samedi 27 juin 2015

Nous ne nageons pas dans les surplus

27 juin 2015 – Source : Journal de Québec

Directeur général de l’association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) Jean-françois Samray

Réplique à un article de Pierre Couture Dans un article publié le 22 juin, le journaliste Pierre Couture présente une image de la réalité énergétique du Québec qui nous semble erronée. Voici quelques faits qui remettent les choses en contexte.

DÉFICIT GLOBAL

Citant l’analyste en énergie de l’union des consommateurs, M. Couture réitère qu’hydroQuébec «nage dans les surplus». En réalité, le Québec est en déficit énergétique global, puisque 56 % de l’énergie consommée ici n’est pas produite par Hydro-québec ou quiconque d’autre chez nous. Elle est importée et nous coûte 16 milliards $ par année.

DES surplus ? tant MIEUX !

Par le passé, les surplus d’électricité ont permis le remplacement du mazout importé dans nos systèmes de chauffage, le développement économique de nos régions et la signature de contrats d’exportation à long terme avec les États-unis. Aujourd’hui, cette marge de manoeuvre de l’ordre de 2 % nous permettra de pourvoir à l’augmentation de la demande des prochaines années, de conserver nos alumineries ainsi que de mener à bien plusieurs initiatives porteuses pour le Québec, dont accueillir des centres de données informatiques, gros consommateurs en quête d’électricité verte. Elle nous donne l’occasion de remplacer progressivement le pétrole que nous importons par de l’électricité ou des biocombustibles, nous conférant ainsi l’avantage d’améliorer notre environnement et de créer des emplois non délocalisables dans nos régions.

JOUER AVEC LES CHIFFRES

Lorsqu’il parle des coûts au consommateur québécois, M. Couture jongle artificiellement avec les prix pour frapper l’imaginaire. Il compare notamment des prix d’achat en dollars futurs avec des tarifs résidentiels exprimés en dollars d’aujourd’hui.

VISION, AUDACE, LEADERSHIP

Avec un peu d’imagination et d’audace, on saura profiter de l’énorme avantage conféré par les ressources qui nous sont disponibles. Hydraulicité, potentiel éolien et forestier, expertise en technologies de biométhanisation sont tous des bienfaits, comme en témoigne notre site parlonsrenouvelable.ca. On peut aussi faire une meilleure mise en marché de nos énergies renouvelables, notamment en faisant la promotion des filières pour lesquelles des crédits environnementaux ont spécifiquement été créés sur les marchés limitrophes.

Il est temps de regarder de l’avant et de parer au déficit créé par notre dépendance au pétrole en célébrant notre capacité de production et en intégrant la substitution dans la nouvelle politique énergétique. C’est dans l’intérêt économique, social et environnemental de tous les Québécois.

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Hydro-Québec s’assurera de soigner ses lettres

25 juin 2015 – Source : Journal de Montréal

Une veuve de Gatineau est soulagée de savoir qu’Hydro-Québec n’enverra plus de lettres automatisées «insultantes» aux proches de ses clients qui viennent de mourir.

À la suite d’un reportage du Journal publié mercredi, Hydro-Québec a décidé de réajuster le tir afin que des familles endeuillées ne reçoivent plus de lettres les menaçant de «procédures de recouvrement» s’ils ne paient pas la facture de leur défunt.

À peine 10 jours après la mort de son époux, Sandra Lafrenière, 57 ans, a reçu une telle lettre. Indigné, son fils Jesse Snadden l’a ensuite diffusée sur Facebook, où elle a été partagée plus de 12 600 fois.

Automatique

En principe, une telle situation ne devrait toutefois plus se reproduire à l’avenir puisque la société d’État est en train de modifier sa procédure.

Dès qu’une personne décède, ses comptes en banque sont gelés. L’objectif d’un tel message automatisé est donc d’aviser la succession que le paiement à Hydro-Québec n’a pas pu se faire, explique un porte-parole d’Hydro-Québec, M. Abergel.

Reste que le ton de la missive reçue par Mme Lafrenière relevait une certaine impatience et manquait d’empathie. «Si vous négligez de donner suite à notre demande, nous devrons poursuivre les procédures de recouvrement. Nous comptons sur votre entière collaboration», pouvait-on lire.

C’est ce passage qui devrait disparaître de la lettre pour être remplacée par une invitation à contacter le service à la clientèle d’Hydro-Québec, assure M. Abergel.

«Je suis contente», a réagi Mme Lafrenière, qui n’aurait pas été aussi humiliée si elle avait reçu une lettre comme celle que décrit M. Abergel.

Le porte-parole ignore toutefois si les prochains avis du genre seront encore envoyés automatiquement. «Mais ce sera fait de façon respectueuse», promet-il.

Excuses?

Hydro-Québec indique aussi avoir laissé un message d’excuse sur la boîte vocale de Mme Lafrenière hier. Elle n’était toutefois pas à la maison pour prendre l’appel. Le service à la clientèle tentera donc de la contacter à nouveau aujourd’hui.

«Tous ses frais de pénalité ont été crédités. On n’avait aucunement l’intention de mettre de la pression sur cette personne», ajoute M. Abergel.

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jeudi 25 juin 2015

Hydro-Québec – Déversement de diesel aux Îles-de-la-Madeleine : devinez qui va payer

25 juin 2015 – Source : Journal de Montréal

Vous vous rappellerez peut-être que le 14 septembre dernier, Thierry Vandal a indiqué qu’Hydro-Québec prenait l’entière responsabilité du déversement de 100 000 litres de diesel à Cap-aux-Meules le 11 septembre, et donc que la note ne serait pas refilée au gouvernement. Ce qui veut dire qu’à travers les tarifs d’Hydro-Québec, nous, client∙e∙s, aurons la générosité d’éponger les 20 M$ de dégâts (p12). Cette somme ne prend pas en compte les dégâts environnementaux non chiffrables pour le moment. Cela semble si facile de prendre la responsabilité d’un événement quand on refile la facture aux client∙e∙s.

Ainsi, alors que le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELC) enquête présentement sur la possibilité qu’il y ait eu négligence de la part d’Hydro-Québec dans ce déversement (et que celle-ci n’a pas rempli les exigences du Ministère sur la caractérisation des sols), la société d’État s’est empressée de soumettre une réclamation de plus de 20 millions de dollars à la Régie de l’énergie.

Vous me demanderez peut-être : pourquoi est-ce qu’Hydro ne refile pas cette facture à ses assureurs? Si vous et moi avons des assurances pour notre maison et notre automobile, Hydro-Québec en a certainement aussi.

Alors pourquoi? Tout simplement parce que le montant n’est pas suffisant et que la franchise d’Hydro-Québec pour de tels événements est de 50 M$. Pourtant, les travaux de décontamination devraient s’étendre sur une très longue période et engendrer des coûts élevés pouvant bien dépasser les 50 M$. Cela amène plusieurs questions… Pourquoi se dépêcher à ce point pour demander 20 M$ alors que les assurances pourraient peut-être couvrir les dépenses? Pourquoi ne pas attendre les résultats de l’enquête sur la responsabilité? Pourquoi la franchise de leurs assurances est-elle si élevée si Hydro-Québec considère que 20 M$ sont suffisants pour aller devant la Régie de l’énergie? Au Québec, sommes-nous capables d’agir rapidement pour fermer les valves d’un oléoduc qui fuit?

Personnellement, si j’ai un accrochage avec ma voiture et que le coût des travaux est moindre que la franchise de mon assurance, je peux, comme Thierry Vandal, prendre l’entière responsabilité des coûts. Cependant, je ne refile pas la facture à mon employeur, je paye avec mes économies et ma réclamation ne hausse pas mon salaire. Ce n’est pas aux client∙e∙s d’Hydro-Québec d’assumer cette facture, mais bien à l’actionnaire : le gouvernement du Québec.

Entendons-nous, 20 M$ ne représentent pas une somme faramineuse pour Hydro-Québec, mais je reste avec l’impression que si cette réclamation n’avait pas un effet à la hausse sur les tarifs d’électricité et que le gouvernement devait essuyer les pertes, elle serait moins prompte à aller devant la Régie de l’énergie et tenterait de réclamer à ses assurances. De plus, avec les derniers scandales des 79 M$ autour de la vente de réacteurs et les primes de départ accordées à monsieur Vandal, les Québécois∙e∙s sont en droit de se demander si piger dans leur poche et augmenter les tarifs n’est pas devenu une culture d’entreprise.

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54 400 signatures pour faire baisser les tarifs d’Hydro-Québec

24 juin 2015 – Source : Journal de Montréal

La pétition demandant une baisse immédiate de 10 % des tarifs d’électricité d’Hydro-Québec sur le site de l’Assemblée nationale a été signée jusqu’à présent par 54 400 personnes.

La pétition, déposée par la citoyenne Julie Germain de Victoriaville, est parrainée par la députée de la Coalition avenir Québec (CAQ), Sylvie Roy.

Les pétitionnaires demandent notamment aux élus québécois d’«interdire» à la Régie de l’énergie toute nouvelle hausse et réclament à la société d’État une baisse immédiate des tarifs d’électricité de 10 %.

La porte-parole de la CAQ déplore d’ailleurs que le gouvernement Couillard ait décidé de conserver dans ses coffres les 1,4 milliard $ qui ont été perçus en trop auprès des clients d’Hydro-Québec depuis 2008.

La pétition souligne que le monopole d’Hydro-Québec ne donne aucun choix aux Québécois en matière d’approvisionnement et que la plus récente hausse accordée de 2,9 % par la Régie de l’énergie est presque deux fois supérieure à celle de l’inflation.

«Nous demandons à l’Assemblée nationale d’ordonner à Hydro-Québec de gérer la société d’État de manière efficiente, en réalisant des profits avec les ventes à l’exportation», peut-on lire sur le document.

Les personnes intéressées à signer la pétition ont jusqu’au 1er juillet pour le faire en se rendant directement sur le site de l’Assemblée nationale.

Qu’en pensez-vous?

Pour signer le formulaire électronique:

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-5283/index.html

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mardi 23 juin 2015

Une veuve se sent humiliée par Hydro-Québec

23 juin 2015 – Source : Journal de Montréal

La lettre d’Hydro-Québec reçue par Sandra Lafrenière a été partagée plus de 5500 fois sur Facebook depuis le 21 juin.

Une veuve de Gatineau est en colère contre Hydro-Québec, qui lui a envoyé une lettre «insultante» après la mort de son mari.

Hydro-Québec lui a adressé une lettre générique pour lui rappeler que le paiement de sa dernière facture avait été rejeté, parce que son compte bancaire était gelé. C’était le 5 juin, à peine 10 jours après la perte de son époux.

«C’était cruel, insultant. Ils m’ont écrit comme si je ne payais jamais mes factures. J’étais en plein deuil, ça m’a fâchée», lâche Sandra Lafrenière, 57 ans et retraitée de la fonction publique.

Son mari Jon Snadden s’est éteint le 26 mai à cause d’une infection. Il avait 63 ans.

Comme la banque a automatiquement gelé son compte, le paiement de la facture d’électricité a rebondi quelques jours plus tard.

Comme le recommande Hydro-Québec, Mme Lafrenière dit avoir appelé la société d’État le 1er juin pour expliquer la situation, tout en créant un nouveau compte bancaire afin de régler son paiement.

Non seulement s’est-elle fait répondre qu’elle recevrait une pénalité automatique avec sa prochaine facture, mais cela n’a pas empêché Hydro-Québec de lui envoyer la lettre du 5 juin.

«Si vous négligez de donner suite à notre demande, nous devrons poursuivre les procédures de recouvrement», menace froidement le courrier non signé.

Hydro-Québec a encaissé le paiement de Mme Lafrenière le 11 juin, soit après quatre jours ouvrables de retard.

Vocabulaire inacceptable

Son fils, Jesse Snadden, est tellement scandalisé qu’il a publié la lettre sur Facebook.

Cliquez ici pour voir la lettre

«C’est un manque de respect. Ma mère vivait son deuil, un peu de patience! s’exclame-t-il. Surtout qu’ils savaient très bien qu’il y avait eu un décès, c’était écrit dans la lettre.»

Joint par Le Journal, Hydro-Québec dit déplorer la situation.

«C’est regrettable. C’est une lettre automatisée, et son libellé est inacceptable au vu des circonstances», admet Serge Abergel, porte-parole de la société d’État.

Il assure qu’Hydro-Québec va se pencher sur ces lettres automatisées pour adapter son vocabulaire dans ce genre de cas.

Quant aux excuses demandées par la veuve, «le service clientèle va faire le suivi», dit-il.

«Et sa pénalité sera annulée», assure-t-il.

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La facture d’électricité des Québécois va encore bondir, prédit la CAQ

23 juin 2015 – Source : Journal de Québec

La Coalition avenir Québec (CAQ) soutient que les nouveaux achats d’énergie éolienne faits par Hydro-Québec ces derniers mois auront un impact direct sur la facture d’électricité des Québécois.

La porte-parole de la CAQ en matière d’énergie et de Ressources naturelles, Sylvie Roy, croit que les contribuables québécois n’ont encore rien vu alors que d’importantes hausses sont à venir chez Hydro-québec.

«Quand le kilowattheure est acheté 10, 3 cents aux producteurs et revendu 14,9 cents en moyenne aux clients, qui payent cette nouvelle hausse? Encore et toujours les contribuables», a-t-elle indiqué hier.

1,3 MILLIARD $

Comme Le Journal ler apportait hier, Hydro -Québec déboursera 1,3 milliard $ sur 20 ans pour acheter de l’électricité dont elle n’a pas besoin aux promoteurs du parc éolien Messi’g Ugju’s’n situé en Gaspésie.

Avec les trois autres contrats (étalés sur 25 ans) signés plus tôt cette année avec des promoteurs privés en Gaspésie, Hydro-québec a ainsi acquis en moins de quatre mois pour 5 milliards $ d’énergie éolienne (600 MW).

LE MINISTRE INTERPELLÉ

La députée d’arthabaska croit que le ministre responsable d’hydro-québec, Pierre Arcand, doit maintenant intervenir afin de marquer un changement de culture tant promis à la société d’état.

«Le ministre reconnaît luimême que les Québécois sont plus taxés depuis le retour des libéraux au pouvoir. Le ministre doit mettre son poing sur la table et militer publiquement contre une hausse des tarifs en 2016», a-t-elle fait savoir.

Rappel ons que le 1e avril dernier, les clients d’hydro-Québec ont encaissé une hausse de tarifs d’électricité de 2,9 %.

Hydro – Québec are connu que les achats d’énergie éolienne imposés par le gouvernement du Québec ont eu un impact de 2 % sur cette nouvelle hausse.

En avril 2014, Hydro-québec avait également augmenté ses tarifs d’électricité résidentiels de 4 , 3 %. Encore là, les achats d’énergie éolienne avaient joué un rôle dans cette augmentation tarifaire.

> Lire la
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Smartphones et dispositifs cardiaques ne font pas bon ménage

23 juin 2015 – Source : MSN Actualités / AFP

Les ondes électromagnétiques émises par les cellulaires modifieraient le fonctionnement des pacemakers et des défibrillateurs automatiques implantables (DAI), avec un risque non négligeable pour la santé selon une étude présentée le 22 juin.

L’influence néfaste des ondes électromagnétiques sur la santé a déjà été démontrée dans de nombreuses études. En revanche, on ignorait qu’elles pouvaient perturber aussi le fonctionnement des pacemakers et autres dispositifs cardiaques. Ce lien de cause à effet vient d’être mis en évidence par une étude présentée lors d’un congrès commun de l’Association européenne du rythme cardiaque (EHRA), de la Société européenne de cardiologie (ESC) et de Cardiostim qui s’est tenu à Milan le 22 juin.

“Les pacemakers peuvent interpréter par erreur les interférences électromagnétiques (IEM) des smartphones comme un signal cardiaque, ce qui peut causer un arrêt bref du dispositif et entraîner une syncope du porteur, s’inquiète le Dr Carsten Lennerz, l’un des auteurs de l’étude. Par ailleurs, les défibrillateurs automatiques implantables (DAI) interprètent le signal externe comme une tachyarythmie ventriculaire (rythme cardiaque irrégulier et anormalement rapide) ce qui entraîne, en réponse, l’envoi d’un choc électrique douloureux.”

Des recommandations obsolètes

Pour arriver à ces observations, les responsables de l’étude ont fait passer 3.400 tests d’interférences électromagnétiques à 308 personnes (147 porteurs de pacemakers et 161 porteurs de DAI dont 65 porteurs d’appareils de resynchronisation cardiaque) avec trois types de smartphones (Nokia Lumia, Samsung Galaxy 3 et HTC One XL).

L’autre objectif était de déterminer si les recommandations des institutions sanitaires dans le domaine, notamment la Food and drug administration (l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) étaient toujours adaptées. Ces dernières préconisent une distance de 15 à 20 centimètres entre les smartphones et les pacemakers et d’utiliser le cellulaire avec l’oreille située à l’opposé de l’implantation.

Les résultats ont montré que seule une personne avait subi un dysfonctionnement de son DAI censé être compatible avec les ondes électromagnétiques. “Un seul cas prouve que le risque est rare, mais qu’il peut néanmoins arriver. Nous pensons ainsi que les recommandations actuelles des distances à respecter entre les portables et les dispositifs cardiaques doivent être actualisées et réévaluées. D’autant plus qu’elles ne prennent pas en compte les dernières innovations technologiques et les appareils les plus récents tels que les DAI et les appareils de resynchronisation cardiaque”, conclut le Dr Lennerz.

AFP

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Énergie éolienne – « Où est le changement de culture ? Où est Pierre Arcand ? »

23 juin 2015 – Source : Journal l’Avantage

La députée d’Arthabaska et porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’énergie et ressources naturelles, Sylvie Roy, s’inquiète d’une nouvelle hausse des tarifs d’électricité à la suite de la transaction intervenue entre Hydro-Québec et le Parc éolien Messi’g Ugju’s’n (Rivière-Nouvelle), en Gaspésie, soit d’acheter pour 1,3 milliard $ d’énergie éolienne au cours des 20 prochaines années.

« Le gouvernement libéral doit être transparent et nous dire clairement si ceci aura un impact sur les tarifs d’électricité que nous devons encore tous subir. Quand le kWh est acheté 10,3 cents aux producteurs et revendu 14,9 cents en moyenne aux clients, qui payent cette nouvelle hausse ? Encore et toujours les contribuables », souligne la députée, qui rappelle que l’actuel ministre de l’Énergie, Pierre Arcand, avait pourtant promis un changement de culture à la société d’État.

La députée rappelle également que la Régie de l’énergie soutient que 72% de la hausse applicable depuis le 1er avril dernier provenait principalement de l’éolien. « Le ministre responsable d’Hydro-Québec reconnait lui-même que les Québécois sont plus taxés depuis le retour des libéraux au pouvoir. Pourquoi ne prêche-t-il pas par l’exemple dans son propre ministère afin de donner un répit aux contribuables ? », questionne Sylvie Roy, qui dit craindre une seconde augmentation puisqu’Hydro-Québec fera, au cours de l’été, sa demande à la Régie de l’énergie concernant la hausse des factures pour 2016.

« Le ministre Pierre Arcand doit mettre son poing sur la table et militer publiquement contre une hausse des tarifs en 2016. C’est maintenant ou jamais » ajoute la députée.

Rappelons que lors de la plus récente session parlementaire à l’Assemblée nationale, la Coalition Avenir Québec a présenté une motion rappelant la promesse électorale du Parti libéral de limiter la hausse des tarifs d’électricité à l’inflation et soulignant que l’augmentation des tarifs d’électricité imposée depuis le 1er avril représente déjà près du double du taux d’inflation.

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lundi 22 juin 2015

Compteurs Landis+Gyr : preuve explosive du risque incendie

Ci-joint un document confidentiel, qui n’aurait jamais dû être accessible ni au grand public ni aux médias, et qui a été transmis par Landis+Gyr à toutes les compagnies fournissant de l’électricité. Ce document porte sur les causes potentielles d’incendies attribuées aux compteurs intelligents. Il démontre clairement les faiblesses conceptuelles qui entraînent la surchauffe et la fonte de ses composantes, ce qui peut provoquer un incendie à terme. Il s’agit exactement du même compteur qu’utilise Hydro-Québec.

Des alarmes intégrées dans le logiciel de gestion sont même prévues pour signaler les températures élevées à l’entreprise gestionnaire de l’électricité. D’évidence, ces alarmes ne leur permettent pas d’intervenir adéquatement pour empêcher quoi que ce soit, puisque des centaines d’incendies ont été déclenchés malgré ce dispositif. Par contre, il semblerait que c’est ce qui alerte les compagnies d’électricité pour leur permettre de récupérer les compteurs défaillants sur les lieux des sinistres avant que les commissaires aux incendies ne puissent procéder à leur examen.

Selon toute vraisemblance, Hydro-Québec dispose de ce document depuis octobre 2013. Nous devons en déduire qu’Hydro-Québec a décidé, en toute connaissance de cause, d’installer 3,8 millions de ces compteurs dans les foyers québécois en sachant pertinemment que cet appareil, non homologué UL ou CSA, comporte des risques AVÉRÉS de mettre le feu à nos résidences.

Note : ce document a été trouvé sur le site www.EEI.org de Edisson Electric Institute, dans la section « meetings » qui n’est accessible que par leurs membres!

http://www.eei.org/meetings/meeting_documents/schamber–final.pdf

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Elle a payé l’électricité du voisin pendant 7 ans

22 juin 2015 – Source : Journal de Québec

Hydro-Québec n’a remboursé que 1691 $ à celle qui a pourtant été surfacturée pendant sept ans

Sans savoir, une résidente de Québec a payé l’électricité de ses voisins pendant 7 ans.

Hydro-Québec, qui s’est aperçue de l’erreur, ne lui a toutefois remboursé que les excédents facturés pour une durée maximale de trois ans.

La résidente du boulevard Savard, dans le quartier Neufchâtel (qui préfère conserver l’anonymat), dit n’avoir rien remarqué lors de l’achat de sa maison neuve jumelée en 2008.

«Lorsque je suis arrivée, tout avait l’air normal. La consommation d’électricité semblait conforme», a indiqué au Journal la femme qui occupe seule sa résidence.

Pendant sept ans, elle s’est ainsi acquittée de ses factures sans soulever de doutes sur la consommation indiquée et le prix facturé par Hydro-Québec.

Or, c’est en refusant l’installation d’un nouveau compteur intelligent que tout a basculé. Hydro-Québec s’est alors rendu compte que les compteurs du jumelé avaient été inversés.

Dans un tel cas, les clients d’Hydro-Québec ont des recours limités. La Régie de l’énergie n’autorise pas le remboursement des trop-perçus au-delà de 36 mois (trois ans).

1691 $ remboursés

Hydro-Québec a ainsi remboursé 1691 $ à celle qui a pourtant été surfacturée pendant sept ans.

Avec ce remboursement, cette très bonne cliente d’Hydro-Québec estime toutefois avoir payé 2266 $ en trop depuis qu’elle a emménagé en 2008 dans sa nouvelle résidence.

«J’aurais aimé qu’Hydro-Québec me rembourse la totalité du montant surfacturé. Après tout, ce sont eux qui ont fait l’erreur», a-t-elle souligné au Journal.

Pas la faute d’Hydro

Hydro-Québec soutient de son côté que l’erreur de croisement des compteurs revient à l’entrepreneur électricien qui a effectué les travaux électriques lors de la construction du jumelé.

«Lorsque l’on a constaté le croisement des compteurs, nous avons aussitôt redressé la situation de facturation, de façon à ce que chaque utilisateur paie pour sa propre consommation», a fait savoir le porte-parole d’Hydro-Québec, Serge Abergel.

Selon ce dernier, conformément à la réglementation en vigueur, la période redressée ne peut dépasser 36 mois, a-t-il précisé.

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Hydro-Québec continue d’acheter de l’électricité dont elle n’a pas besoin

21 juin 2015 – Source : Journal de Québec

Avec les trois autres contrats signés plus tôt cette année avec des promoteurs privés en Gaspésie, Hydro-Québec aura ainsi acquis en moins de quatre mois pour 5 milliards $ d’énergie éolienne (600 MW).

Hydro-Québec vient de s’engager à acheter pour 1,3 milliard $ d’énergie éolienne au cours des 20 prochaines années, a appris Le Journal.

Dans des documents déposés devant la Régie de l’énergie pour approbation finale, Hydro-Québec Distribution prévoit acheter 150 nouveaux mégawatts (MW) au cours des 20 prochaines années au promoteur du parc éolien Messi’g Ugju’s’n (Rivière-Nouvelle), en Gaspésie.

«Un non-sens alors qu’Hydro-Québec nage dans les surplus énergétiques. Ce sont des achats inutiles qui se traduiront par des hausses de tarifs au cours des prochaines années», a déploré dimanche l’analyste en énergie de l’Union des consommateurs, Marc-Olivier Moisan-Plante.

Les promoteurs de ce nouveau parc éolien, formés de communautés autochtones micmaques de Listuguj, de Gesgapegiag et de Gespeg, souhaitent une mise en service dès septembre 2016.

Contrat de 20 ans

Ce contrat de 20 ans, lié à un appel d’offres lancé en 2013 par le gouvernement du Québec, imposait à Hydro-Québec Distribution un achat de 150 MW de gré à gré à des producteurs privés issus de communautés autochtones.

La MRC d’Avignon n’est pas en reste. Elle devrait toucher 16,4 millions $ de redevances sur 20 ans avec ce parc éolien sur son territoire.

Alors qu’elle achètera chaque kilowatt-heure près de 10,3 cents en moyenne aux producteurs de ce parc éolien (frais de raccordement inclus), Hydro-Québec va les revendre 14,9 cents en moyenne (en dollar courant) sur 20 ans (frais de distribution et de transport inclus) à ses clients québécois.

Car avec l’adoption de la loi 28 du gouvernement Couillard, Hydro-Québec Distribution peut maintenant refiler directement le plein coût des nouveaux approvisionnements à ses clients, et ce, au détriment du bloc patrimonial qui lui coûte 3 cents le kilowattheure.

Selon l’Union des consommateurs, tous ces achats à fort prix d’énergie éolienne auront un impact direct sur les prochaines factures d’électricité des Québécois.

Le 1er avril dernier, les clients d’Hydro-Québec ont encaissé une hausse de tarifs d’électricité de 2,9 %.

Hydro-Québec reconnaît d’ailleurs que les achats d’énergie éolienne imposés par le gouvernement du Québec ont un impact de 2 % sur cette nouvelle hausse. En avril 2014, Hydro-Québec avait augmenté ses tarifs d’électricité résidentiels de 4,3 %.

Un nouveau parc éolien
Parc éolien Mesgi’g Ugju’s’n (Rivière-Nouvelle)

Lieu : MRC d’Avignon, Gaspésie
Puissance : 150 mégawatts (MW)
Coût sur 20 ans : 1,33 G $
Coût moyen du kilowattheure (20 ans) : 10,3 cents
Promoteurs : Communautés micmaques de Listuguj, de Gesgapegiag et de Gespeg
Mise en service : 1er septembre 2016

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Électrosmog : le comité fédéral de la Santé veut protéger les enfants et autres hypersensibles

17 juin 2015 – Source : Magazine Maison du 21e siècle

Le Comité permanent de la Santé de la Chambre des communes somme le gouvernement canadien de mieux protéger les enfants et autres personnes hypersensibles aux radiofréquences (RF) émises par les appareils sans fil. Déposé aujourd’hui et intitulé Le rayonnement électromagnétique de radiofréquences et la santé des Canadiens, le 13e rapport du Comité est un gifle pour Santé Canada qui est accusé de ne pas protéger suffisamment la santé publique en la matière. Ceci notamment en ignorant 140 études scientifiques importantes soumises par des experts mandatés par l’organisme Canadiens pour une technologie sécuritaire, groupe de pression fondé par l’ancien président de Microsoft Canada, Frank Clegg.

Le 13 mars 2015, le Ministère publiait une mise à jour de sa ligne directrice Code de sécurité 6, Limites d’exposition humaine à l’énergie électromagnétique radioélectrique dans la gamme de fréquences de 3 kHz à 300 GHz, en affirmant que ces recommandations « figurent désormais parmi les limites fondées sur des preuves scientifiques les plus rigoureuses au monde », selon le témoignage fait devant le Comité par Andrew Adams, directeur général à la Direction des sciences de la santé environnementale et de la radioprotection de Santé Canada. Or plusieurs experts canadiens et internationaux ont contesté cette affirmation lors d’audiences publiques tenues par le Comité les 24 mars, 23 avril et 28 avril 2015. Selon l’expert Martin Blank, professeur de physiologie à l’Université Columbia (New York) et ancien président des sociétés internationales de bioélectromagnétique et de bioélectrochimie, l’évaluation de Santé Canada fut « menée par des personnes non spécialisées en biologie ».

Selon l’introduction du rapport signé par dix parlementaires, beaucoup des témoins « ont parlé des lacunes du Groupe d’experts de la Société royale du Canada, à qui Santé Canada avait demandé d’examiner ses révisions proposées. Certains témoins ont contesté le processus par lequel Santé Canada a sélectionné les preuves scientifiques qui étayeraient les limites d’exposition aux RF énoncées dans le Code de sécurité 6. D’autres ont parlé du lien qui existerait entre l’exposition aux RF et le cancer, l’infertilité et l’autisme. Dans le même ordre d’idée, certains ont abordé comme sujet le problème de l’exposition des enfants aux ondes Wi-Fi dans les écoles; la nécessité d’instaurer des limites et des lignes directrices pour protéger les groupes vulnérables (femmes enceintes, bébés, enfants et autres qui seraient peut-être plus susceptibles aux effets de l’exposition aux RF); et le trouble de santé appelé hypersensibilité électromagnétique (HSE).

« Devant le Comité et dans les mémoires, beaucoup d’intervenants ont exhorté Santé Canada à agir avec précaution et à abaisser les limites établies dans le Code de sécurité 6 (ils ont parfois donné des exemples de limites ou de mesures adoptées dans d’autres pays pour protéger la population contre l’exposition aux RF). Ils ont aussi, par ailleurs, recommandé des façons pour les particuliers de réduire leur exposition à l’énergie électromagnétique. Enfin, certains témoins ont appelé l’industrie à jouer un rôle elle aussi à cet égard. »

Parmi ces témoins figurait la Dre Riina Bray, directrice médicale de l’Environmental Health Clinic du Women’s College Hospital, affilié à l’Université de Toronto. Elle « a signalé que les diagnostics d’hypersensibilité électromagnétique ont explosé ces 10 dernières années, et que bon nombre des personnes qui souffrent de ce trouble « trouvent leur vie quotidienne et leur travail difficiles et inconfortables ». Les symptômes peuvent se manifester rapidement et le rétablissement peut exiger jusqu’à une journée de repos. » Or le comité confirme que la Loi canadienne sur les droits de la personne exige que le gouvernement du Canada prenne « des accommodements raisonnables en cas de manifestations d’intolérance au milieu, comme l’hypersensibilité électromagnétique ».

Recommandations

Voici les recommandations du Comité qui valident clairement les inquiétudes de ces témoins :

1. Que le gouvernement du Canada, en collaboration avec les ministères de la Santé des provinces et des territoires, examinent les méthodes actuelles de collecte de données sur les cancers afin d’améliorer la collecte de renseignements sur l’utilisation des appareils sans fil et le cancer.

2. Que Statistique Canada envisage d’ajouter à l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes des questions sur l’hypersensibilité électromagnétique.

3. Que le gouvernement du Canada, par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada, envisage de financer la recherche sur les tests, le diagnostic et le traitement de l’hypersensibilité électromagnétique, et sur son impact possible sur la santé au travail.

4. Que l’Association médicale canadienne, le Collège royal des médecins et chirurgiens, le Collège des médecins de famille du Canada et l’Organisation mondiale de la santé envisagent de mettre à jour leurs lignes
directrices et leur matériel de formation continue sur le diagnostic et le traitement de l’hypersensibilité électromagnétique, afin que ces documents tiennent comptent des données scientifiques les plus récentes et reflètent les symptômes des Canadiens.

5. Que le gouvernement du Canada continue de prendre des accommodements raisonnables en cas de manifestations d’intolérance au milieu, comme l’hypersensibilité électromagnétique, conformément à ce
qu’exige la Loi canadienne sur les droits de la personne.

6. Que Santé Canada s’assure de l’ouverture et de la transparence de ses processus d’examen du Code de sécurité 6, afin que tous les Canadiens aient la possibilité d’être informés sur les éléments de preuve retenus ou non lors de ces examens, que les experts externes aient accès à l’information entière aux fins de leurs examens indépendants, et que la justification scientifique des éventuels changements soit clairement communiquée.

7. Que le gouvernement du Canada établisse un système permettant aux Canadiens de signaler les effets indésirables potentiels des champs de radiofréquences.

8. Qu’un organe scientifique indépendant reconnu par Santé Canada détermine s’il faut adopter au Canada les mesures et les lignes directrices décidées dans d’autres pays, comme la France et Israël, pour limiter
l’exposition aux radiofréquences des groupes vulnérables, dont les bébés et les jeunes enfants en milieu scolaire.

9. Que le gouvernement du Canada élabore une campagne de sensibilisation à l’utilisation sûre des technologies sans fil, comme les téléphones cellulaires et le Wi-Fi, dans des environnements clés comme l’école et la maison, afin que les enfants et les familles canadiennes réduisent les risques potentiels de l’exposition aux radiofréquences.

10. Que Santé Canada réalise un examen complet de toutes les études existantes sur les champs de radiofréquences et la cancérogénicité, conformément aux pratiques exemplaires internationales.

11. Que le gouvernement du Canada, par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada, envisage de financer les recherches sur le lien entre les champs de radiofréquences et les effets potentiels sur la santé comme le cancer, les dommages génétiques, l’infertilité, les anomalies de développement et de comportement, les effets nocifs sur les yeux et le cerveau, et les effets cardiovasculaires, biologiques et biochimiques.

12. Que le gouvernement du Canada et les fabricants envisagent l’adoption de politiques sur la commercialisation des appareils émetteurs de radiations auprès des enfants de moins de 14 ans, de manière à ce que ceux-ci connaissent les risques pour la santé et sachent comment les éviter.

Pour lire le rapport : Le rayonnement électromagnétique de radiofréquences et la santé des Canadiens.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Magazine Maison du 21e siècle

jeudi 18 juin 2015

Leur facture d’électricité passe de 150 $ à 500 $. Un couple de Charlesbourg en colère contre Hydro-Québec

17 juin 2015 – Source : TVA Nouvelles

Un couple de Charlesbourg en colère contre Hydro-Québec. Leur facture d’électricité passe de 150 $ à 500 $, et ce, 1 mois après l’installation du compteur intelligent. Pourtant, ils n’ont rien changé à leur habitudes de consommation et ils chauffent au bois!

> Écouter le reportage en ligne sur le site de TVA Nouvelles
(voir le reportage à 10:34)

mercredi 17 juin 2015

Hydro-Québec réaffecte 231 travailleurs

17 juin 2015 – Source : La Tribune/La Presse

(DRUMMONDVILLE) Un total de 231 releveurs de compteurs, agents de recouvrement et commis de relève d’Hydro-Québec seront réaffectés à d’autres tâches en cours de semaine.

La nouvelle est tombée comme une tonne de brique pour André, un travailleur drummondvillois. Releveur de compteurs depuis plus de 20 ans, il a appris avec effroi qu’il devra se recycler et vaquer à d’autres occupations. Il craint que plusieurs employés à statut précaire, pourtant mieux qualifiés soient remerciés.

« Nous avions de belles conditions, nous avions l’habitude de travailler à l’extérieur. Ils vont nous imposer de répondre au téléphone bien assis derrière un bureau. Il faut s’attendre à ce qu’ils mettent des employés temporaires à la porte », estime le travailleur.

Le porte-parole d’Hydro-Québec Serge Abergel a confirmé cette réaffectation rendue nécessaire à la suite de la prolifération des compteurs intelligents. Il maintient qu’aucun syndiqué ne perdra son emploi. Tous seront déplacés en fonction des règles en vigueur au sein de la Société d’État et de la convention collective.

« Nous avons évalué le déploiement de nos compteurs intelligents et nous en avons maintenant 3,2 millions d’installés sur un potentiel de 3,8 millions. Nous croyons qu’en septembre nous serons rendus à 3,6 millions. C’est donc dire que nous n’avons plus besoin d’autant de releveurs de compteurs et qu’il fallait prévoir une diminution des effectifs en ce sens », explique-t-il.

Cette restructuration d’Hydro-Québec concernera environ une cinquantaine de travailleurs en Estrie et au Centre-du-Québec. Seule une poignée de releveurs pourront continuer à exercer leur emploi sur le terrain.

« C’est plate, c’est comme un coup de poing en plein front qu’on a reçu lundi », conclut le travailleur, expliquant que la décision était irréversible et entérinée par le Syndicat des employés de techniques professionnelles et de bureau d’Hydro-Québec.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site de la La Tribune/La Presse

Les députés de Longueuil à la défense des citoyens et des intérêts du Québec

17 juin 2015 – Source : Bernard Drainville, député de Marie-Victorin

Diane Lamarre, députée de Taillon, Bernard Drainville, député de Marie-Victorin et Martine Ouellet, députée de Vachon ont tracé le bilan de la session parlementaire, pendant laquelle l’opposition officielle a été constructive, efficace, au service des citoyens et de la défense des intérêts du Québec.

« Le contact avec les citoyens, c’est ce qui nous inspire, ce qui donne un sens à notre engagement et ce qui nous motive à offrir une opposition responsable, constructive et efficace. Plusieurs fois, au cours de la session, nous avons tendu la main au gouvernement et offert notre collaboration», ont déclaré, d’entrée de jeu, les députés.

Les impacts de l’austérité libérale

Le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville rappelle que l’austérité des libéraux fait mal aux gens de Longueuil, autant par les augmentations de tarifs que par les coupures dans les services aux citoyens. «Qu’on pense aux suppressions de personnel à la Commission scolaire Marie-Victorin, dont l’abolition de plus de 50 postes touchera inévitablement la qualité des services aux élèves. Place Rive-Sud, entre autres, voit également son budget amputé, ce qui force l’organisme à réduire son personnel et par le fait même, fragilise les services offerts à l’intégration des femmes à l’emploi.»

De plus, le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie et de ressources naturelles cite également le cas d’Hydro Québec : « La Société d’État augmente ses tarifs de 2,9%, impose des frais de 67M$ pour la relève de compteurs, alors que les compteurs intelligents n’en ont plus besoin, et impose un taux d’intérêt annuel de 14,4% aux familles québécoises, dont de nombreuses à Longueuil, qui peinent à payer leur facture d’électricité. Pendant ce temps, la société d’État ramène les primes aux cadres et hauts dirigeants d’Hydro Québec, paie une rente princière de 450 000$ à son ex-dirigeant et se permet de liquider une turbine neuve de 80M$ à 75 000$! Ça n’a pas de bon sens. Il faut que les libéraux arrêtent de faire payer les Québécois pour une gestion idéologique des finances publiques ».

Santé et accessibilité aux soins

La députée de Taillon, Diane Lamarre, s’est intéressée particulièrement aux questions de santé et d’accessibilité aux soins dans son bilan de la session parlementaire. « En santé, le ministre Barrette démontre combien il est éloigné des préoccupations réelles des Québécois, de leur désespoir face aux difficultés d’accès au système de santé. Nous avons dénoncé son choix d’octroyer 210M$ aux 9000 médecins spécialistes alors qu’il n’a réservé que 208M$ pour l’ensemble du réseau de la santé responsable des 8 millions de Québécois. Nous avons mis en lumière le maintien de la prime aux médecins pour la simple inscription d’un patient alors que le ministre la déclarait indécente à l’automne dernier. Lors de l’étude des crédits, j’ai dénoncé les augmentations de loyer auxquelles le ministre voulait assujettir les résidents des CHSLD. Il a dû reculer et je suis fière d’avoir pu éviter ces hausses qui dépassaient l’indexation pour les personnes hébergées. Il s’est rangé à nos recommandations sur la limitation de la procréation assistée qu’il voulait imposer», a déclaré Diane Lamarre.

«Nous avons agi avec rigueur et vigilance. Ce n’est pas parce que le ministre parle fort qu’il a raison. Je défends les intérêts des Québécois et de mes concitoyens de Taillon avec vigueur. Depuis l’arrivée du gouvernement libéral, il n’y a eu aucune amélioration quant à l’accès aux soins de santé et le ministre nous demande d’attendre encore 2 ans et demi. Si le temps d’attente à l’urgence de l’Hôpital Pierre-Boucher est passé de 22h24 à 24h06 dans la dernière année, c’est parce que le gouvernement libéral n’augmente pas l’accès à la première ligne et le soutien à domicile. Ce gouvernement exerce une austérité sélective qui attaque tout particulièrement les acquis en santé et en éducation. Nous continuerons d’être vigilants et de proposer des modifications afin que les Québécois puissent avoir un meilleur accès à notre réseau de la santé, ce à quoi ils ont droit depuis longtemps », a conclu Diane Lamarre.

Transport, électrification des transports et stratégie maritime

« Il est désolant de constater l’aplaventrisme du gouvernement Couillard face à Ottawa. Que ce soit par la décision unilatérale du gouvernement Harper d’imposer un péage sur le pont Champlain ou par la stratégie maritime qui restera incomplète sans une entente avec le fédéral, il ne faut pas se surprendre que le gouvernement libéral ne fasse pas de gain pour le Québec puisqu’il ne demande rien», a déclaré Martine Ouellet. Elle a d’ailleurs dénoncé cette situation à plusieurs reprises au cours de la session parlementaire et elle a souligné «que lorsque le Québec sera un pays indépendant, l’ensemble des décisions le concernant seront prises par des élus du Québec ».

Martine Ouellet s’est également portée à la défense des chauffeurs de taxi qui sont victimes de la concurrence déloyale d’UberX et elle a exigé que le gouvernement libéral agisse afin que cesse cette pratique illégale. « Malheureusement, l’inaction de Monsieur Poëti fragilise la sécurité financière de milliers de familles. Le gouvernement a également fait preuve de laxisme en approuvant l’augmentation importante du coût pour traverser le pont en PPP de l’autoroute 25 au détriment des utilisateurs moins fortunés», a déclaré la députée de Vachon.

« Cette session parlementaire a démontré que le Parti Québécois s’avère la seule solution de rechange possible et plausible au gouvernement actuel. Nous avons proposé des projets de loi collés aux préoccupations des citoyens : celui sur la création d’un poste de directeur parlementaire du budget et j’ai déposé le projet de loi ʺzéro émission », pour une disponibilité de voiture électrique au Québec », a souligné Martine Ouellet.

Martine Ouellet a également, lors de sa tournée annuelle sur la préservation de l’eau dans les écoles, rencontré des élèves de 5e année de l’École d’Iberville, et la maison des citoyens est toujours ouverte pour des expositions, notamment une sur l’histoire du drapeau du Québec durant le mois de janvier et par la suite le cercle des artistes peintres a embelli les murs de la maison de tableaux de 13 artistes.

Les députés ont rappelé que la population peut compter sur l’équipe du Parti Québécois « pour que l’austérité cède le pas à l’ambition, à la réussite et à l’espoir ».

Bonne fête nationale !

Les trois députés ont tenu, en terminant, à remercier leurs concitoyens pour la confiance et l’appui qu’ils leur démontrent. Ils ont aussi profité de l’occasion pour souhaiter une très belle Fête nationale à toutes les Québécoises et à tous les Québécois.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site de Bernard Drainville, député de Marie-Victorin

mardi 16 juin 2015

Un peu de mauvaise presse pleinement méritée pour Hydro-Québec

16 juin 2015 – Source : Journal Voir
Par Catherine Genest

Pour la deuxième fois en deux semaines, Hydro-Québec a coupé le service sur une petite (non: microscopique) portion du quartier Saint-Jean-Baptiste au centre-ville de Québec. Jusque là, rien d’exotique. Le hic, dans les deux cas, c’est qu’ils n’ont jamais avisé les propriétaires des bâtisses touchées.

La première fois, on l’a appris par la bande en lisant les (autres) journaux. Cette fois? Que dalle. J’appelle l’info-panne avec ce qu’il me reste de batterie sur mon cellulaire. La voix robotique reconnait mon adresse, liée à mon numéro de téléphone dans leur système, et me parle d’une coupure « planifiée ». Le service reprendra à 6h demain matin. Il est 19h et je sais pertinemment que les denrées dans mon frigo ne tougheront probablement pas la run.

J’entreprends donc de trouver le numéro du service à la clientèle d’Hydro-Québec. Je signale, ça sonne. « Les bureaux sont présentement fermés. » Pourquoi se soucier de la satisfaction de tes usagers quand tu as a le monopole?

Me reste l’option des réseaux sociaux pour signifier mon mécontentement. Je prends le temps d’écrire un petit tweet même si je sais que le ou les gestionnaires de communauté travaillent de 9 à 5. Je l’ai appris à mes dépens il y a deux semaines.

C’est finalement les ouvriers en chiennes orange qui reçoivent ma plainte en pleine rue et même s’ils ne sont aucunement fautifs. Très gentils, ils me promettent d’en parler à leur supérieur. Au cadre qui, probablement, prend ce genre de décision là dans une belle tour à bureaux sans avoir à endurer les faces de boeufs comme la mienne. La compagnie a ses boucs émissaires qui, par ailleurs, m’apportent quelques précisions. « On fait ça de soir parce que les commerçants se sont plaints la dernière fois. »

Apparence que les citoyens ont moins de poids: on n’est pas regroupés en association et il y a moins d’argent en jeu. Moins de visibilité médiatique aussi? Peut-être que non finalement. Dans les 70 abonnés touchés, ça s’adonne qu’il y a une grande gueule qui jouit d’un reach web pas pire pantoute.

La prochaine fois, s’il vous plait, pourriez-vous prendre de me lâcher un petit coup de fil? Ce serait ben fin.

(P.S.: Si j’oubliais de payer mes factures, je suis sûre que vous seriez pas mal moins polis que moi dans cette mini chronique.)

Ce texte a été écrit sur un calepin dans un café avec une auteure (allô c’est moi!) aux cheveux encore mouillés et au eye-liner probablement dégoulinant parce que se démaquiller dans le noir, disons que c’est pas l’idéal. À 8h, à l’heure de partir de la maison, le courant n’était toujours pas revenu.

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Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles a laissé Hydro-Québec plumer allègrement ses abonnés

16 juin 2015 – Source : Journal Le Devoir

Bulletin ministériel

Malgré l’austérité, Hélène David a réussi à faire augmenter les crédits consacrés à la culture. Son plan d’action pour le livre a fait l’unanimité. Pour la première fois depuis l’adoption de la Charte de la langue française, un gouvernement libéral s’apprête à en resserrer l’application pour imposer la présence du français dans les grandes chaînes commerciales. Il lui reste à trouver une vocation à la bibliothèque Saint-Sulpice. A

Les talents de communicateur de Gaétan Barrette sont inversement proportionnels à sa délicatesse. Il a habilement utilisé le projet de loi 20 comme bâton, mais on ne saura pas avant trois ans si l’entente avec les omnipraticiens garantira réellement l’accès à un médecin de famille. En revanche, le retour de la « prime Bolduc » sous une forme déguisée est une certitude. A-

Martin Coiteux garde le cap sur le déficit zéro contre vents et marées, mais prétendre que les compressions budgétaires n’influent pas sur les services offerts à la population, comme le président du Conseil du trésor le répète continuellement, est une véritable insulte à l’intelligence. B

Pierre Paradis préfère généralement rester dans l’ombre, mais il a le don des initiatives qui lui donnent une bonne image. L’automne dernier, il s’en était pris aux épiciers qui trompent leur clientèle en réemballant des produits périmés. Cette fois-ci, son projet de loi sur la sécurité des animaux lui a valu un concert d’éloges. B

Pierre Moreau a perdu sa partie de bras de fer avec la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire. Il a eu le bon sens de ne pas céder le point de pourcentage de la TVQ que réclamaient les municipalités. Il a promis de leur donner de nouveaux moyens pour freiner l’augmentation des dépenses de rémunération, mais la conclusion d’un nouveau pacte fiscal s’annonce ardue. B

Les syndicats et le patronat ont salué à l’unisson l’annonce de la modernisation de la Loi sur les décrets, réclamée depuis des années, qui fixe les conditions de travail des travailleurs non syndiqués dans certains secteurs. Même accueil positif pour le projet de loi sur le financement des régimes de retraite à prestations déterminées présenté par Sam Hamad. B

Le deuxième budget de Carlos Leitão portait encore une fois la marque du président du Conseil du trésor, mais il a tout de même compris qu’une coupure uniforme des crédits d’impôt aux entreprises dans tous les secteurs était mal avisée. M. Leitão devra cependant apprendre qu’un ministre des Finances ne doit pas réfléchir à haute voix, par exemple à la possibilité de privatiser des sociétés d’État. B-

Le plan de lutte contre la radicalisation présentée par la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a été généralement bien accueilli. Après la spectaculaire évasion survenue à la prison d’Orsainville l’an dernier, l’« erreur » qui a permis la sortie en douce de Bordeauxdu fils de « Mom » Boucher était un peu gênante. B-

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, joue parfaitement son rôle de bad cop dans le dossier de PKP. Justifier son refus de réclamer l’extension de la loi 101 aux entreprises qui relèvent de la compétence fédérale en évoquant de possibles représailles contre les francophones hors Québec était farfelu. C-

L’été est à nos portes et on attend toujours le Plan pour la révision du modèle d’affaires et de gouvernance du tourisme promis par Dominique Vien. D’un ministre à l’autre, la réflexion sur le toit du stade se poursuit sans qu’une décision se profile encore à l’horizon. Aux dernières nouvelles, on parlait d’une sorte de matelas gonflable… C-

Même si le premier ministre lui a renouvelé publiquement sa confiance, le ministre de l’Économie, Jacques Daoust, a de nombreux détracteurs. Il a dû s’excuser de sa déclaration sur l’ego des entrepreneurs des régions, qualifiés de « rois de village ». Ses réflexions à voix haute sur l’opportunité de privatiser les casinos pour financer les réserves autochtones étaient aussi maladroites. C-

Après avoir déclaré qu’elle accueillerait volontiers un intégriste dans son cabinet, la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil a dû faire un virage à 180 degrés en quelques heures. Au départ, elle devait être la maîtresse d’oeuvre du plan d’action pour lutter contre la radicalisation, mais elle s’est fait damer le pion par sa collègue de la Sécurité publique. C-

François Blais a mal commencé à l’Éducation en recommandant lui-même d’expulser quelques étudiants de l’UQAM pour faire exemple. Il est parfaitement légitime de vouloir réformer la gouvernance des commissions scolaires, mais le ministre n’a pas besoin d’être aussi condescendant. Rencontrer la présidente de la CSDM aurait été la moindre des choses. Son manque d’empathie pour les élèves aux prises avec des difficultés d’apprentissage est navrant. C-

Mener une consultation sur l’acceptabilité sociale à huis clos est une contradiction qui aurait dû sauter aux yeux de Pierre Arcand. Malgré les promesses de limiter les hausses de tarifs à l’inflation, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles a laissé Hydro-Québec plumer allègrement ses abonnés, tout en bradant l’équipement de la centrale de Gentilly. C-

Le projet de loi sur la neutralité religieuse présentée par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, était à la limite de l’insignifiance. Également responsable de la condition féminine, Mme Vallée a été incapable d’expliquer de façon satisfaisante pourquoi une employée de l’État sera autorisée à porter le tchador, que M. Couillard avait lui-même présenté comme un symbole de l’oppression de la femme. C-

David Heurtel a raison de vouloir un BAPE sur le projet d’expansion du port de Québec, tout comme il aurait raison d’imposer la consigne des bouteilles de la SAQ. Un ministre de l’Environnement ne peut cependant pas se permettre de s’isoler des groupes environnementaux. C-

Robert Poëti est un grand parleur, mais il a plus de mal à se brancher. En janvier dernier, il disait privilégier un train de surface pour prolonger la ligne bleue du métro. Au début de juin, il a fait volte-face et n’en veut plus. Il attend maintenant le « dossier d’opportunité » qui doit lui être remis… en décembre. C-

Voir le premier ministre Couillard poireauter deux heures au soleil pour une rencontre de 45 secondes avec le pape en disait long sur la qualité de notre diplomatie. À titre de ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre est responsable de la délitescence de nos relations avec la France, illustrée par la fin de l’entente de réciprocité sur les droits de scolarité et la baisse de 30 % du budget de l’Office franco-québécois pour la jeunesse. D

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a dû abandonner son projet de loi sur les places fantômes en garderie. La spéculation à grande échelle sur la revente des permis n’a pas semblé la troubler le moindrement. Une candidate de choix à un éventuel remaniement. D

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Devoir

On veut intéresser les Québécois aux énergies vertes

15 juin 2015 – Source : Journal de Montréal

Après la diffusion d’un sondage qui démontrait que les Québécois connaissent mal les énergies renouvelables, cette industrie va prendre le taureau par les cornes et amorcer un dialogue avec la population, a appris la chaîne Argent.

L’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) lance aujourd’hui le site internet parlonsrenouvelable.ca où les Québécois pourront poser des questions sur des sujets concernant ces énergies. Les médias sociaux seront aussi utilisés pour cette campagne.

«C’est vraiment une conversation. On souhaite que les Québécois nous posent des questions et nous allons fournir des réponses. Ce qui est bien, c’est que c’est interactif», assure Jean-François Samray, PDG de l’AQPER en entrevue avec la chaîne Argent.

Un récent sondage CIRANO/Trottier a révélé qu’il existe une confusion sur la définition d’une énergie renouvelable (25 % des Québécois ont identifié le nucléaire comme une source renouvelable, de même que 17 % pour le pétrole, 13 % pour le charbon et 27 % pour le gaz naturel). Ce même sondage montre un manque de connaissances à propos de certaines filières, notamment le solaire et le biogaz.

«On se rend compte que les Québécois connaissent mal les énergies renouvelables. On s’est donc dit: il faut en parler. Il faut donner de l’information. Les gens le savent peu, mais on importe 56 % de toute l’énergie que nous consommons ici. Donc, il est faux de croire que nous utilisons surtout l’électricité produite par nos barrages», assure M. Samray.

Sur le site internet, il sera aussi possible d’en savoir plus sur les différentes sources d’énergie comme l’éolien, le solaire, le biogaz, la biomasse et l’hydroélectricité.

Changer les perceptions

L’association veut changer les perceptions au sujet des énergies renouvelables comme l’éolien qui a mauvaise presse depuis quelques années.

À plusieurs occasions, Hydro-Québec a pointé les projets éoliens comme une des raisons de la hausse de la facture en raison des coûts de production qui sont plus élevés que le prix obtenu à la vente de l’électricité.

«Les coûts des projets éoliens sont en baisse et cela va continuer. Regardez simplement le dernier appel d’offres, on parle de produire à 6,3 cents le kWh, c’est exactement la même chose pour la Romaine», constate M. Samray.

D’autres sources d’énergie comme la biomasse ou le biogaz doivent aussi être davantage expliquées aux Québécois, croit l’AQPER.

«Avec nos résidus de poubelle ou de coupes forestières, nous pouvons faire du biogaz. C’est une technologie de l’avenir. Et on pourra en faire l’exportation», assure-t-il.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal de Montréal

samedi 13 juin 2015

Interférence électronique : Des citoyens mécontents de leur compteur intelligent

12 juin 2015 – Source : Ici Radio-Canada

Hydro-Québec poursuit l’installation de ses compteurs intelligents dans la province. Cette nouvelle technologie a fait couler beaucoup d’encre et deux citoyens de Dolbeau-Mistassini la critiquent à leur tour puisque les radiofréquences des compteurs interfèreraient avec certains de leurs appareils.

Claude Gélinas affirme que ses détecteurs de mouvements se déclenchent dans raison toutes les minutes depuis le passage récent d’un technicien d’Hydro-Québec.

« Ils allument, ils éteignent. Il y en a un qui est plus sensible que l’autre. Il est à côté du compteur. Lui, il n’en manque pas un coup! »
— Claude Gélinas

Claude Gélinas a communiqué avec Hydro-Québec. Un premier employé lui aurait expliqué qu’il s’agissait d’un problème d’interférence. Insatisfait de cette réponse, le résident de Dolbeau-Mistassini a rappelé la société d’État. Un second téléphoniste lui aurait conseillé de se tourner vers son fournisseur de détecteurs de mouvements.

« Qu’ils le règlent le problème, que ce soit comme avant, que je puisse me servir de mes choses et me fier sur mes détecteurs de mouvements. »

D’autres problèmes

À moins de cinq kilomètres de la résidence de Claude Gélinas, un autre citoyen a des problèmes avec certains de ses appareils. Le détecteur de mouvements de Jean-Paul Kirouac fait aussi des siennes. L’homme a également retiré trois thermostats défectueux chez lui.

Il est convaincu que les nouveaux compteurs sont responsables des bris.

« Pourquoi ils ne nous laissent pas nos affaires comme avant, demande-t-il. Ils veulent sauver quoi? Je ne sais pas. Ils nous brûlent toutes nos affaires dans nos maisons. »

Réponse d’Hydro-Québec

Hydro-Québec explique que ce genre de situations arrive rarement. Au 31 mars, environ 400 cas sur près de 2,9 millions de compteurs intelligents étaient répertoriés.

« Il y a des mesures qu’on peut faire pour corriger la situation, notamment ajuster certains paramètres d’opération du réseau et ça, ça peut se faire à distance », affirme la conseillère en communication Nathalie Vachon.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site d’Ici Radio-Canada

Conférence de presse sur l’électro-hypersensibilité et de la sensibilité chimique multiple

7 juin 2015 – Source : Next-Up (Organisation pour la défense de l’environnement naturel et contre les irradiations des champs électromagnétiques)

Académie Royale de Médecine de Belgique – Conférence de presse sur l’électro-hypersensibilité et de la sensibilité chimique multiple, suite au 5e Colloque de l’Appel de Paris, tenu le 18 mai 2015.

> Écouter la vidéo de la conférence en ligne sur YouTube

vendredi 12 juin 2015

La Commission « Gatineau ville en santé » se penche sur les compteurs intelligents

11 juin 2015 – Source : FM 93

C’est ce jeudi matin que le groupe de citoyens de Gatineau qui s’oppose aux compteurs intelligents rencontrait la Commission « Gatineau ville en santé ».

Nathalie Leclerc et Louise Boudrias
> Écouter l’extrait radio en ligne sur le site du FM 93

La porte-parole du regroupement Gatineau refuse, Nathalie Leclerc, elle-même électro-sensible, s’est montrée satisfaite de la réunion à laquelle prenait aussi part Hydro-Québec et le CISSSO.

La Commission pourrait choisir de ne pas prendre position, ou encore de formuler des recommandations au conseil municipal.

Écoutez la présidente de « Gatineau ville en santé », Louise Boudrias, précédée de Nathalie Leclerc.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du FM 93

Réservoir fixe de propane : Aucun danger pour les compteurs d’Hydro-Joliette

11 juin 2015 – Source : Journal de Joliette

Suivant la mise en garde relative à l’usage de la fonction d’interruption à distance des compteurs extérieurs d’Hydro-Québec lorsqu’un réservoir fixe de propane se situe à moins de 3 mètres, Hydro-Joliette tient à rassurer la population qu’il n’en est rien pour ses propres compteurs.

Rappelons que les compteurs électroniques à radiofréquence utilisés par Hydro-Joliette ont des composantes différentes et ne correspondent pas aux compteurs intelligents installés tout récemment chez les consommateurs d’Hydro-Québec.

Les compteurs électroniques à radiofréquence d’Hydro-Joliette ne disposant pas de la fonction d’interruption à distance comme les compteurs intelligents d’Hydro-Québec, il n’y a aucun risque quant à leur installation à proximité d’un réservoir fixe de propane.

Pour toute question ou pour plus d’information, contactez Hydro-Joliette au 450 753-8100 ou consultez le www.ville.joliette.qc.ca.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal de Joliette

jeudi 11 juin 2015

L’ex-ministre Breton pourfend Hydro-québec

10 juin 2015 – Source : Journal de Québec

Une journée après la diffusion de l’entrevue bilan que Thierry Vandal a accordée au magazine Force, l’exministre de l’environnement Daniel Breton déboulonne les arguments du président sortant d’hydro-québec et croit que le développement de l’éolien a été bâclé.

Dans son entrevue, M. Vandal a défendu la décision d’aller de l’avant avec le développement de l’éolien, mais a affirmé que cette ressource n’est plus «rentable» et s’est questionné sur son avenir.

GROS JOUEUR REFUSÉ

Mais selon M. Breton qui a été ministre et responsable de l’électrification des transports dans le gouvernement Marois, Hydro-québec aurait pu mieux développer cette ressource et même la rentabiliser.

«Hydro aurait pu signer un partenariat avec Siemens en 2005. L’entreprise voulait développer 4000 mégawatts et investir 4 milliards $. On promettait 2500 emplois à temps plein pour installer des infrastructures qui allaient servir toute l’amérique du Nord. Mais M. Vandal et l’équipe de direction ont dit non à un partenariat aussi payant que cela», a estimé M. Breton.

COÛT DE PRODUCTION

Selon lui, l’énergie éolienne aurait pu être produite alors à 5 ou 6 cents le kwh alors que le prix actuel dépasse les 10 cents le kwh. Cet écart entre le prix de production et le prix de revente (vers 3 cents le kwh) se répercute sur la facture des clients, a toujours soutenu Hydro-québec. «Je pense que ce n’est pas la faute de l’éolien, mais c’est la façon dont l’éolien a été géré par HydroQuébec», a-t-il souligné.

«Au bout du compte, l’éolien a le dos large, car on ne parle pas des autres erreurs qui ont un impact sur la facture. On ne parle pas du fait qu’on a dépensé 1 milliard $ pour fermer Gentilly-2 ou qu’on a payé 1,5 milliard $ pour conserver la centrale de Transcanada fermée», a-t-il déclaré.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal de Québec

Peut-on dépolitiser Hydro-Québec?

10 juin 2015 – Source : La Presse+

Le plus grand défi qu’aura à relever le nouveau PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel, ne sera pas de combler son inexpérience des questions énergétiques après une carrière dans un tout autre univers chez Bombardier, celui de l’aviation. Son défi sera plutôt d’apprivoiser un autre univers, qui n’est pas non plus le sien : celui de la politique.

Hydro-Québec est en effet une société d’État dont les choix et les orientations sont fortement politisés, beaucoup plus, par exemple, que l’autre grande société d’État, la Caisse de dépôt et placement (CDP). Ce sont des contraintes avec lesquelles le prédécesseur de M. Martel, Thierry Vandal, composait fort bien, car il avait développé une maîtrise des réalités politiques comme président de la commission politique du Parti libéral du Québec.

Hydro-Québec et la CDP ont de nombreux points communs. Deux sociétés d’État gigantesques, dont les rapports complexes avec le gouvernement tiennent largement au fait qu’en plus de leur mandat de base, elles ont aussi pour mission d’être un levier économique, ce qui nourrit la tentation constante des gouvernements de se servir d’elles comme outil de développement et de promotion politique.

La Caisse dispose toutefois de mécanismes de protection pour réduire ces pressions. Elle peut évoquer la nécessité de satisfaire des clients identifiables, les organismes dont elle gère les épargnes, qui exigent des comptes. En outre, son mandat principal, faire fructifier les épargnes qui lui sont confiées, est mesurable et soumis au test de la comparaison dans un environnement concurrentiel. Son indépendance est d’ailleurs reconnue de façon formelle, même si cela cache parfois une réalité plus complexe.

Ces garde-fous n’existent pas dans le cas d’Hydro-Québec. Elle a bien sûr des clients, les citoyens usagers, moins bien équipés pour établir des rapports de force, surtout qu’ils sont les mêmes clients que ceux du monde politique. Mais surtout, ses profits apparaissent dans les résultats budgétaires du gouvernement, ce qui crée un système de vases communicants. Le gouvernement peut par exemple exiger des compressions à Hydro pour réduire son propre déficit ou être tenté d’augmenter les tarifs pour améliorer son bilan.

Ces liens de proximité facilitent la tendance des gouvernements d’imposer à Hydro des choix économiques qui affectent ses résultats, comme les rabais tarifaires aux grands utilisateurs, ou encore les achats à gros prix d’énergie éolienne.

C’est l’impératif de se protéger contre ces pressions qui, à mon avis, expliquent en bonne partie la culture d’opacité d’Hydro-Québec, une forme de résistance passive qui lui sert de rempart.

M. Martel dispose toutefois de quelques atouts qui l’aideront dans la définition des frontières entre la société d’État et son actionnaire unique. Le premier, c’est sa promesse, dès l’annonce de sa nomination, de maintenir des tarifs « raisonnables » autour de l’inflation, avec l’appui très clair de son ministre de tutelle, Pierre Arcand, qui se dit mal à l’aise avec les hausses actuelles. Personnellement, je trouve que ces tarifs bas sont une erreur tant pour les finances publiques que pour les politiques énergétiques, mais manifestement, aucun des trois grands partis ne veut remettre cela en cause. Cependant, c’est une pression de moins pour Hydro.

L’autre chose qui va aider M. Martel, c’est le changement de vocation inévitable d’Hydro-Québec. Depuis sa création, sa mission première a été de produire de l’électricité et sa culture en a été une de constructeur de barrages. Avec les surplus qui seront là pour longtemps, cette période tire à sa fin. Sa mission première deviendra davantage celle d’un distributeur, ce qui impose un virage client dont le nouveau PDG veut être porteur. Il deviendra beaucoup plus clair qu’Hydro-Québec est au service des Québécois plutôt qu’au service du Québec, ce qui lui donnera un autre outil pour résister aux pressions gouvernementales.

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Voeux pieux pour Hydro-Québec

9 juin 2015 – Source : La Presse

Québec a beaucoup demandé et peu offert au nouveau patron d’Hydro-Québec, Éric Martel. Aux côtés du ministre des Ressources naturelles, M. Martel annonçait mercredi dernier ses trois priorités : transparence, service à la clientèle et productivité. Il y avait toutefois un peu d’hypocrisie dans l’air. Car Québec demande à sa vache à lait de s’améliorer sans lui donner tous les outils requis. Et parfois même en lui confiant des missions impossibles.

Pour la transparence, la bonne nouvelle est que faire pire serait difficile. La société d’État a refusé l’année dernière au Vérificateur général d’obtenir certains documents, même si une nouvelle loi l’y autorisait. Elle a aussi déjà remporté le prix de la noirceur de la Fédération professionnelle des journalistes.

Par contre, cette culture de l’opacité n’explique pas tout. Elle incite Hydro-Québec à vouloir vivre à l’ombre. Mais ce qui lui permet souvent de le faire, c’est la désuète Loi sur l’accès à l’information, pleine de boucliers pour bloquer les demandes. Le gouvernement Couillard déposera bientôt sa réforme de cette loi. Si des échappatoires y demeurent, la transparence risque de n’être qu’un beau projet.

Pour le service à la clientèle, le monopole d’État ne subit pas de concurrence l’aidant à s’améliorer. Il faut donc un arbitre. La Régie de l’énergie, un organisme quasi judiciaire, joue ce rôle. Mais elle ne traite pas tous les types de plaintes. Ni les réclamations. Un récent dossier de notre collègue Stéphanie Grammond révélait quelques histoires d’horreur de citoyens qui seront forcés de recourir aux petites créances.

Pour déjudiciariser les plaintes et en obtenir une vision d’ensemble, Québec pourrait autoriser la Protectrice du citoyen à les examiner. C’est ce que permet par exemple l’Ontario.

Enfin, pour la productivité, il faudrait savoir de quoi on parle. Il en existe trois mesures : l’efficacité, le tarif facturé aux clients et le dividende versé à l’État. Pour les gains d’efficience, le message est clair : faire plus avec moins (440 millions depuis 2008). Par contre, les deux autres mesures se contredisent. Une facture à rabais plombera le dividende, et vice-versa. Et on ne comprend pas ce que Québec priorise.

L’équilibre budgétaire dépend plus que jamais des mamelles d’Hydro-Québec. Le dividende versé l’année dernière s’élève à 2,5 milliards de dollars, un record. Mais en même temps, libéraux et péquistes lui ont imposé des aventures coûteuses, comme les achats d’énergie éolienne qui feront augmenter la facture résidentielle de 2,1 % cette année. Les consommateurs subventionnent ainsi le développement économique de la Gaspésie via cette taxe déguisée. Sans oublier les fiascos de l’ouverture inutile de la centrale thermique Bécancour ou du retard de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, qui a mené à l’achat d’équipement inutile.

Mais même si Québec cherche un dividende maximal et crée une pression à la hausse sur les tarifs, à l’Assemblée nationale, les chemises se déchirent dès que la société d’État veut augmenter la facture.

Le nouveau patron d’Hydro-Québec a hérité d’un mandat bipolaire.

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Peut-on diriger Hydro-Québec ?

8 juin 2015 – Source : La Presse

Éric Martel est le nouveau président-directeur général d’Hydro-Québec, en remplacement de Thierry Vandal, qui a passé 19 ans chez Hydro-Québec, dont les 10 dernières années à la tête de l’entreprise. Si Thierry Vandal venait du monde de l’énergie (Shell et Gaz Métro), Éric Martel, bien qu’ingénieur électrique, vient du monde de l’aéronautique et des grandes multinationales (Bombardier, Pratt & Whitney, Rolls-Royce, Procter & Gamble et Kraft).

Au moins trois chocs l’attendent en entrant en poste le 6 juillet prochain. Hydro-Québec, bien qu’étant un des plus grands producteurs d’énergie renouvelable du monde, exportant ailleurs au Canada et aux États-Unis, est une entreprise éminemment locale. Dominée par des enjeux locaux (production québécoise pour les consommateurs québécois), elle n’aspire pas à conquérir des marchés mondiaux, comme toutes les autres entreprises pour lesquelles M. Martel a travaillé. Impossible de délocaliser les activités d’Hydro-Québec ou même de considérer tous les clients également. Les clients québécois ont le dessus sur les autres – une discrimination qui n’existe pas dans les multinationales.

Deuxième choc : la plupart des activités d’Hydro-Québec sont réglementées. La Régie de l’énergie fixe les tarifs d’électricité, et le coeur de la production d’Hydro-Québec, les 165 milliards de kilowattheures du bloc patrimonial, sont réservés aux clients de la province à un prix défiant toute concurrence. Les « lois du marché » sont des notions assez lointaines dans cette entreprise, dont les employés sont presque tous membres de deux syndicats : le Syndicat canadien de la fonction publique (à peu près 15 000 des 20 000 employés d’Hydro-Québec) et le Syndicat professionnel des ingénieurs d’Hydro-Québec (près de 1800 ingénieurs).

Le troisième choc, c’est que contrairement à une entreprise habituelle, dont l’actionnaire est satisfait si le dividende annuel est bon, l’actionnaire d’Hydro-Québec – le gouvernement québécois – est schizophrène. On veut en effet qu’Hydro-Québec soit une vache à lait, mais aussi « que les Québécois continuent de payer des tarifs électriques parmi les plus bas ». On veut qu’Hydro-Québec soit efficace et performante, mais on lui impose de faire du développement régional – au détriment des bas tarifs (pensons à l’éolien). Hydro-Québec a pour objet de fournir de l’énergie, mais on la pousse à entrer dans un secteur de consommation en lui donnant un mandat d’électrification des transports.

Ainsi, quand ce n’est pas la Régie de l’énergie qui balise les actions d’Hydro-Québec, c’est le gouvernement qui dicte la marche.

Dans ce contexte, on peut légitimement se demander si Hydro-Québec peut être dirigée. Éric Martel ne deviendrait ainsi pas le président-directeur général, mais l’équilibriste en chef, qui manoeuvre entre les attentes de la population, les directives de la Régie de l’énergie, les contraintes syndicales et les exigences gouvernementales. Ce n’est pas lui qui dirigera et posera les fils. Il sera le funambule qui marchera dessus – en risquant de se faire électrocuter… dès que le courant ne passera pas.

Néanmoins, il pourrait parvenir à donner une vision à Hydro-Québec, une chose que son prédécesseur n’a pas vraiment réussi à faire. Celle d’une entreprise qui réussit à satisfaire ses actionnaires réels – les citoyens québécois et non les consommateurs d’électricité – en réussissant à pleinement valoriser l’actif extraordinaire qu’il gère : notre patrimoine hydroélectrique. Cette vision d’une entreprise qui vend au mieux cette ressource naturelle renouvelable, ici et ailleurs, pour le plus grand bénéfice économique, social et environnemental des Québécois et de la planète. Pour réaliser cette vision, il lui faudra comprendre et savoir expliquer que l’électricité n’est pas un droit, mais une ressource à gérer à la fois équitablement et efficacement. Il lui faudra avoir la force d’imposer une transparence non seulement à l’interne, mais encore au gouvernement, pour que celui-ci ne puisse lui demander tout et son contraire. S’il arrive à cela, Éric Martel aura dirigé Hydro-Québec.

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Vandal entrevoit une privatisation partielle d’Hydro-Québec

8 juin 2015 – Source : Journal de Montréal

D’habitude muet sur le sujet, Thierry Vandal veut regarder ce qui se fait en Ontario

Le président sortant d’Hydro-Québec Thierry Vandal a donné des munitions aux adeptes d’une privatisation partielle de la société d’État, dans une entrevue accordée au magazine Forces distribué dans le cadre du Forum des Amériques qui s’est amorcé à Montréal, hier.

M. Vandal avait décliné toutes les offres d’entrevue bilan, malgré les demandes répétées des chaînes Argent et TVA, mais il s’est toutefois confié à la journaliste Monique Grégoire sur son règne d’une décennie à la tête d’Hydro-Québec.

Questionné sur l’épineuse question de la privatisation d’Hydro-Québec, M. Vandal, qui avait évité toute controverse lorsqu’il était à la tête de la société d’État, n’a pas donné son opinion personnelle, mais n’a pas fermé la porte à une telle avenue dans le futur en faisant un parallèle avec la situation ontarienne. «On va suivre ce qui se passe en Ontario, où on a décidé de privatiser partiellement Ontario Hydro (sic)», a-t-il répondu, succinctement, tout en soulignant qu’Hydro-Québec «est un projet collectif».

Levée de boucliers

En Ontario, le gouvernement libéral veut privatiser 60 % d’Hydro One. Toutefois, le projet est loin d’obtenir l’unanimité. Selon un sondage récent, 61 % des Ontariens sont contre et 77 % des personnes sondées croient que la facture gonflerait avec cette privatisation.

Le premier ministre Philippe Couillard avait rejeté cette idée, mais au printemps, le ministre des Finances Carlos Leitao avait avoué que tous les scénarios étaient sur la table.

Réplique

«Je trouve cela curieux, car il y a une motion qui a été votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale et il n’est pas question de privatiser Hydro-Québec, a soutenu le chef péquiste Pierre Karl Péladeau, présent lors de la conférence. On l’oublie souvent, mais Hydro permet de financer l’éducation et la santé. C’est une richesse collective.»

Hydro-Québec n’a pas commenté, mais sur Twitter, la société d’État semblait vouloir corriger le tir en interpellant les internautes. «Il s’agit de suivre ce qui se passe en Ontario, non pas de privatiser», nous a-t-on écrit.

ÉOLIEN

Éolien
À « la sphère politique » de décider

Thierry Vandal défend le développement de l’éolien, même si cela a eu un impact à la hausse sur la facture des clients selon Hydro-Québec.

«L’éolien au Québec a démarré essentiellement en 2002-2003, à un moment où tout indiquait que les besoins en électricité étaient fortement à la hausse, et les prix aussi. (…) Mais il y a eu une grande restructuration dans l’industrie des pâtes et papiers entraînant une chute spectaculaire de la demande d’électricité», a-t-il expliqué dans l’entrevue accordée au magazine Forces.

Mais selon lui, ce développement qui aide les régions du Québec doit maintenant être revu. «La question qui se pose aujourd’hui c’est: à quel rythme doit-on poursuivre le développement de l’éolien? En a-t-on fait assez pour que cette industrie se renouvelle simplement en entretenant le parc existant par exemple? Est-elle en mesure de s’autosuffire?», a-t-il demandé.

Un militaire

Sur les décisions controversées comme l’éolien ou le financement de l’industrie de l’aluminium, M. Vandal affirme qu’il vient d’une famille de militaires et que certaines décisions appartiennent à «la sphère politique».

Concernant les hausses successives de la facture d’électricité, il maintient que la situation des Québécois «demeure une des plus avantageuses au Canada et aux États-Unis».

Au terme de son règne, M. Vandal considère que sa plus grande fierté demeure «l’amélioration des relations entre nos employés et les communautés autochtones. Car sans leur collaboration, il nous est impossible de remplir notre mission première, fournir de l’électricité aux Québécois.»

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samedi 6 juin 2015

Électrohypersensibilité : un colloque démystifie la controverse

6 juin 2015 – Source : Journal Huffington Post Québec

Les hypersensibilités environnementales sont embêtante pour nos économies modernes basées sur les produits chimiques et les technologies sans fil. Les personnes hypersensibles dérangent car ils remettent en question une foule de substances que nous utilisons quotidiennement. Pourtant, des milliers d’études démontrent leur nocivité à faibles doses répétées, au premier chef pour les enfants, femmes enceintes et autres personnes hypersensibles. Un récent colloque historique tenu à Bruxelles faisait le point sur ce débat scientifique à forte saveur politico-économique.

Crack des nouvelles technologies, José Lévesque fut installateur de centrales de téléphonie sans fil commerciales pendant huit ans. Mais la vie de ce résidant de Saint-Colomban (Laurentides) a soudainement pris un tournant sombre, à la fin de 2005, quand il s’est rendu compte qu’il avait développé une intolérance aux radiofréquences (RF) de type micro-ondes émis par les antennes et appareils sans fil. «Au début, ça pinçait dans mon oreille lorsque je téléphonais. Ensuite, j’avais beau utiliser une oreillette, j’étais étourdi et mon oreille bourdonnait. Puis, en me levant un matin, je marchais comme un gars saoul et j’entendais un timbre comme un détecteur de fumée dans mon oreille.»

En 2009, M. Lévesque a volontairement quitté son emploi quand sa condition controversée d’électrohypersensibilité (EHS) a empiré. «Aujourd’hui, mon visage devient engourdi, j’ai mal à la tête, et si je persiste à m’exposer, je peux même saigner du nez ou des vaisseaux sanguins peuvent éclater dans mes yeux. Ça m’est déjà arrivé dans un hôpital du centre-ville doté d’émetteurs de téléphonie et Wi-Fi! Autrefois, on en riait car je pouvais dire à mes collègues quand leur cellulaire allait sonner, tellement ça me donnait mal à la tête quand le signal de l’appel entrait. Et depuis que les compteurs intelligents ont été installés dans mon quartier en janvier 2013, j’ai constamment mal à la tête.»

À l’ère du tout-au-sans-fil, au moins 3% de la population canadienne a reçu un diagnostic médical d’hypersensibilité environnementale (chimique et/ou électromagnétique), selon Statistique Canada. De 1995 à 2004, divers sondages européens ont révélé que la proportion de gens se disant incommodés par de faibles expositions aux champs électromagnétiques (CEM) variait de 1,5% en Suède à 11% en Angleterre.

Reconnue comme un handicap en 2000

Certains pays comme la Suède reconnaissent même l’EHS comme un handicap fonctionnel, expliquait le 18 mai dernier à Bruxelles le neuroscientifique Olle Johansson, dans le cadre du 5e Colloque de l’Appel de Paris, qui cette année réunissait pour la première fois plusieurs experts internationaux sur les hypersensibilités chimique et électromagnétique. Bien qu’elles ne soient pas reconnues comme des maladies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et sont considérées par plusieurs comme psychosomatiques, en 2000 le Conseil des ministres des pays nordiques a intégré ces hypersensibilités dans son adaptation de la Classification internationale des maladies et symptômes liés au travail (ICD-10). L’organisme définit ainsi l’intolérance électromagnétique: «Habituellement des symptômes généraux (fatigue, nausée, problèmes de mémoire et de concentration, etc.) liés aux écrans de télévision, d’ordinateurs ou de données, les transformateurs électriques ou les lampes fluorescentes. Les symptômes disparaissent dans les »environnements non-électriques ».»

Directeur de l’unité de dermatologie expérimentale de l’Institut Karolinska, à Stockholm, et pionnier en matière d’effets biologiques des CEM de faible intensité, le Dr Johansson affirme que le fardeau de la preuve ne doit pas reposer sur les individus handicapés: «Selon les Nations unies et les diverses lois sur les handicaps, une limite fonctionnelle n’a pas à être reconnue, c’est l’environnement déficient qui doit être adapté. En Suède, les électrohypersensibles ont même leur propre association subventionnée par l’État et les municipalités sont tenues de les accommoder. C’est à eux d’exiger le respect, la représentation et le pouvoir dans toute situation et par tous les moyens disponibles. Il faut rejeter toute approche qui les prend en pitié ainsi que les paroles bien-pensantes de traitement. Le manque d’accessibilté n’est pas un problème personnel, mais un problème social. Et la discrimination est illégale!»

En 2007, la Commission canadienne des droits de la personne publiait même des avis juridique et médical ainsi qu’une politique visant à prévenir la discrimination subie par les personnes hypersensibles à l’environnement chimique et électromagnétique, car plusieurs perdent leur emploi et sont référés en psychiatrie. Pourtant, en 2012, l’Association médicale autrichienne publiait une directive pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé et maladies liés aux CEM. Et cette directive confirme que le premier traitement de l’EHS est la réduction de l’exposition aux CEM.

D’ailleurs l’EHS, aussi appelée hypersensibilité électromagnétique (HSEM), n’a rien de nouveau, rappelait à Bruxelles le Dr David Carpenter, ancien doyen fondateur de l’École de santé publique de l’Université d’Albany (New York). «Durant la Seconde Guerre mondiale, les opérateurs de radars (émettant des radiofréquences) étaient souvent atteints de ce qu’on appelait alors maladie du micro-ondes.» David Carpenter est le coéditeur, avec Cindy Sage, des fameux rapports BioInitiative sur les effets des CEM publiés en 2007 et 2012 par un groupe d’experts indépendants qui ont synthétisé les résultats de milliers d’études sur le sujet. Leur rapport de 2007 fut la base de la résolution 1815 adopté en 2012 par le Conseil d’Europe, qui recommandait l’adoption de limites d’exposition basées sur les effets biologiques des CEM.

Absence de preuves concluantes

Selon Dr Carpenter, malgré l’absence de consensus scientifique, les preuves sont assez solides pour déclarer que l’EHS est déclenchée par les CEM. «Elle peut même être déclenchée par une électrocution légère, dit-il, mais chaque individu réagit différemment. Plusieurs personnes ignorent quelle est la cause de leurs divers symptômes non spécifiques à une maladie qu’on a longtemps qualifié de neurasthénie. Il est important de développer des tests objectifs pour déterminer quels patients sont véritablement hypersensibles tout en reconnaissant que certains symptômes non spécifiques peuvent être d’origine psychologique. J’ajouterais aussi la fatigue chronique, la fibromyalgie et le syndrome de la Guerre du Golfe à la liste des intolérances environnementales dites idiopathiques» (de cause inconnue).

Dr Carpenter ajoute qu’il ne faut pas juste se préoccuper de la puissance et de la fréquence des ondes en présence, mais de nombreux autres facteurs dont les pics d’exposition ainsi que l’interférence électrique. «C’est le même phénomène qui se produit avec des appareils sans fil comme les compteurs intelligents qui émettent de très courtes pulsations de haute intensité, dit-il. Les pointes soudaines de fréquences transitoires et les harmoniques pourraient bien être ce dont il faut se préoccuper davantage.»

Dans un avis publié en 2005, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaissait la nature parfois handicapante des symptômes attribués à l’hypersensibilité électromagnétique, tout en soulignant qu’il ne s’agit pas d’un diagnostic médical. «La majorité (des) études indique que les individus se plaignant de HSEM sont incapables de détecter plus précisément une exposition à des CEM que des individus ordinaires. Des études bien contrôlées et menées en double aveugle ont montré que ces symptômes n’étaient pas corrélés avec l’exposition aux CEM.» Or, les études citées par l’OMS ont été conçues pour échouer, selon divers experts que nous avons rencontrés à Bruxelles.

«Certaines études de provocation ont permis d’observer des changements dans les pupilles, le rythme cardiaque, des dommages aux érythrocytes [globules rouges] et une perturbation du métabolisme du glucose dans le cerveau après une exposition aux CEM, dit l’oncologue et épidémiologiste suédois Lennart Hardell, reconnu mondialement depuis les années 1970 comme l’auteur des premières études liant l’exposition aux pesticides avec des risques accrus de cancer, et depuis 20 ans sur les risques de cancer du cerveau chez les gros utilisateurs de téléphones portables. «Il y a beaucoup de conflits d’intérêts autour de cette question, l’argent mène le monde. Les mêmes gens siègent sur tous les comités qui prennent les décisions et les gens qui sont objectifs ne peuvent y siéger. Ce n’est pas dans l’intérêt de la santé publique mais ça profite certainement aux bilans des entreprises. Pendant ce temps, les parents qui retirent leur enfant malade d’une école où il y a du Wi-Fi sont presque traités comme des criminels…»

Étude historique

Tenu à l’Académie royale de médecine belge, le colloque du 18 mai fut organisé par deux organismes dirigés par l’oncologue parisien Dominique Belpomme, l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (ARTAC) et l’European Cancer and Environment Research Institute (ECERI). Dr Belpomme complète cette année la plus vaste étude mondiale réalisée sur des patients atteints d’hypersensibilité chimique ou électromagnétique ou de ces deux conditions qui, selon lui, ont en commun une souffrance cérébrale. «Nous avons créé un groupe de travail international indépendant destiné à faire reconnaître par l’OMS les hypersensibilités environnementales dans la classification internationale des maladies sur la base des nouvelles données scientifiques», dit-il. Son collègue, le pédiatre Ernesto Burgio, expert en épigénétique et président du comité scientifique de l’International Society of Doctors for the Environment, a souligné que la pollution cause des dommages génétiques responsables des nouvelles épidémies. C’est le cas du cancer infantile dont l’incidence a augmenté de 50% depuis 25 ans et qui touche un nombre inquiétant de bébés de moins de deux ans. «L’hypersensibilité chimique et électromagnétique sont des maladies sentinelles, prédictives d’autres maladies», dit le Dr Burgio.

Avant tout, Dr Belpomme a souligné l’importance d’écouter les patients, comme le recommandait Hippocrate. «Depuis quatre ans, j’ai personnellement examiné 1213 patients et 90% d’entre eux sont vraiment électrohypersensibles car ils répondent à nos trois critères cliniques objectifs: leurs symptômes ne sont pas expliqués par une pathologie connue, ils apparaissent et sont reproductibles sous l’effet des champs électromagnétiques, et ils régressent ou disparaissent en cas d’évitement de ces ondes. Des analyses biologiques objectives, soit des tests de sang et d’urine ainsi que des échographies cérébrales Doppler, démontrent que ces patients sont tous atteints d’altérations du cerveau, en particulier dans les zones très importantes du système lymbique et de l’hypothalamus. Nos résultats restent à confirmer dans le cadre d’études internationales, mais on a des connaissances scientifiques suffisantes pour que les gouvernements reconnaissent cette maladie.»

En guise de traitement, l’oncologue recommande d’abord aux électrohypersensibles de réduire leur exposition aux CEM, puis il leur administre souvent des antihistaminiques et des anti-infllammatoires naturels comme le ginko biloba et surtout la papaye fermentée qui est prescrite aux sidéens par le lauréat du prix Nobel de médecine Luc Montagnier. Puissant antioxydant et stimulant du système immunitaire, la papaye fermentée améliore la circulation sanguine au cerveau, selon les recherches du Dr Belpomme. Il ajoute que la plupart de ses patients hypersensibles ont besoin de suppléments pour contrer leurs carences en vitamines et minéraux. Enfin, des mesures de métaux lourds corporels confirment souvent qu’ils ont besoin d’une chélation sous supervision médicale pour les évacuer (les métaux lourds sont neurotoxiques et ils agissent comme des antennes captant les micro-ondes).

Conflit d’intérêts

Ce colloque visait avant tout à faire le point sur la recherche sur ces conditions très complexes, mais selon plusieurs des conférenciers que nous y avons interviewé, celle-ci est teintée par des considérations économiques et politiques. Ils dénoncent comme sophisme réducteur le fait de déclarer les symptômes d’hypersensibilités comme psychosomatiques sans avoir exclu d’autres causes possibles comme la pollution. Or cette théorie simpliste est souvent véhiculée par des chercheurs et consultants associés aux industries de l’électricité et du sans fil.

C’est le cas de Michael Repacholi, ancien fonctionnaire à Santé Canada et ancien chef du Programme international CEM de l’OMS. Consultant pour l’industrie avant et après avoir travaillé à l’OMS, qu’il a quitté en 2006, Repacholi a fondé en 1992 la Commission internationale de protection contre les radiations non-ionisantes (ICNIRP). C’est cet organisme allemand qui a proposé les limites d’exposition aux CEM adoptées par la plupart des pays, dont le Canada. Ces limites sont fortement critiquées comme mettant la santé publique en danger car elles ne visent qu’à éviter l’échauffement de 10 grammes de tissus humains après une exposition de six minutes. Elles ignorent les dizaines d’effets dits non thermiques de l’exposition chronique aux CEM, tels ceux dont souffre José Lévesque. Ces effets non thermiques ont été reconnus notamment par la Marine américaine en 1972, dans une bibliographie citant plus de 2300 études, et en 1986 par un organisme fédéral américain, le National Council for Radiation Protection and Measurements.

L’ICNIRP affirme que ses membres sont indépendants de tout intérêt commercial, mais plusieurs ont été accusés d’être en conflit d’intérêts. Outre Repacholi, le plus célèbre est Anders Ahlbom, professeur d’épidémiologie à l’Institut Karolinska et ancien consultant pour l’industrie du tabac. En 2011, il a dû démissionner comme membre du groupe de travail sur les radiofréquences du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). La journaliste suédoise Mona Nilsson venait de révéler qu’il était directeur de la firme de consultation Gunnar Ahlbom AB, fondée par son frère et défendant les intérêts des compagnies de télécommunications. Quelque jours plus tard, le CIRC classifiait officiellement les radiofréquences comme «peut-être cancérogènes», reconnaissant le sérieux des études du Dr Lennart Hardell. Cet oncologue a même récemment découvert une augmentation significative de l’incidence des cancers du cerveau de type inconnu et des décès qu’ils ont causé en Suède depuis 2008, soit seulement quatre ans après l’adoption massive du téléphone cellulaire.

C’est dans la tête

L’OMS et de nombreux pays comme l’Australie rappellent que plusieurs études ont conclu que les symptômes d’EHS pourraient être déclenchés par l’effet nocebo, soit la crainte d’un produit qu’on croit nocif. José Lévesque répond qu’il a informé des représentantes de Santé Canada et de la santé publique qu’il serait volontaire pour se faire tester afin qu’on mesure ses réponses biologiques aux ondes. Elles ont refusé. «C’est facile de dire que c’est l’effet nocebo quand tu ne veux pas faire de tests parce que tu as peur de devoir rendre des comptes en prenant des actions en conséquence, dit-il. Pour ma part, je sais que les tests seraient pleins de conséquences pour moi: mes symptômes apparaissent 5 à 10 minutes après qu’un routeur Wi-Fi soit allumé près de moi et ensuite je peux être malade pendant 3 ou 4 jours. Mais si ça peut aider en aidant les gens à prendre conscience…»

Ce genre de témoignage, un autre conférencier présent à Bruxelles, l’ancien professeur de chirurgie texan William J. Rea, l’a entendu des milliers de fois depuis 1974. C’est l’année où ce pionnier de la médecine de l’environnement a fondé l’Environmental Health Center, de Dallas (Texas). Il y a traité plus de 30 000 personnes hypersensibles aux produits chimiques et aux CEM. En 1991, le Dr Rea a publié une étude historique sur sa méthode de diagnostic de l’électrohypersensibilité qui requiert que le patient passe 3 à 4 jours dans un environnement contrôlé pour calmer son système nerveux épuisé par des polluants avant de le tester pour voir s’il réagit à diverses fréquences électriques. Plus de 700 de ses patients électrohypersensibles ont notamment passé une tomographie cérébrale qui montrait qu’ils avaient des trous ou des défauts à la surface de leur cerveau, signe d’une réduction du débit sanguin ou de l’activité neuronale. «C’est dans la tête que ça se passe, en effet, et j’en ai la preuve!», a dit ce médecin de 80 ans devant un auditoire captivé.

Outre la désinformation véhiculée par les scientifiques et consultants à la solde des industriels, l’incompréhension du corps médical au sujet des hypersensibilités environnementales, disent les chercheurs rencontrés à Bruxelles, est due au manque de financement pour des études indépendantes. Mais l’industrie n’est jamais en manque de fonds pour ses chercheurs favoris, dont le psychologue britannique James Rubin.

«Il y a autant d’études qui n’ont pu détecter l’électrohypersensibilité que d’études qui ont confirmé son existence, souligne Henry Lai, professeur de bioingénierie à l’Université de Washington. Fondamentalement, la science de l’électrohypersensibilité n’est pas aussi solide que la plupart des gens le croient. Faire une déclaration positive et définitive à son sujet, c’est imiter la même parodie que l’industrie essaie de nous faire avaler en disant que l’usage du téléphone cellulaire est absolument sans danger.» Au début des années 1990, ce psychologue et un collègue ont découvert que de faibles expositions aux radiofréquences (bien en deçà des limites permises par l’ICNIRP et Santé Canada) endommageaient l’ADN. Quand leur découverte fut confirmée, le fabricant de téléphones cellulaires Motorola est parti en guerre contre eux et a tout fait pour les discréditer et les faire congédier.

Les chercheurs qui découvrent les méfaits des CEM voient souvent leurs budgets de recherche fondre comme neige au soleil. C’est arrivé notamment au biologiste français Gérard Ledoigt, professeur à l’Université Blaise-Pascal, qui a révélé la nocivité des RF sur des plants de tomate. Néanmoins, de plus en plus d’élus exigent que ces recherches soient soutenues. En novembre 2013, les villes américaines de Boston et Philadelphie déploraient que Washington ignore encore «les preuves accumulées massives démontrant que les radiations de radiofréquences ont des effets handicapants sur une minorité admise – mais une minorité souffrante – de citoyens Américains».

Condition multifactorielle

Outre les CEM, les déclencheurs des hypersensibilités environnementales sont notamment les solvants, les métaux lourds, les pesticides et les gaz de combustion. Selon le Dr Rea, 80% de ses patients électrohypersensibles ont été notamment empoisonnés par des moisissures neurotoxiques. Également conférenciers au colloque de Bruxelles, deux médecins allemands et un physicien médical ont confirmé que les radiofréquences augmentent l’exposition aux vapeurs du mercure présent dans les amalgames (appelés à tort plombages) dentaires.

Igor Belyaev, directeur du laboratoire de radiobiologie à l’Institut de recherche sur le cancer de l’Académie des sciences slovaque, nous a expliqué pourquoi tant d’études sur l’EHS ont échoué. Selon ses recherches, les effets des CEM dépendent d’énormément de variables physiques et biologiques ignorées dans les études dites négatives dont les conclusions sont souvent utilisées pour justifier la psychiatrisation des électrohypersensibles: fréquence de l’onde porteuse, largeur de la bande passante, modulation (l’information greffée sur l’onde porteuse), polarisation, intermittence et cohérence du temps d’exposition et de non exposition, présence de champs magnétiques statiques, courants vagabonds, sexe, âge, génotype, densité cellulaire et autres traits physiologiques individuels, et particulièrement la concentration corporelle de capteurs de radicaux libres, d’antioxydants et de métaux lourds divalents (transporteurs d’ions de calcium). Selon lui, les études sur ces concentrations «fournissent un contexte mécanistique pour le traitement de l’électrohypersensibilité basé sur la chélation de métaux divalents, la réduction des radicaux libres et l’équilibre vitaminique». Consultant auprès de l’OMS, ingénieur physique (radiation et dosimétrie), docteur en radiobiologie et expert en toxicologie génétique formé en Union soviétique, Igor Belyaev est éditeur associé de diverses revues scientifiques, dont Electromagnetic Biology and Medicine.

Jointe par courriel, l’ingénieure en électricité Emilie van Deventer, chef du programme sur les radiations à l’OMS, nous a affirmé que son équipe est à revoir la littérature scientifique concernant les effets des radiofréquences sur la santé. «Une monographie dans la série des Critères d’hygiène de l’environnement de l’OMS sera publiée l’année prochaine. Elle comprendra l’examen des publications sur l’hypersensibilité électromagnétique. L’OMS publie périodiquement des programmes de recherche axés sur la santé publique liés aux CEM, mais ne finance pas ce type de recherche en soi.»

Mais l’ingénieur en électronique Lloyd Morgan, survivant du cancer du cerveau et représentant des patients au Registre central des tumeurs cérébrales des États-Unis, demeure sceptique. Mme van Deventer est docteure en génie électrique et ancienne titulaire d’une chaire de recherche en électromagnétique financée par Bell Canada et Nortel, à l’Université de Toronto. «À ma connaissance, dit Lloyd Morgan, elle n’a que peu, voire aucune connaissance de la biologie, la pratique médicale ou la santé publique. Elle a été nommée à son poste par Michael Repacholi, le fondateur de l’ICNIRP et du Projet international de l’OMS sur les CEM qui fut initialement financé par l’industrie. Dr Devra Davis décrit, en page 48 de son livre Disconnect, comment un système de blanchiment d’argent a été utilisé pour envoyer des fonds au Projet international CEM. L’industrie de la téléphone cellulaire a envoyé de l’argent à l’hôpital Royal Adelaide en Australie (où Repacholi avait déjà été employé) et l’hôpital a fait « don » de l’argent au Projet international CEM. Repacholi a embauché van Deventer, puis quand il a quitté l’OMS, il a fait en sorte qu’elle soit nommée pour le remplacer. En effet, le Projet international CEM est la taupe de industrie au sein de l’OMS.»

Mme van Deventer n’a pas répondu à ces allégations.

Pour conclure, les experts soulignent qu’il ne faut pas oublier que nous sommes tous de plus en plus surexposés aux CEM à l’ère du sans fil, et que de nombreuses études ont démontré que cet électrosmog contribue à l’explosion de nombreuses maladies chroniques comme le cancer, l’Alzheimer et le diabète. La sociologue Louise Vandelac, professeure à l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM, a déploré avoir été l’un des rares Canadiens présents au colloque de Bruxelles: «Les pouvoirs publics ont surinvesti leur mission économique et sous-investi leur responsabilité de protection de la santé et de l’environnement. Au lieu de parler de villes intelligentes, on devrait plutôt parler de villes intelligentes ET saines!»

Toutes les conférences du 18 mai sont disponibles sur le site de l’Appel de Paris.

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