire », « les néons d’un magasin ».

L’électrosensibilité n’est pas reconnue officiellement en France comme maladie et fait l’objet de controverses entre experts. Mais ce rassemblement annuel a cette fois une saveur particulière: la justice a reconnu en juillet le droit à une allocation pour handicap grave dû à l’électrosensibilité, une première.

Car le quotidien devient vite invivable. « Impossible de prendre le train, le métro », raconte Séverine: trop de portables dans un espace confiné. Isabelle doit demander à sa famille de lire pour elle ses emails professionnels. En invalidité depuis 2011, Manuel Hervouet, fondateur du collectif, témoigne: « C’est la retraite avant l’heure, l’impasse professionnelle, de faibles revenus ».

Peinture anti-ondes

A cela s’ajoute un sentiment de grande solitude. « Un mur total d’incompréhension » de la part du « médecin de village », raconte Séverine. « On passe pour des allumés », abonde Pauline. « Le médecin m’a dit que j’avais besoin de soins psychiatriques », confie Emilia.

Les proches, les voisins ne sont pas toujours compréhensifs. Malgré un « jardin de 3.000 mètres carrés » pour protéger son fils de l’extérieur, il reste un riverain « qui ne veut pas éteindre son wifi », peste Pascaline.

Dans la clairière, on s’échange de bons conseils : traitements, marques de peinture au carbone pour isoler sa chambre, nourriture à éviter. Antoinette témoigne: « Dès que je mange du lactose, j’ai mal au foie et aux doigts de pieds ». On discute de l’utilité de porter des sous-vêtements tissés d’argent et de cuivre : Séverine trouve qu’ils la protègent « à 30% ».

On se remonte aussi le moral. La voix de Sandy, graphiste, se brise quand elle dit : « Le jour où j’arrêterai totalement l’ordinateur, je fous le camp, je vous le dis clairement ».

On réaffirme aussi le besoin de maintenir en France des « zones blanches », sans ondes. Séverine: « En ville, même un cagibi, même un container, je m’en fous! Surtout dans les hôpitaux ».

« Le corps médical ne se met absolument pas en branle pour essayer de décrire la maladie », déplore Sophie Pelletier, porte-parole du collectif.

Celui-ci réclame notamment « un moratoire sur les (compteurs électriques communicants) Linky », « la suspension de l’expérimentation des tablettes à l’école », un nouveau rendez-vous au ministère de la Santé ou encore « des mesures urgentes de mise à l’abri » pour les plus atteints par le syndrome.

Ces derniers ne sont pas au rendez-vous, exilés bien loin de Paris. Car, même dans l’isolement apparent de la forêt de Rambouillet, difficile d’être serein. Séverine « sent une antenne-relais ». « Moi, je ressens les avions » qui survolent la clairière, dit Antoinette. Rires jaunes dans l’assistance: « On a téléphoné à Air France… Ils sont vraiment pas coopératifs ».

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Hypersensible aux ondes, Eric vit sous un voile d’argent, loin du monde

27 août 2015 – Source : Journal La Libre

Maux de tête, picotement, troubles du sommeil ? Pour les électrosensibles, ces symptômes sont dus chez eux à l’exposition aux ondes électromagnétiques, qui, avec le Wifi et le GSM, saturent notre environnement. Cette « électrosensibilité » est désormais considérée par la justice française comme un handicap. Un tribunal de Toulouse a reconnu pour la première fois l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. Le jugement confirme, expertise médicale à l’appui, que Marine Richard, la plaignante, souffre d’un syndrome dont « la description des signes cliniques est irréfutable ».

Le jugement évalue sa déficience fonctionnelle à 85 % et estime qu’elle ne peut pas travailler. Il lui accorde le droit à une allocation pour adulte handicapé – 800 euros par mois – pour trois ans, éventuellement renouvelables. « Cette reconnaissance par la justice est une grande première en France », a commenté Etienne Cendrier, de l’association Robin des Toits, qui a transmis mardi soir le jugement datant de juillet, à la presse.

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jeudi 27 août 2015

Visite de l’UPAC chez Hydro-Québec

26 août 2015 – Source : La Presse

La police anticorruption est intervenue auprès de la société d’État Hydro-Québec en début d’année, a appris La Presse. Un surintendant général a été rétrogradé et ne peut plus accorder de contrats, mais aucune accusation ne sera portée contre lui.

D’après nos renseignements, cet employé d’Hydro-Québec était visé par les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) qui ont visité les bureaux d’Hydro-Québec Équipement et services partagés à Place Dupuis, au 855, rue Sainte-Catherine Est. L’employé au coeur de l’enquête a d’ailleurs été suspendu sans solde de mars à la fin de juin, a-t-on su.

Un surintendant général planifie, organise le travail et gère des employés et des entrepreneurs. On dénombre 15 surintendants chez Hydro, dont 5 surintendants généraux, tous à la division Équipement et services partagés, qui est la division construction chez Hydro.

Le nom du surintendant général en question apparaissait sur la licence de constructeur-propriétaire de la Régie du bâtiment du Québec au début du mois d’août avec ceux de cinq autres personnes, dont Réal Laporte, président d’HQ Équipement et services partagés. Le 24 août, son nom n’y était plus.

«Nos enquêteurs sont allés chez Hydro-Québec en mai. Ils y ont rencontré des gens», confirme la porte-parole de l’UPAC Anne-Frédérick Laurence.

Toutefois, au terme de l’enquête interne d’Hydro-Québec, les deux parties, Hydro et l’UPAC, ont convenu de ne pas soumettre le dossier au procureur général de la province puisqu’il n’y a pas eu de malversation, mais seulement un manquement éthique concernant un fournisseur, indique une source proche d’Hydro-Québec.

Une malversation implique une sortie d’argent, un détournement d’argent, explique cette même personne. Par manquement éthique, on entend plutôt un abus de confiance.

L’employé a donc pu réintégrer les rangs d’Hydro-Québec avec salaire, mais il a été rétrogradé. Il ne peut plus accorder de contrats, assure notre informateur.

«Pour le moment, je n’ai pas grand-chose à dire», a fait savoir celui-ci quand nous l’avons joint par téléphone à son nouveau lieu de travail chez Hydro-Québec, à Laval.

Vérification indépendante

Quant à l’entreprise concernée, elle a signé un pacte d’intégrité avec Hydro. En vertu de ce pacte, elle se soumet à une vérification indépendante de ses livres, qui est toujours en cours, nous a-t-on confié. Pendant le processus, l’entreprise ne peut pas soumissionner auprès d’Hydro-Québec.

À noter que c’est l’UPAC, et non pas Hydro, qui est à l’origine de l’enquête. Une fois informée par la police anticorruption, Hydro a déclenché le processus d’enquête interne.

Du côté de la société d’État qui a le monopole de la distribution d’électricité, on mentionne collaborer pleinement avec l’UPAC.

«Lorsque les informations ont été portées à l’attention d’Hydro-Québec, une enquête a été menée par l’entreprise, et les résultats ont été présentés à l’UPAC, souligne Marie-Elaine Deveault, attachée de presse chez Hydro. Aucune accusation n’a été portée. Par ailleurs, comme il s’agissait de manquements éthiques, des mesures disciplinaires rigoureuses ont été prises. Hydro-Québec n’a pas payé ni assumé aucuns frais pour des travaux qui auraient été réalisés chez un particulier.»

Un deuxième cas connu en quelques mois

Le surintendant général rétrogradé n’est pas le premier employé d’Hydro-Québec à qui l’on reproche son manque d’éthique. Denis Hervieux, cadre de la société d’État, a été congédié en décembre 2014. Il s’était notamment fait payer un stationnement pour sa Porsche, et sa fille avait obtenu un emploi d’un fournisseur, selon ce qu’a rapporté Le Journal de Montréal.

À l’époque, le ministre Pierre Arcand avait exprimé sa confiance dans les mesures de vérification mises en place par la société d’État. «Il y a beaucoup de contrôleurs à Hydro-Québec, ne vous en faites pas», avait-il insisté.

Dans son bilan de fin d’année en décembre dernier, le patron de l’UPAC Robert Lafrenière avait indiqué aux médias que son équipe enquêtait chez Hydro et que la société d’État faisait même partie de ses quatre grandes priorités en 2015, au même titre que les contrats des municipalités, les grands chantiers routiers et les dossiers informatiques.

Hydro-Québec échange constamment avec l’UPAC sur une multitude de sujets, dit-on à l’interne chez Hydro-Québec. Il a été impossible de savoir quel est le nombre d’enquêtes en cours.

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France : La justice reconnaît le handicap dû à l’électrosensibilité

25 août 2015 – Source : TVA Nouvelles

La justice française a reconnu pour la première fois l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, un dossier sensible dans un environnement où téléphones mobiles et wifi sont omniprésents.

Passé inaperçu lors de sa publication début juillet, le jugement d’un tribunal de Toulouse (sud-ouest) confirme, expertise médicale à l’appui, que Marine Richard, la plaignante, souffre d’un syndrome dont «la description des signes cliniques est irréfutable».

Le jugement, transmis mardi à l’AFP par l’association Robin des Toits, qui milite pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil, évalue sa déficience fonctionnelle à 85% et estime qu’elle ne peut pas travailler.

Il lui accorde le droit à une allocation pour adulte handicapé – environ 800 euros par mois – pour trois ans, éventuellement renouvelables.

«Cette reconnaissance par la justice est une grande première en France», a commenté à l’AFP Étienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits.

«C’est une percée», a ajouté Mme Richard, 39 ans qui vit dans la précarité et se bat pour la reconnaissance de son handicap.

L’hypersensibilité aux ondes magnétiques n’est pas reconnue officiellement en France comme maladie et fait l’objet de controverses entre experts.

Elle se traduit par des maux de tête, picotements, troubles du sommeil, des symptômes divers, transitoires et communs à de nombreuses affections.

Ceux qui se déclarent «hypersensibles» citent souvent les antennes-relais, portables, téléphones sans fil ou wifi comme causes directes de leurs maux.

Pour la première fois, un homme souffrant d’électrosensibilité s’était vu accorder par l’administration une aide financière en 2014 dans l’Essonne. Mais il s’agissait d’un accord à l’amiable et non d’une décision de justice.

L’avocate de Mme Richard, Alice Terrasse, a affirmé que ce jugement pourrait faire jurisprudence car «des milliers de personnes» sont concernées mais n’ont pas saisi les tribunaux jusqu’à aujourd’hui.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu en 2005 que l’électrosensibilité était «caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d’un individu à l’autre» et «ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable».

Mais il n’existe ni critères diagnostiques clairs, ni base scientifique permettant de relier les symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques, ajoutait l’étude de l’OMS.

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Première reconnaissance en justice d’un handicap dû à l’électrosensibilité

25 août 2015 – Source : Journal Science et Avenir

L’hypersensibilité aux ondes magnétiques n’est pas reconnue officiellement en France comme une maladie et fait l’objet de controverses entre experts.

La justice a pour la première fois en France reconnu l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, a déclaré mardi 25 août 2015 l’association Robin des Toits qui milite pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil. Un récent jugement du « Tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse » transmis à l’AFP par l’association reconnait après expertise médicale que la plaignante, Marine Richard, souffre du syndrome d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques dont « la description des signes cliniques est irréfutable« .
Maux de tête, picotements, troubles du sommeil

Dans ce jugement, il est estimé que sa déficience fonctionnelle est de 85 % « avec restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi ». La justice lui accorde en conséquence le droit à une allocation pour adulte handicapé de trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement. « Cette reconnaissance par la justice est une grande première en France », a déclaré par téléphone à l’AFP Étienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits.

RECOURS. Mme Richard, 39 ans, avait déposé un recours en avril 2014 contre une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes en situation de handicap de l’Ariège. Cette ancienne journaliste y vit recluse dans les montagnes en raison de ses troubles qui durent depuis 2010. L’hypersensibilité aux ondes magnétiques n’est pas reconnue officiellement en France comme une maladie et fait l’objet de controverses entre experts. Elle se traduit par des maux de tête, picotements, troubles du sommeil, des symptômes divers, transitoires et communs à de nombreuses autres affections. Ceux qui se déclarent « hypersensibles » citent souvent les antennes-relais, les portables, les téléphones sans fil ou le wifi comme causes directes de leurs maux.
Lire

Portables, Wi-Fi, tablettes : les vrais dangers des ondes
Un grand pas en avant pour la reconnaissance de ce syndrome d’électro-hypersensibilité »

Pour la première fois, un homme souffrant d’électrosensibilité s’était vu accorder une aide financière en 2014 pour sa pathologie par la Maison départementale des personnes handicapées de l’Essonne. Mais il s’agissait d’un accord à l’amiable avec cette administration spécialisée. Le Tribunal de Toulouse contacté s’est refusé à tout commentaire. Ni la plaignante ni son avocate n’ont pu être jointes dans l’immédiat. Mais, estime Étienne Cendrier, « il s’agit d’un grand pas en avant pour la reconnaissance de ce syndrome d’électro-hypersensibilité ; la justice – comme souvent – est en avance sur les politiques. » Il espère que le jugement de Toulouse fasse jurisprudence. « Souvent la justice est plus humaine que les politiques qui protègent les industriels », a-t-il estimé. Une loi de janvier 2015 ne prévoit qu’un rapport début 2016 sur l’hypersensibilité aux ondes magnétiques, a ajouté le porte-parole de Robin des Toits.

RECONNAISSANCE. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reconnu en 2005 que l’électrosensibilité était « caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d’un individu à l’autre » mais qui « ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable ». Il n’existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques, ajoutaient les auteurs de l’étude de l’OMS.

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L’électrosensibilité officiellement reconnue comme un handicap lourd

25 août 2015 – Source : Journal Sud Ouest

La justice a accordé pour la première fois une allocation « adulte handicapé » à une femme souffrant d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques et obligée de vivre recluse pour y échapper.

La justice a reconnu pour la première fois en France l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques.

Un récent jugement transmis par l’association Robin des Toits – qui milite pour une meilleure sécurité des appareils sans fil – reconnait après expertise médicale que le syndrome d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques est bien réel et que « la description des signes cliniques est irréfutable ».

Dans ce jugement, il est estimé que la déficience fonctionnelle de la plaignante est de 85%, ce qui l’empêche de travailler normalement.
Sur le même sujet : Projet d’antennes : les parents prennent le relais
La justice lui accorde en conséquences le droit à une allocation pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement.

« Cette reconnaissance par la justice est une grande première en France« , a déclaré par téléphone Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits.
Obligée de vivre recluse

Marine Richard, 39 ans, avait déposé un recours en avril 2014 contre une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes en situation de handicap de l’Ariège. Cette ancienne journaliste y vit recluse dans les montagnes en raison de ses troubles qui durent depuis 2010.

L’hypersensibilité aux ondes magnétiques n’est pas reconnue officiellement en France comme une maladie et fait l’objet de controverses entre experts.

Elle se traduit par des maux de tête, picotements, troubles du sommeil, des symptômes divers, transitoires et communs à de nombreuses autres affections.

Ceux qui se déclarent « hypersensibles » citent souvent les antennes-relais, les portables, les téléphones sans fil ou le wifi comme causes directes de leurs maux.

Pour la première fois, un homme souffrant d’électrosensibilité s’était vu accorder une aide financière en 2014 pour sa pathologie par la Maison départementale des personnes handicapées de l’Essonne. Mais il s’agissait d’un accord à l’amiable avec cette administration spécialisée.
Le premier pas d’une longue route

Mais, estime Etienne Cendrier, « il s’agit d’un grand pas en avant pour la reconnaissance de ce syndrome d’électro-hypersensibilité; la Justice – comme souvent – est en avance sur les politiques. »

Il espère que le jugement de Toulouse fasse jurisprudence. « Souvent la justice est plus humaine que les politiques qui protègent les industriels », a-t-il estimé.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reconnu en 2005 que l’électrosensibilité était « caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d’un individu à l’autre » mais qui « ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable ».

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Mauvaises créances d’Hydro-Québec : Vives réactions de la députée de Mirabel

25 août 2015 – Source : Journal L’Éveil

«Quand les ménages ne sont plus capables de payer leur électricité, ce n’est pas le temps d’augmenter les tarifs!» a déclaré la députée de Mirabel, Sylvie D’Amours, qui a réagi vivement à la publication des estimations d’Hydro-Québec quant aux mauvaises créances de ses clients qui atteindraient 100,3 millions de dollars en 2015.

«D’un côté, nous avons Hydro-Québec qui constate une augmentation des mauvaises créances de ses clients. De l’autre, la même société d’État demande une augmentation des tarifs d’électricité. On s’attend à quoi? C’est ça la stratégie du gouvernement libéral pour relancer notre économie?» s’est indignée Sylvie D’Amours.

«Pour moi, a-t-elle poursuivi, l’atteinte du cap des 100 millions de mauvaises créances d’Hydro-Québec est un signal flagrant que les ménages moyens ne sont plus capables d’arriver. Manifestement, il faudrait que le gouvernement soit à l’écoute des signes évidents que la population lui envoie.»

La députée rappelle que la Coalition Avenir Québec propose d’axer sa stratégie sur l’augmentation des revenus collectifs en travaillant sur une économie plus forte et non sur des moyens imaginatifs de taxer les familles du Québec.

Elle poursuit en s’inquiétant des répercussions sur les familles de Mirabel: «Je représente beaucoup de jeunes familles qui se lèvent tous les matins pour aller travailler. Les revenus n’augmenteront pas. Donc, si elles paient davantage en frais de toutes sortes, elles ont moins d’argent à dépenser dans les entreprises de la région.»

Selon la députée, le bureau de circonscription reçoit de plus en plus d’appels de gens qui ne sont pas à faible revenu et qui ont de la difficulté à payer les services les plus élémentaires.

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Les nouvelles maladies de l’ère numérique

25 août 2015 – Source : Triplex, le blogue techno de Radio-Canada

Aimeriez-vous vivre dans une ville sans aucune connexion sans fil? C’est la réalité des résidents de Green Bank, en Virginie-Occidentale. Pas de signal cellulaire, pas de routeurs, pas d’antennes de diffusion. Pour nombre d’entre nous, ce serait sûrement un cauchemar, mais pour d’autres, c’est une coupure essentielle pour leur santé.
Un mal que la science peine à reconnaître

Avec l’ère numérique sont apparus de nouveaux maux. Certains souffrent, par exemple, de ce que l’on appelle l’hypersensibilité électromagnétique, une condition que la médecine ne semble pas reconnaître comme une pathologie à part entière. L’Organisation mondiale de la santé constate l’existence d’une série de symptômes comme des rougeurs, des picotements, de la fatigue, des difficultés de concentration, des palpitations cardiaques, des troubles digestifs, etc., mais pas son lien avec une exposition aux ondes électro­magnétiques. Cette position date de 2005, et il n’existe toujours pas de critères diagnostiques clairs malgré l’augmentation de notre utilisation d’appareils mobiles.

Pourtant, le sujet revient périodiquement dans les médias. Chez nous, il en a été abondamment question autour de l’implantation des nouveaux compteurs intelligents d’Hydro-Québec.

En mai dernier, près de 200 scientifiques internationaux ont lancé un appel à l’ONU et à l’OMS afin que soient définies des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques. Il faut dire que certains chiffres avancés sont alarmants. Un professeur de neuroscience de l’Institut Karolinska, en Suède, Olle Johansson, mentionne que le nombre de personnes souffrant de cette condition atteindrait 3,5 % de la population américaine (ce qui représente tout de même 11 millions d’individus).

Si vous avez le temps, voici une de ses conférences, où il explique les tenants et aboutissants de la chose.
Un cas de jurisprudence en France?

Un jugement historique vient peut-être de donner un nouvel élan à la cause. En effet, la justice française vient de reconnaître, pour la première fois, l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques.

La plaignante, Marine Richard, est une ancienne journaliste qui souffre de symptômes depuis 2010. Selon le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse, il s’agit bien du syndrome d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, dont « la description des signes cliniques est irréfutable ».

« Dans ce jugement, il est estimé que sa déficience fonctionnelle est de 85 % ‘avec restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi’. La justice lui accorde, en conséquence, le droit à une allocation pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement. »

Les autres maladies du numérique

Les nouveaux maux reliés à notre mode de vie branché ne s’arrêtent pas là. Cet article répertorie cinq nouvelles conditions qu’il relie directement à l’utilisation qu’on fait de la technologie.
1. Les cervicalgies des textos ou text neck

Notre façon de regarder l’écran de nos téléphones a des conséquences sur notre cou. Plus l’angle de notre cou augmente, plus le poids imposé sur les cervicales augmente. À 15 degrés, le poids équivaut à environ 27 livres; à 30 degrés, c’est 40 livres; à 45 degrés, c’est 49 livres, etc. Ce genre de position peut amener une usure prématurée de la colonne. Une solution simple? Baissez les yeux, pas la tête, quand vous regardez votre téléphone.
2. Diminution de l’ouïe

Les études comme celle-ci, qui mettent en garde les utilisateurs d’iPod, sont nombreuses. Un sondage de 2006 de la American Speech-Language-Hearing Association mentionnait que, parmi les utilisateurs d’appareils mobiles pour écouter de la musique, 35 % des adultes et jusqu’à 59 % des adolescents écoutaient de la musique très forte.

L’article précise que les dommages causés à l’ouïe sont cumulatifs et irréversibles. Baissez donc le volume.
3. Les effets sur le cerveau

Notre constante utilisation d’appareils nous rendrait, contrairement à ce qu’on pourrait penser, moins productifs. C’est ce qu’avance cette récente étude des universités de Floride, du Michigan et de Washington. En passant nos journées devant nos ordinateurs et nos soirées (pour ne pas dire nos nuits) sur nos téléphones à scruter Facebook ou à écrire des textos, nous privons notre corps d’une période de repos bien nécessaire, ce qui a, par ricochet, un effet négatif sur notre productivité le lendemain.

Prenez donc une pause de votre écran. Après la lecture de ce billet.
4. Les rides du numérique

Oui, vous avez bien lu. Il semblerait que l’utilisation accrue de l’ordinateur aurait aussi des conséquences visibles. Cet article de 2010 mentionne qu’en passant nos journées à fixer à un écran d’ordinateur, on creuserait nos rides sur notre front et autour des yeux, en plus de se doter d’un formidable double menton causé par la position de notre cou. Joyeux, n’est-ce pas?

C’est vrai qu’on est nombreux à travailler sur des portables. On baisse donc forcément les yeux plus souvent, puisqu’on privilégie le confort de nos mains et de nos bras sur le clavier.
5. La fatigue numérique de l’oeil

Ce n’est rien de nouveau. Bien sûr, la vue peut baisser à force de passer tout notre temps à regarder des écrans (ordinateurs, téléphones, télévision, etc.). Mais ce que je ne savais pas, c’est que ça porte un nom, le « Computer Eye Syndrome » ou la fatigue numérique de l’oeil, selon l’Association américaine d’optométrie. Vous aurez tous les conseils nécessaires sur leur page. En attendant, ça peut être une bonne idée de télécharger une application qui réduira la luminosité de votre écran, comme celle-ci ou celle-ci.

Allez, bonne pause!

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Hydro-Québec: une victoire qui ferait économiser 2 milliards aux contribuables

24 août 2015 – Source : La Presse

Le Trésor québécois pourrait économiser jusqu’à 2 milliards de dollars au cours des 20 prochaines années grâce à la victoire remportée par Hydro-Québec contre des petits producteurs d’électricité, affirme la Fondation Rivières.

Comme le rapportait La Presse Affaires vendredi dernier, Hydro pourra renégocier unilatéralement les tarifs conclus au début des années 90 avec une soixantaine de producteurs privés. La société d’État souhaite réduire de moitié le prix qu’elle paie pour acheter leur électricité, qui s’établit aujourd’hui à 8,6 cents/kWh.

Même si le tarif final sera déterminé en arbitrage, la Fondation Rivières estime que les contribuables peuvent déjà espérer économiser environ 2 milliards pour les 64 contrats d’approvisionnement répertoriés.

«Le calcul d’un juste prix doit prendre en considération que les coûts de construction de ces centrales avant 1995 ont été amortis et que les producteurs n’ont essentiellement qu’à assumer les coûts d’exploitation, a indiqué l’organisme lundi matin. On sait déjà qu’Hydro-Québec n’a pas besoin des 393 mégawatts de puissance totale provenant de ces 64 centrales.»

Selon la Fondation Rivières, le «juste tarif» qui devrait être payé aux petits producteurs oscille entre 1,8 et 3,5 cents/kWh.

«La population n’a pas à assumer de telles pertes et subir une hausse de facture, soutient l’organisme. Un prix supérieur consenti constituerait autant de profits injustifiés aux producteurs, souvent d’origine étrangère, alors que le gouvernement réduit ses budgets dans ses services en période dite d’austérité.»

La Fondation Rivière demande en outre le non-renouvellement des contrats des petites centrales qui nuisent à l’environnement, en causant par exemple des inondations ou des assèchements de rivières.

Les producteurs outrés

L’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER), qui représente les petits fournisseurs privés, estime que la position défendue par la Fondation Rivières n’a «aucun sens».

«Je ne sais pas ce qu’ils font dans la vie ces gens-là, mais dans la cause tarifaire qui est devant la Régie de l’énergie 2016-2017, je vois très bien qu’Hydro-Québec a besoin de 2147 mégawatts au-delà du bloc patrimonial pour passer l’hiver 2016-2017», a souligné Jean-François Samray, PDG de l’AQPER.

«Le plan d’approvisionnement pour la prochaine décennie montre très clairement qu’HQ a d’énormes besoins de puissance», a-t-il poursuivi.

Le porte-parole des petits producteurs qualifie de «paradoxale» la sortie de la Fondation Rivières, un organisme à but non lucratif «dont la mission est d’oeuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières».

«Je trouve ça paradoxal, car si Hydro-Québec n’a pas recours à cette énergie-là et à cette puissance-là, ça veut dire qu’ils vont d’approvisionner sur les marchés avoisinants, et ce qu’ils achètent en hiver, quand tout le monde en a besoin, c’est principalement du charbon et de l’huile qui sert à produire de l’électricité», a fait valoir M. Samray.

L’achat d’électricité auprès des petits producteurs indépendants coûte bon an mal an entre 250 et 275 millions à Hydro-Québec.

La semaine dernière, la société d’État s’est dite «satisfaite» de la décision rendue par le tribunal d’arbitrage, qui devrait lui permettre de décréter unilatéralement les nouveaux tarifs.

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mercredi 19 août 2015

Comptes en souffrance d’Hydro: pis après!

18 août 2015 – Source : Journal de Québec

Les pertes d’hydro-québec pour mauvaises créances vont atteindre cette année un record. Est-ce inquiétant pour le généreux dividende qu’hydro-québec doit verser annuellement au gouvernement du Québec?

Mon collègue Pierre Couture rapportait hier que les pertes pour mauvaises créances de la société d’état allaient atteindre en 2015 la barre des 100 millions de dollars, soit environ neuf millions de plus que les pertes annuelles moyennes des dernières années.

Quand on additionne les hausses annuelles de tarifs et la forte augmentation de la consommation d’électricité attribuable à l’extrême froideur des deux derniers hivers, il va sans dire qu’on se retrouve avec des factures d’électricité plus onéreuses.

SITUATION DRAMATIQUE

Par conséquent, un plus grand nombre de consommateurs en arrachent davantage, non seulement chez les gens à faible revenu, mais également chez les ménages à revenu moyen. Même situation dramatique chez les clients commerciaux dont les finances sont précaires en raison de la situation économique.

Maintenant, que le gouvernement Couillard se rassure : ces pertes de 100 millions restent tout de même relativement modestes par rapport à l’ensemble des revenus de la société d’état. Si jamais Hydro-québec devait couper dans le généreux dividende qu’elle devra verser au gouvernement en 2015, il serait mal venu d’en imputer la faute à la hausse des pertes pour mauvaises créances.

Explications : en 2014, les ventes d’électricité d’hydro-québec ont atteint les 13,2 milliards de dollars, soit près de 1,4 milliard de plus qu’en 2011. Le niveau des pertes pour mauvaises créances, lui, est resté le même, soit quelque 91 millions. En 2014, le dividende annuel grimpait à 2,54 milliards, soit 577 millions de plus que celui versé en 2011.

Comme l’année 2015 va s’avérer plus lucrative en raison de la hausse des ventes d’électricité au cours de la froidure des mois de janvier à mars, la hausse des mauvaises créances de 9 millions (par rapport à 2014) n’aura donc pas d’impact ou presque sur la rentabilité de la société d’état.

MAUVAISES CRÉANCES

Par ailleurs, toutes les grandes entreprises commerciales et industrielles sont aux prises avec des provisions pour pertes sur mauvaises créances. Cela fait partie intégrante du commerce. Ainsi Hydro-québec ne fait pas exception.

Une perte de 100 millions de dollars pour mauvaises créances… ça mérite évidemment qu’on s’y attarde de près. Cela démontre qu’un grand nombre de clients d’hydro (environ 300 000) sont étouffés par les dettes.

Et Hydro-québec n’aide pas leur cause en leur facturant par surcroît des frais annuels de 14,4 % sur les sommes en souffrance. C’est 2,4 fois plus élevé que le taux d’intérêt de 6 % chargé par Revenu Québec sur les créances fiscales.

Quelle gourmandise!

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Appel à la vigilance: des fraudeurs se feraient passer pour Hydro-Québec

18 août 2015 – Source : Journal de Joliette

Un groupe de fraudeurs se faisant passer pour des représentant d’Hydro-Québec serait à l’œuvre depuis plusieurs sur l’ensemble du territoire québécois, cherchant par tous les moyens à obtenir des informations confidentielles de leurs victimes.

Les fraudeurs en question auraient fait usage de plusieurs techniques pour tenter d’obtenir nom, adresse ou numéro de carte de crédit de leur victime potentielle. L’une de ces méthodes consisterait à joindre une victime par téléphone et exiger un paiement immédiat d’une facture, sous peine de couper l’électricité. Un courriel de type « hameçonnage » circule également sur le Web depuis quelques jours. Si le phénomène est loin d’être nouveau, il semblerait qu’il ait prit une telle ampleur que la société d’état a été obligée d’avertir ses clients de la situation. Un message enregistré peut être entendu lorsque la population téléphonera aux bureaux d’Hydro-Québec.

Hydro-Québec tient à rappeler qu’elle ne demande jamais à ses clients de leur fournir un numéro de carte de crédit et que toute situation contraire est possiblement une tentative de fraude.

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Hydro-Québec prévoit perdre 100 M $

17 août 2015 – Source : Journal de Québec

Les mauvaises créances vont coûter cher à la société d’État en 2015

Le 1er avril dernier, Hydro-Québec a eu le feu vert de la Régie de l’énergie pour augmenter ses tarifs d’électricité de 2,9 %.

Les mauvaises créances de clients incapables de payer leur facture d’électricité – dont de plus en plus de clients de la classe moyenne – vont faire perdre 100 millions $ à Hydro-Québec cette année, a appris Le Journal.

Selon des documents déposés à la Régie de l’énergie, Hydro-Québec s’attend maintenant à perdre 100,3 millions $ en 2015 en raison d’une augmentation importante du nombre de mauvais payeurs, un record.

En avril dernier, Hydro-Québec prévoyait radier une somme de 96,7 millions $. La dépense pour mauvaises créances a toutefois été augmentée de près de 4 millions $ récemment par la société d’État.

Situation préoccupante

Une situation préoccupante selon l’Union des consommateurs (UC), qui note une hausse importante de cas de mauvais payeurs auprès de la classe moyenne.

«Ce n’est plus une affaire de ménages à faible revenu. On voit maintenant de plus en plus des familles dont les deux conjoints travaillent qui sont incapables de payer leur électricité», souligne l’analyste en énergie de l’UC, Marc-Olivier Moisan-Plante.

Ce dernier rappelle que le taux d’intérêt de 14,4 % de la société d’État fait très mal aux clients dont les paiements sont en retard.

Incidence

L’UC croit que les récentes hausses de tarifs ont d’ailleurs une incidence sur les montants des mauvaises créances en progression chez Hydro-Québec.

Au cours des trois dernières années, les clients d’Hydro-Québec ont encaissé des hausses de tarifs combinées de près de 10 %.

Le 1er avril dernier, Hydro-Québec a eu le feu vert de la Régie de l’énergie pour augmenter ses tarifs d’électricité de 2,9 %.

Et la société d’État a déposé une nouvelle requête pour hausser ses tarifs de 1,9 % l’an prochain (le 1er avril 2016).

Chez Hydro-Québec, on est d’avis que cette hausse de mauvaises créances est fortement liée aux températures très froides enregistrées l’hiver dernier.

«Parce que les ventes d’électricité ont augmenté en raison de l’hiver froid, les mauvaises créances ont augmenté aussi», a souligné le porte-parole d’Hydro-Québec, Marc-Antoine Pouliot.

Pour limiter les cas de mauvaises créances, Hydro-Québec dit offrir plusieurs mesures à ses clients, dont des ententes de paiement personnalisées.

Plus de 120 000 avis

Bon an mal an, la société d’État fait parvenir plus de 120 000 avis d’interruption de courant à ses clients mauvais payeurs.

Avec sa clientèle résidentielle, Hydro-Québec dit avoir conclu l’an dernier près de 288 000 ententes, dont 100 000 (une augmentation de 49 %) avec des ménages à faible revenu.

Pertes annuelles pour mauvaises créances chez Hydro-Québec

2011 : 91,1 M$
2012 : 80,6 M$
2013 : 92,9 M$
2014 : 91,3 M$
2015 : 100,3 M$*

*Nouvelles prévisions d’Hydro-Québec
Source: Hydro-Québec

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Hydro Québec prévoit perdre 100 millions de dollars cette année, seulement en comptes impayés!



17 août 2015 – Source : FM 93

Émission : Normandeau-Duhaime

Titre : Hydro Québec prévoit perdre 100 millions de dollars cette année, seulement en comptes impayés!

Éric Duhaime et Nathalie Normandeau discutent avec Marc-Olivier Moisan-Plante (analyste en énergie à l’Union des consommateurs) et demandent également l’avis du public.

Intervenants : Éric Duhaime et Nathalie Normandeau

> Écouter l’émission en ligne sur le site du FM 93 (Durée : 19:57)

Des fraudeurs se font passer pour Hydro-Québec

16 août 2015 – Source : Journal de Montréal

Plusieurs clients d’Hydro-Québec se plaignent depuis quelques jours de recevoir des courriels ou des appels frauduleux de la part de soi-disant employés de la société d’État, qui ne cherchent en réalité qu’à leur dérober des informations personnelles.

«J’ai bloqué le numéro, ils ont appelé au moins 10 fois en une semaine», s’est plainte en fin de semaine Stéphanie Vallières sur une page Facebook dédiée à la communauté de Saint-Jérôme.

Ces fraudeurs auraient plusieurs techniques pour tenter d’obtenir nom, adresse ou numéro de carte bancaire de leur victime potentielle. L’une d’elles consisterait à joindre une victime par téléphone et exiger un paiement immédiat d’une facture, sous peine de couper l’électricité.

Hydro-Québec Avertit

Plusieurs Québécois ont également reçu ces derniers jours un courriel les invitant à se rendre sur un site internet ressemblant à s’y méprendre à celui d’Hydro-Québec.

Le but de cette technique, appelée hameçonnage? Attirer dans les filets de ce site des clients peu méfiants pour qu’ils y enregistrent leurs données personnelles. Les fraudeurs «pêchent» ensuite ces informations et peuvent les exploiter illégalement, par exemple en volant de l’argent grâce à un numéro de carte de crédit.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais a pris une telle ampleur récemment qu’Hydro-Québec a décidé d’avertir ses clients dès le message d’accueil de sa ligne téléphonique.

Elle recommande à ceux qui reçoivent ce courriel de ne cliquer «en aucun cas» sur le lien qui mène vers le faux site internet. «C’est la même chose pour les appels téléphoniques: on demande aux gens de ne donner aucune information», souligne la porte-parole d’Hydro-Québec Marie-Hélène Deveault.

Difficile à retracer

Cela fait environ un an que la société d’État dit communiquer là-dessus de différentes façons auprès des Québécois. Mais elle avoue être un peu désemparée.

«On essaye de retracer les auteurs [des courriels], mais cela vient de comptes à l’étranger, qui ferment pendant que d’autres ouvrent. Alors c’est difficile de les retrouver», admet Marie-Hélène Deveault, qui dit ne pas savoir combien de clients auraient été contactés ni encore moins combien auraient mordu à l’hameçon des arnaqueurs.

ydro-Québec ne demande jamais à ses clients de leur fournir un numéro de carte de crédit. Si un message ou une personne le fait, c’est une fraude.

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Un compteur intelligent s’enflamme – Hydro-Québec invite ses abonnés à la prudence!



15 août 2015 – Source : Grands Titres

Un compteur intelligent qui a pris feu cette semaine dans une résidence de Farhnam en Estrie a forcé Hydro-Québec à réagir.

Selon TVA Nouvelles, l’incident aurait pu avoir de graves conséquences, citant les pompiers intervenus qui ont affirmé qu’il s’en est fallu de peu pour que le bâtiment au grand complet ne passe au feu. Par chance, l’extérieur en briques de la maison a permis d’éviter le pire car un autre matériau aurait pu flamber et tout emporter dans le brasier.

Cités par la chaîne télévisuelle, les pompiers de Farhnam ont déclaré n’avoir jamais eu affaire à un pareil feu. «En 34 ans de service, je n’ai jamais eu de feu d’embase électrique comme ça», a affirmé le directeur des services incendie de la municipalité, Mario Nareau.

Hydro-Québec a bien sûr eu vent du drame, alors que 3,4 millions de compteurs du genre ont été installés au Québec ces dernières années. Le feu déclaré étant de nature électrique, la société d’État invite tous ses abonnés à faire preuve de prudence en vérifiant l’état des embrases tous les 5 ans. Hydro-Québec réfute d’ailleurs toute responsabilité dans l’incident.

«Dans tous les cas, les services d’incendie ont conclut que les incendies étaient en lien avec les installations électriques des résidences, c’est-à-dire les embases, parce qu’il y avait détérioration de ces installations», a affirmé Serge Abergel, porte-parole d’Hydro-Québec cité par TVA Nouvelles. «Hydro-Québec se défend en disant que c’est la responsabilité du propriétaire de s’assurer que la connexion ou l’embase soit de qualité, mais il n’y a personne qui connait assez ça. Quand ils sont venus changer le compteur, ils auraient dû suggérer ou recommander au propriétaire de faire vérifier son embase», ajoute M. Nareau.

Mentionnons qu’en raison des risques d’incendie, l’Ontario a retiré 5400 compteurs et la Saskatchewan 105 000. Hydro-Québec se défend et affirme utiliser une technologie différente. Histoire à suivre donc…

Et vous chers lecteurs, avez-vous un compteur intelligent chez vous ? Lui faites-vous complètement confiance ?

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L’incendie d’un compteur intelligent relance le débat à Farnham

14 août 2015 – Source : Journal de Montréal

FARNHAM | Un incendie survenu mardi à l’embase d’un compteur intelligent situé dans un immeuble de Farnham, en Estrie, qui a causé des dommages aux installations électriques, a relancé le débat sur la sécurité entourant ces compteurs.

Heureusement dans le cas présent, le revêtement de la maison était en briques.

«Avoir été une maison faite en matériaux combustibles, le feu se serait propagé à la maison», a affirmé Mario Nareau, directeur du service incendie de Farnham.

Cet incident alimente l’inquiétude et la méfiance des citoyens face aux 3,4 millions de nouveaux compteurs intelligents d’Hydro-Québec, installés depuis 2013. «En 34 ans de service, je n’ai jamais eu de feu électrique d’embase comme ça», a affirmé M. Nareau.

«Je suis inquiète oui. Parce qu’on a jamais vérifié ça, je suis propriétaire depuis des années, et je n’ai jamais pensé à vérifier ça ou de demander à un électricien de venir voir», a déclaré Lise Poirier, une voisine qui était présente lors de l’incendie. «Ça a fait boum, un gros boum!», a-t-elle illustré.

Certaines personnes ont eu des problèmes d’interférence ou une augmentation subite de leur facture, alors que plus d’une dizaine ont associé l’incendie de leur demeure aux nouveaux compteurs. «Dans tous les cas, les services d’incendie ont conclu que les incendies étaient en lien avec les installations électriques des résidences, c’est-à-dire les embases, parce qu’il y avait détérioration des installations», a expliqué Serge Abergel, porte-parole d’Hydro-Québec.

Hydro-Québec invite les citoyens à consulter les informations sur leur site internet et de faire vérifier leur embase tous les cinq ans.

«Hydro-Québec se défend pour dire que c’est la responsabilité du propriétaire de s’assurer que la connexion ou l’embase soit de qualité. Mais il n’y a pas personne qui connaît ça assez […] Quand ils sont venus changer le compteur, ils auraient dû recommander au propriétaire de faire vérifier son embase qui était probablement trop vieille», a déploré le directeur du service incendie.

Des provinces canadiennes ont déjà retiré des compteurs intelligents en raison des risques d’incendie. Il y a eu 5400 retraits en Ontario et 105 000 en Saskatchewan. Du côté d’Hydro-Québec, on explique que la situation n’est pas la même, car il s’agit d’une technologie différente.

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Un compteur intelligent en flammes à Farnham

14 août 2015 – Source : TVA Nouvelles

L’incendie d’un compteur intelligent aurait pu avoir de graves conséquences plus tôt cette semaine à Farhnam, en Estrie. Selon les pompiers, il s’en est fallu de peu pour que la demeure soit incendiée.

L’incendie a causé des dommages aux installations électriques. Heureusement, le revêtement de l’immeuble était en briques ce qui a empêché les flammes de se propager.

Si la maison avait été dans un autre matériau, les dégâts auraient pu être bien pires.

Les pompiers de Farnham n’avaient jamais eu à répondre à un feu de ce genre.

«En 34 ans de service, je n’ai jamais eu de feu d’embase électrique comme ça», affirme le directeur des services incendie, Mario Nareau.

Une situation inquiétante alors que ce sont pas moins de 3,4 millions de compteurs intelligents qui ont été installés dans la province.

Hydro-Québec réaffirme que ses installations ne sont pas en cause.

«Dans tous les cas, les services d’incendie ont conclut que les incendies étaient en lien avec les installations électriques des résidences, c’est-à-dire les embases, parce qu’il y avait détérioration de ces installations», affirme Serge Abergel, porte-parole d’Hydro-Québec.

La société d’État incite ses abonnés à faire vérifier les embases tous les cinq ans. De plus, Hydro conseille d’aller consulter son site Internet pour en savoir plus.

«Hydro-Québec se défend en disant que c’Est la responsabilité du propriétaire de s’assurer que la connexion ou l’embase soit de qualité, mais il n’y a personne qui connait assez ça. Quand ils sont venus changer le compteur, ils auraient dû suggérer ou recommander au propriétaire de faire vérifier son embase», ajoute M. Nareau.

En raison des risques d’incendie, l’Ontario a décidé de retirer 5400 compteurs et la Saskatchewan, 105 000. Hydro affirme toutefois que dans son cas, la technologie différente.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site de TVA Nouvelles

Un compteur intelligent et son embase flambent à Farnham

14 août 2015 – Source : La Presse

(Farnham) Un compteur électrique intelligent et son embase fixés au mur d’un immeuble locatif de Farnham ont complètement brûlé, hier après-midi. Fort heureusement, les dommages se sont limités à ces installations électriques.

Les pompiers ont été alertés par une des occupantes vers 14 h 50 en voyant le compteur en flammes. En arrivant sur place, le feu s’était éteint par lui-même. Les flammes ont complètement détruit le compteur jusqu’à l’entrée électrique du bâtiment du boulevard Magenta, explique Mario Nareau, directeur du Service des incendies de Farnham.

Une équipe d’Hydro-Québec a été appelée sur place puisque le duplex était privé de toute alimentation électrique. La société d’État a fait savoir que le compteur de nouvelle génération sera expertisé une fois l’enquête des pompiers complétée, explique Serge Abergel, porte-parole chez Hydro-Québec.

Des incendies qui ont pris naissance dans ces installations électriques ont été signalés à Hydro-Québec, mais dans aucun cas, le compteur de nouvelle génération n’était en cause, affirme M. Abergel.

Les expertises ont conclu que le feu avait plutôt été causé par une défectuosité de l’embase électrique, ce socle dans lequel est fixé le compteur, un équipement appartenant au propriétaire de l’immeuble qui doit en assurer l’entretien, ajoute-t-il.

Une embase électrique défectueuse peut représenter un risque d’incendie, indique le porte-parole, en ajoutant que la Corporation des maîtres électriciens a effectué un rappel auprès des propriétaires sur l’importance de le faire vérifier régulièrement.

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Une réponse svp!

12 août 2015 – Source : Radio Gaspésie – CJRG 94.5 FM, Gaspé

Plusieurs milliers de personnes ont partagé sur Facebook une photo d’une maison qui semble abandonnée, en état de décrépitude, mais qui est pourtant munie d’un compteur intelligent d’Hydro Québec.

Nous avons donc joint la société d’état afin de savoir pourquoi cette maison située à Gaspé, dans le secteur de l’Anse-à-Brillant, était munie de ce type de compteur même si elle n’était visiblement pas habitée.

Chez Hydro Québec, l’attaché de presse Serge Abergel nous explique que l’était d’un bâtiment n’est pas pris en compte par la société d’état, pourvu que le compteur soit fixé sur une surface jugée sécuritaire. En somme, tous les abonnés possédant un compte actif, sans exception, ont eu droit à un nouveau compteur.

> Écouter l’extrait

Cette explication sous-entend que la demeure, même si elle n’est pas habitée, possède son compte d’électricité et que ses propriétaires en paient les frais. Serge Abergel ajoute également que pour Hydro Québec, même si les utilisateurs consomment rarement de l’électricité, cette pratique est rentable:

> Écouter l’extrait

Serge Abergel ajoute que l’état des installations électriques à l’intérieur du bâtiment est la responsabilité du propriétaire.

Journaliste : Ariane Aubert-Bonn

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Des compteurs intelligents mandatés par le gouvernement ont spontanément explosé et pris feu dans des maisons privées

11 août 2015 – Source : Natural News

(en anglais)

(NaturalNews) June 2015: Jolted awake at one in the morning, Veronica Onyskiw of Ontario Canada awoke to the sound of a loud revving car engine. That’s how she described the noise that was growing outside her home. She looked outside and quickly noticed a burning light outside the house, lighting up her backyard. As the revving sound grew louder, the lights in the house dimmed. Then suddenly, the lights went out and an explosion went off. Consumed by the smell of burning plastic and a fear that people were trying to burn down her house, she rushed to the landline phone only to realize it was dead. The smoke alarms weren’t working either. Reaching for her cell phone and rushing outside, she saw the fire, scaling and crawling across the back of her home. The bursts, the cracking, and the popping were coming from the recently installed government mandated Smart Meter. Firefighters on the scene confirmed that the faulty Smart Meter caused the fire, a problem that continues to be reported on throughout North America.

Smart Meters causing spontaneous fires that are hard to detect
In May 2015, at a residence in Dallas, Texas, the homeowner was not as fortunate when a Smart Meter fire broke out unexpectedly. Seventy-four-year-old James Humphrey, Jr. did not make it out alive when a faulty Smart Meter exploded and burned down his home without warning. Trapped in his bedroom, with heavy flames roaring around him, Humphrey Jr. was unable to escape and was found charred on the bedroom floor when firefighters located his body.

These stories are only the tip of the iceberg, representing multiple thousands of cases where Smart Meters have caused unexpected fires, burning down homes. PGE has reportedly replaced at least 70,000 faulty Smart Meters in Oregon. In Pennsylvania, PECO replaced at least 186,000 of the government mandated meters. What’s worse is that homeowners like Veronica Onyskiw who have experienced the Smart Meter fires first hand, are not getting a choice to have their old analog meters back.

Smart Meters are forced on homes without consent or options
Governments, touting potential electricity savings, have mandated Smart Meters and manufacturers and installers have followed along, putting in these public safety hazards without getting permission from homeowners. In a way, the unaccountable governments are claiming they can infringe on people’s property rights by not giving consent for attaching these faulty devices on individuals’ property.

The largest perpetrators, BC Hydro, BCUC and PG&E, who are colluding with government to force Smart Meters on the population, will do everything they can to keep public in the dark about these dangerous new meters. Where is the public outcry? People don’t even have a choice to keep their analog meter and opt out of dangerous rip off Smart Meters. People are basically being forced to put their own lives and property at increased risk!

The data collection industry that fuels the Smart Meter mandate
A whistleblower, who wishes to remain anonymous, has worked in the field, servicing hundreds of thousands of Smart Meters over the past decade. The whistleblower explains that the faulty devices have at least four main sources of arcing. Arcing in a Smart Meter produces extreme heat, increasing the risk of fire. The push to mandate Smart Meters also lies in their ability to collect data from homes. This data is valuable. The National Association of Regulatory Utility Commissioners reports that ‘smart’ meter data will be « a lot more » valuable than the electricity itself. An entirely new data collecting industry has emerged, exploiting people’s privacy for profit, all the while putting their home and life at risk. It doesn’t matter if the meter is made by Sensus, Itron, Landis + Gyr or some other manufacturer: It all comes down to a race to collect data, and the oblivious population is being used as pawns, exploited in this world of collusion and force that is exploiting and putting others at risk.

Sources:

http://www.activistpost.com
http://takebackyourpower.net
http://takebackyourpower.net
http://articles.philly.com
http://www.oregonlive.com

Learn more

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lundi 10 août 2015

Hydro-Québec: Les compteurs intelligents font exploser les plaintes au Protecteur du citoyen

10 août 2015 – Source : Huffington Post Québec

QUÉBEC – L’installation de compteurs intelligents par Hydro-Québec a fait exploser le nombre de plaintes adressées au Protecteur du citoyen.

Entre le 1er avril et le 30 juin dernier, celui-ci a reçu 152 demandes liées à Hydro-Québec, selon un document obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

C’est près de la moitié des plaintes concernant la société d’État reçues par le Protecteur du citoyen pour l’année 2013-2014, les plus récents chiffres disponibles. L’organisme avait alors reçu 310 demandes concernant Hydro-Québec, une hausse par rapport aux 210 demandes de l’année précédente.

«Effectivement, c’est en hausse», note Joanne Trudel, substitut responsable pour les demandes d’accès à l’information au Protecteur du citoyen.

Une grande partie de cette augmentation est liée à l’installation par Hydro-Québec de compteurs intelligents, ajoute-elle, sans pouvoir donner de chiffres précis. Plusieurs de ces demandes ont été acheminées via une lettre type disponible sur Internet, souligne Joanne Trudel. «Même si elle nous est envoyée quinze fois, on va la compter quinze fois», explique-t-elle.

Malgré les nombreuses plaintes reçues, le Protecteur du citoyen n’a pas compétence sur Hydro-Québec. Il réfère donc les demandeurs à la société d’État et à la Régie de l’énergie.

De son côté, Hydro-Québec a reçu 831 plaintes liées aux compteurs intelligents en 2014, une hausse de 160%. Cette année-là, 1,5 million de compteurs ont été remplacés, précise la société d’État.

Pour sa part, la Régie de l’énergie n’a reçu que 35 griefs liés aux compteurs intelligents l’an dernier.

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Les dangers des objets connectés

10 août 2015 – Source : Journal Le Soleil

LAS VEGAS — La récente prise de contrôle médiatisée d’une Jeep grâce à une faille de son système électronique n’est qu’un aperçu des dangers sur la route menant à un environnement dominé par des objets connectés.

Les possibilités de voler les données, voire de contrôler totalement des appareils rendus «intelligents» par une connexion Internet sont un thème central des présentations à la conférence Black Hat sur la sécurité, qui s’est tenue la semaine dernière à Las Vegas.

« Presque aucun des fabricants d’appareils connectés n’a de véritable équipe dédiée à la sécurité», indique Jeff Moss, fondateur de la conférence et également organisateur du rassemblement de pirates Def Con qui la suivra.

« Les criminels sont des génies pour déterminer comment utiliser ceci à mauvais escient», prévient-il, estimant que «le piratage du Jeep n’est que le début ». Une allusion à la récente prise de contrôle à distance par deux chercheurs d’un Jeep Cherokee, qui a conduit son constructeur Fiat Chrysler à rappeler 1,4 million de véhicules aux États-Unis.

Depuis un ordinateur portable à leur domicile, Charlie Miller et Chris Valasek s’étaient introduits dans le système électronique de divertissement embarqué, qui est connecté à Internet. Ils avaient réussi à manipuler la radio, les essuie-glaces, ainsi que la vitesse et le freinage.

« Nous sommes peut-être bons dans ce que nous faisons, mais c’était un projet pour la fin de semaine», a commenté Charlie Miller en présentant des détails de l’opération mercredi dernier dans une salle comble à Las Vegas. «Qu’est-ce que ça serait si nous faisions cela à temps plein, ou si nous étions payés pour cela?»

Charlie Miller, chercheur en sécurité chez Twitter, et Chris Valasek, qui travaille pour la société de cybersécurité IOActive, disent avoir creusé les problèmes présentés par les voitures connectées parce que les dangers physiques étaient évidents.

« Les constructeurs automobiles dépensent des millions de dollars pour la sécurité, et maintenant ceci est une part de la sécurité, que ça leur plaise ou non», a commenté Chris Valasek.

PORTES D’ENTRÉE

Si les spectaculaires piratages de voitures ou d’armes à feu attirent l’attention à Las Vegas, beaucoup de participants évoquent des dangers bien plus vastes.

Jeff Moss imagine par exemple qu’un grille-pain connecté soit piraté et serve de porte d’entrée pour une attaque, qui passerait ensuite par l’intermédiaire des connexions sans fil à d’autres objets connectés de la maison, comme l’équipement audio-vidéo, puis se transmettrait au domicile du voisin.

Les données collectées par les objets connectés peuvent servir à découvrir comment l es gens vivent ou leurs routines quotidiennes, des informations utiles pour des voleurs, par exemple. Les caméras de ces appareils peuvent aussi être activées pour espionner des moments intimes que les victimes préféreraient garder privés.

Une partie du problème, c’est que les objets connectés, comme l’électroménager intelligent, par exemple, sont conçus pour durer, mais que leurs logiciels ne sont pas mis à jour, laissant aux pirates le temps de trouver et d’exploiter leurs failles.

« Nous nous précipitons vers un avenir où tout est connecté; rien ne peut être mis à jour, et tout va durer 10 ans, souligne Jeff Moss. Après, c’est un jeu de chiffres. À un million, c’est un problème; à une centaine de millions, c’est un désastre.»

Ce qui dérange particulièrement Jeff Moss, c’est la possibilité de pirater des compteurs intelligents. Les attaquants pourraient ainsi viser non seulement des domiciles individuels, mais aussi tout un réseau, peut-être en coupant et rallumant de manière répétée l’électricité dans tout un quartier.

L’essor des objets connectés risque de poser la question de la responsabilité des concepteurs de logiciels, prévient Jennifer Granick, directrice responsable des libertés civiles au Center of Internet and Society de l’Université de Stanford, qui intervenait à la conférence Black Hat.

Ils y ont jusqu’ici échappé, car la plupart des gens ne pensent pas à poursuivre le concepteur du logiciel quand leur ordinateur tombe en panne, mais les choses risquent de changer quand ce sera un accident de voiture, raisonne-t-elle.

«Un objet ayant maintenant un logiciel qu’il n’avait pas avant va nous exploser à la figure, estime Jennifer Granick. La responsabilité des [créateurs de] logiciels est inévitable, et elle est nécessaire.»

Les constructeurs dépensent des millions de dollars pour la sécurité, et maintenant ceci est une part de la sécurité, que ça leur plaise ou non — Chris Valasek, de la société de cybersécurité IOActive.

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Une nouvelle révolution sans fil

9 août 2015 – Source : La Presse+

(Les compteurs intelligents sont aussi à risque…)

Avec le WiFi, il n’est plus nécessaire de faire passer des câbles partout dans ses murs pour profiter de l’internet à haute vitesse. D’ici quelques années, on pourra aussi se passer des fils électriques, promettent des chercheurs.

« La transmission sans fil de l’énergie va fondamentalement changer le monde », explique Ke Wu, ingénieur électrique à l’École polytechnique. « C’est la troisième vague de l’utilisation des ondes, dit-il. La première était la transmission de données, de voix. La deuxième, les GPS et les capteurs paramétriques qui envoient des données sur les mouvements d’une voiture ou d’une personne, par exemple. L’“internet des choses”, la connexion et le contrôle à distance de tous les appareils domestiques, ne décollera qu’avec cette troisième vague. »

M. Wu, qui travaille sur la prochaine génération de transmission de l’électricité sans fil, a été élu président 2016 de l’Institut des ingénieurs électriques et électroniques (IIEE), principale organisation internationale de ce type de génie.

« On peut déjà transmettre de l’électricité sans prise électrique, dit M. Wu. On dépose simplement les téléphones portables sur une plaque pour les charger. Pour la transmission à distance, on a des limites de l’ordre de quelques centaines de watts et une distance maximale de l’ordre d’une dizaine de mètres avec la technologie actuelle, la résonance couplée. C’est parfait pour l’internet des choses. Il y aura probablement aussi une alimentation hybride, à la fois par transmission sans fil de l’énergie et en tirant profit de l’énergie mécanique, par exemple le corps qui bouge. »

En 2008, les principaux fabricants de produits électroniques, notamment les téléphones portables, ont créé le Wireless Power Consortium pour mettre au point des standards communs d’alimentation à distance. Cinq ans plus tard, le Wireless Power Consortium présente dans un rapport les projets de recherche en petits électroménagers de cuisine – notamment un mélangeur de Haier et un comptoir mis au point par Philips permettant de transmettre de l’électricité (sans danger pour le cuisinier) à une foule d’appareils comme un batteur, un mélangeur et un grille-pain.

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Manifestation à Montréal le 6 septembre – Assez c’est assez Hydro-Québec


Manifestation à Montréal le 6 septembre
à 13:00 – 16:00

Lieu : Siège social d’Hydro-Québec
75, boul René-Lévesque, Montréal
Détails: http://on.fb.me/1J1uJWP

MANIF – MONTRÉAL

À la demande de tous nous sortirons dans les rues et manifesterons notre colère… pacifiquement!

Profitons du long congé de la fête du travail!

– Non à la hausse de 1,9%;
– Non à la privatisation;
– Non aux compteurs intelligents;
– Non aux frais de refus;
– Non à la ligne de 735Kv;
– Non aux éoliennes;
– Non aux rabais du secteur privé;
– Non au paiement de la dette via Hydro-Québec;
– Non à la vente de nos biens et investissements;
– Non aux bonus et aux primes de départ indexées;
– Non à la corruption.

Revendication:
– Réduction des tarifs résidentiels;
– Élargir le mandat du Protecteur du citoyen en cas de litige;
– Que la Régie soit aux services des citoyens;
– Retrait des nouveaux compteurs;
– Remboursement des frais de refus et des frais de relèves;
– Remboursement des trop-perçus;
– Respect de la charte des droits et libertés du Québec et des droits de l’homme;
– Enquête publique sous l’égide du Bape;
– Diminution des intérêts de 14% à 3%.

Pour plus d’informations à propos de la manifestation rendez-vous sur la page Facebook de l’événement organisé par le groupe « Debout contre Hydro-Québec » : http://on.fb.me/1J1uJWP

jeudi 6 août 2015

Compteurs intelligents et propane: 25 000 installations électriques jugées non conformes au Québec

4 août 2015 – Source : Journal de Montréal

Tout près de 25 000 résidences au Québec possèdent une installation électrique jugée non conforme en raison d’un compteur intelligent situé trop près d’un réservoir fixe de propane.

Hydro-Québec dénombre jusqu’à présent plus de 24 760 résidences dont la distance entre le réservoir fixe de propane et le compteur intelligent ne respecte pas les normes de la Régie du bâtiment (RBQ).

Pour qu’une installation électrique extérieure soit conforme, il faut compter une distance de dégagement d’au moins trois mètres (près de 10 pieds) entre un compteur intelligent et un réservoir fixe de propane.

Les bonbonnes de propane de BBQ ne sont pas en cause.

Après avoir mis en branle un vaste programme de recensement le printemps dernier, Hydro-Québec dit avoir inspecté plus de deux millions d’installations électriques comportant un compteur de nouvelle génération.

Pour savoir si ses compteurs représentent un risque réel près de réservoir de propane, Hydro-Québec a mandaté des chercheurs de l’IREQ pour mener des tests.

«La phase de test est complétée. Les conclusions sont en cours de rédaction. Les résultats préliminaires devraient être disponibles d’ici la fin de l’été», a indiqué mardi le porte-parole d’Hydro-Québec, Serge Abergel.

Une fois les résultats connus, Hydro-Québec tiendra des discussions avec la RBQ et l’Association québécoise de propane.

Entre-temps, Hydro-Québec dit avoir désactivé la fonction de débranchement à distance de tous ses compteurs intelligents installés à l’extérieur au Québec.

La RBQ aux aguets

«C’est un dossier que nous suivons de près», a fait savoir mardi la porte-parole de la RBQ, Marie-Claude Masson.

Selon la RBQ, la fonction de débranchement à distance des compteurs intelligents représente un risque potentiel de déclencher des arcs électriques en présence de gaz propane à l’air libre. Ce qui pourrait provoquer un incendie.

La RBQ n’a toutefois pas l’intention de distribuer des avis de non conformité aux propriétaires de résidences dont les installations électriques sont jugées pour le moment non conformes.

La RBQ a l’intention d’attendre les résultats des tests avant de prendre une décision finale dans ce dossier.

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Saint-Cyrille-de-Wendover : Branchés à Hydro trois mois plus tard!

5 août 2015 – Source : TVA Nouvelles

Il aura fallu trois mois et l’intervention de TVA Nouvelles pour que la nouvelle résidence d’un couple de Saint-Cyrille-de-Wendover près de Drummondville soit raccordée au réseau d’Hydro-Québec.

Les propriétaires qui ont formulé leur demande à Hydro il y a plus de trois mois ont l’électricité depuis 15h15 mercredi après-midi. La société d’État n’avait pas bougé depuis ce temps.

Samuel Langelier et sa conjointe qui ont emménagé il y a cinq semaines dans leur maison neuve située dans un quartier résidentiel faisaient du camping. Ils n’avaient pas d’eau chaude, pas de four, pas de laveuse ni de sécheuse. Le couple exaspéré a communiqué avec TVA Nouvelles. Quelques heures plus tard, une équipe est intervenue.

La société d’État se défend. Hydro-Québec affirme que le passage de l’équipe était prévu. «C’était déjà sur la feuille de route de l’une des équipes», indique Lynda Laquerre, porte-parole d’Hydro-Québec. Le client soutient toutefois que lundi on lui aurait affirmé que le raccordement aurait lieu vers le 14 août.

«Un branchement temporaire a été effectué en raison de la complexité de l’opération. Il faut ajouter un transformateur, changer un poteau, interrompre le courant», explique Mme Laquerre. Hydro-Québec dit avoir fait preuve de diligence tout au cours du processus.

C’est un grand soulagement pour le couple qui avait fait preuve de débrouillardise. À l’aide de leur maitre électricien, ils avaient relié leur résidence à celle du voisin pour alimenter les appareils de 120 volts.

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Hydro-Québec: les compagnies de pylônes indignées

5 août 2015 – Source : Argent

MONTRÉAL – Les compagnies québécoises qui fabriquent des pylônes pour Hydro-Québec dénoncent les tactiques actuelles de la société d’État pour les forcer à abaisser leurs prix.

Elles jugent pouvoir livrer quatre fois plus de pylônes en acier que la demande annuelle et combler les besoins pour la nouvelle ligne Chamouchouane-Bout-de-l’île.

«On sait depuis 2008 qu’Hydro-Québec aura besoin du double de tonnages d’acier en 2016 et 2017. Nous avons agrandi notre usine du tiers, acheté des équipements modernes pour améliorer notre productivité. Et là Hydro-Québec ouvre le marché à l’international. On considère qu’elle nous place en compétition déloyale», s’est indigné mercredi Georges Guérette, vice-président de Fabrimet.

L’homme d’affaires déplore qu’Hydro-Québec ait choisi la période des vacances de la construction pour inviter dix fournisseurs pré-qualifiés, dont sept compagnies étrangères, à répondre à un premier appel de propositions pour la fourniture de 5000 tonnes d’acier. Elle aura besoin de 45 000 tonnes métriques d’ici la fin de 2017.

«Des employés inquiets ont appelé durant leurs vacances. Nous voulons les rassurer. Il n’y aura pas de mises à pied pour le moment. La suite sera en fonction de ce qui se passera. On n’a pas investi 12 millions $ pour rien. On va faire tout en notre pouvoir pour convaincre Hydro-Québec», a-t-il affirmé.

Hydro-Québec ne cache pas sa volonté d’obtenir des prix concurrentiels.

«Nous avons remarqué que les prix du Québec pouvaient être jusqu’à 40 % plus élevés dans certains cas. On veut tester le marché pour obtenir les meilleurs prix, pour les meilleurs critères de qualité», a expliqué Serge Abergel, porte-parole de la société d’État.

Serge Abergel rejette du même souffle que cette approche puisse favoriser la présentation de soumissions à prix de dumping.

«Si le produit [étranger] répond à nos critères de qualité, je ne vois pas pourquoi on ne le considérerait pas. On va passer à travers un ensemble de facteurs, incluant les retombées économiques et la création d’emplois au Québec. On veut une relation d’affaires à long terme avec des gens qui vont offrir du service et des produits de qualité», a-t-il dit.

La question des prix irrite fortement Michael Cyr, président et chef de la direction de Locweld, dont l’entreprise fournit Hydro-Québec en pylônes depuis 20 ans.

«C’est sûr que les étrangers ont de meilleurs prix qu’au Québec. On compétitionne avec des sociétés qui paient leurs travailleurs 1 $/ l’heure. On ne reçoit ni subventions, ni congés de taxes de la part de nos gouvernements», a-t-il rétorqué.

Le PDG de Locweld estime qu’avec la faiblesse du dollar canadien, si une entreprise peut soumissionner plus bas de 10 % à 15 % que les entreprises québécoises, c’est au niveau de la qualité des produits et des délais de livraison qu’Hydro-Québec y perdra.

«Hydro-Québec veut faire des économies de bouts de chandelles qui risquent de provoquer des pertes d’emploi», a renchéri Georges Guérette, de Fabrimet.

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Les énergies renouvelables, un approvisionnement au Québec rentable pour tous les Québécois

5 août 2015 – Source : Journal l’Avantage

Hausse tarifaire d’Hydro-Québec

L’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) tient à mettre au point la question de l’apport des énergies renouvelables dans le cadre du dépôt de la demande de hausse tarifaire d’Hydro-Québec à la Régie.

Un survol de la documentation fournie par la société d’État démontre que l’apport de l’achat d’énergies renouvelables semblerait représenter moins de la moitié des dépenses en nouveaux approvisionnements. Rappelons que la part des énergies renouvelables dans ceux-ci a des retombées directes sur l’économie québécoise.

« Lorsqu’on évalue les coûts de l’énergie éolienne, il faut prendre en considération l’ensemble des variables : la réduction des importations requises pour répondre à la demande de pointe, la valeur de la « prime verte » qu’elle obtient sur les marchés américains, l’évolution des coûts de production et les bénéfices économiques qu’elle apporte, soit en retombées, soit en économies directes grâce à la substitution. Dans ce contexte, l’approvisionnement en énergies renouvelables est un investissement largement rentable pour tous les Québécois », a indiqué Jean-François Samray, président-directeur général de l’AQPER.

Au niveau de la réduction des importations, rappelons que l’éolien produit plus en hiver qu’en été. Sur cette base, c’est une énergie d’appoint fort utile en période de grands froids. Il serait donc intéressant de pouvoir évaluer quelle aurait été l’importation réelle d’énergie en 2014-2015, qui a été un des 20 hivers les plus froids de l’histoire du Québec. Cela permettrait d’établir les bénéfices de l’éolien dans le contrôle de la hausse des tarifs.

Dans son décret du 22 juillet dernier, le gouvernement a demandé à Hydro-Québec de se pencher avec plus d’attention sur la question des attributs environnementaux. En effet, puisque, contrairement à l’électricité provenant des grands barrages, l’éolien est reconnu comme énergie propre par les Américains, il est admissible aux Renewable Energy Certificates (RECs), « prime verte » qui atteint aujourd’hui les 5,0 ¢US/kWh. Présentement, HQ, propriétaire des attributs environnementaux, n’a fait inscrire que 3 parcs éoliens sur 35 au programme des RECs.

En 2014, le dernier appel d’offres a établi à 6,3 ¢/kWh le prix de l’éolien. En comparatif, le coût de l’énergie hydroélectrique produite au projet La Romaine est estimé à 6,4 cents (le coût final pourrait même être supérieur).

Quand les énergies renouvelables remplacent de l’électricité produite à partir du pétrole à un prix pouvant aller jusqu’à 100 ¢/kWh, comme dans le cas des centrales thermiques dans le Nord québécois, nous sommes toutes et tous gagnants. L’environnement aussi y gagne, car les quelque 65 millions de litres de produits pétroliers brûlés annuellement par ces centrales génèrent annuellement autant de GES que 71 000 voitures ! La substitution est possible. En seulement sept mois, l’éolienne installée à la mine Raglan a réduit la consommation de diesel d’un million de litres.

« Rappelons que la filière éolienne québécoise se développe depuis près de 15 ans. Elle crée 5000 emplois au Québec, dont 1200 directs en Gaspésie et dans la MRC de la Matanie et près de 1000 dans la région de Montréal. Lorsqu’Hydro-Québec s’approvisionne en énergie éolienne produite ici, ce sont des milliers de familles qui bénéficient des retombées et toute une société qui s’enrichit », conclut monsieur Samray.

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dimanche 2 août 2015

Objets connectés : une nouvelle proie pour les cyberpirates

2 août 2015 – Source : La Presse

(Les compteurs intelligents sont aussi à risque…)

Les pirates informatiques n’en ont pas qu’après votre ordinateur. Des voitures aux systèmes de sécurité des maisons, en passant par les fusils de précision, l’essor des objets connectés leur offre de nouvelles opportunités d’attaques.

Cela s’annonce comme une thématique centrale de la conférence Black Hat sur la sécurité informatique, qui démarre dimanche à Las Vegas, et du rassemblement de pirates Def Con qui suivra.

«Les objets connectés sont clairement l’une des grandes nouvelles frontières», estime Christopher Kruegel, cofondateur de la société de cybersécurité Lastline et professeur d’informatique dans une université de Californie.

Une présentation prévue à Las Vegas est par exemple consacrée à la manière de reprogrammer des fusils de précision pour en changer la cible.

Une autre devrait revenir sur le piratage ayant poussé récemment le constructeur automobile Fiat Chrysler à rappeler 1,4 million de véhicules aux États-Unis.

Des chercheurs en cybersécurité, Charlie Miller et Chris Valasek, ont affirmé avoir pris le contrôle d’une de ses Jeep Cherokee par l’intermédiaire du système électronique de divertissement embarqué.

Le conducteur, un journaliste du site spécialisé Wired, a décrit comment il avait vu la radio du véhicule commencer à fonctionner toute seule, les essuie-glaces se déclencher, le moteur ralentir puis se couper, ou la commande des freins disparaître.

Les deux chercheurs ont promis des détails à Las Vegas. «Nous montrerons la réalité du piratage des voitures en faisant la démonstration exacte de la manière dont une attaque à distance fonctionne contre un véhicule inaltéré et sortant d’usine», ont-ils annoncé.

Menace réelle

Raj Samani, vice-président chargé de la sécurité chez le fabricant de semi-conducteurs Intel, se souvient d’une ancienne démonstration sur le piratage d’un système d’accélération de voitures. L’une d’entre elles était rentrée dans un mur.

«On n’a pas encore vu d’avion tomber ou de voitures quitter la route, pour autant que nous sachions, mais ce sont les problèmes auxquels nous sommes confrontés», dit-il à l’AFP. Pour lui, «Stuxnet aurait dû créer une prise de conscience».

Stuxnet est un virus informatique impliqué en 2010 dans une série d’attaques informatiques en Iran, visant essentiellement le programme nucléaire. Beaucoup d’observateurs avaient soupçonné une implication du gouvernement américain et une tentative de sabotage des centrales pour faire dérailler les efforts de Téhéran pour se doter de la bombe atomique.

«L’idée de franchir le fossé entre le cybermonde et le monde physique est là depuis un moment», note Christopher Kruegel, rappelant les craintes régulières d’attaques contre des réseaux électriques, des usines de traitement d’eau ou d’autres infrastructures.

«Maintenant ces présentations montrent que c’est une menace réelle. Tous ces appareils sont là et à portée de main, et la sécurité est effroyable».

Les attaques comme Stuxnet sont généralement l’oeuvre de pirates sophistiqués avec beaucoup de ressources et d’argent, soutenus par des gouvernements. Mais l’explosion du nombre d’objets connectés crée des cibles faciles pour des pirates indépendants, motivés par l’appât du gain ou voulant juste s’amuser, selon les chercheurs en informatique.

Les montres, serrures, compteurs électriques ou autres objets connectés présentent aussi le risque de donner accès aux trésors de données collectées par leurs capteurs, qui contrôlent tous les aspects de la vie de leurs propriétaires.

On peut protéger les objets connectés, mais cela augmente leur coût quand les fabricants préfèreraient maintenir des prix bas. «Étant donné l’insécurité qu’on voit régulièrement, c’est clair que pour la plupart des fabricants, ce n’est pas une priorité», indique à l’AFP Cesar Cerrudo, directeur technologique chez la société de sécurité informatique IOActive.

S’il n’y a pas eu davantage de problèmes jusqu’ici, c’est en grande partie parce que «les types qui peuvent le faire n’y voient pas d’intérêt», en particulier financier, juge M. Kruegel. «Mais quand on aura un gamin qui s’ennuie ou quelqu’un qui aime créer le chaos, on aura un problème», prévient-il.

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